Le dragage: le piège à éviter

Le dragage (du mot anglais “drag” qui signifie sillage) peut être considéré comme un défaut de présentation qui provoque le mouvement suspect de nos artificielles à la surface de l’eau.

Dans ce cas précis, ces dernières sont à la “remorque” du bas de ligne entrainé par le courant.

Ce sillage peut ne pas être facilement perceptible par le pêcheur à la mouche tant il peut être léger mais le résultat est toujours le même: il provoque le calage ou la fuite des poissons qui nous intéressent.

Comment éviter toute anomalie, lors de la dérive de nos mouches ?:

  • lorsque vous pêchez à la mouche de façon classique, pour éviter les dérives plus lentes de vos mouches artificielles que les insectes naturels qui sont à la surface de l’eau, il convient tout d’abord de poser le moins de soie possible sur l’élément liquide. Cette opération est facilitée par l’utilisation d’une longue canne.

A noter que ce problème de dragage n’existe pratiquement pas avec la technique du Tenkara car nous n’utilisons pas de soie mais un bas de ligne tissé et nos cannes sont relativement longues. Ainsi la partie du nylon qui est en contact avec l’eau est réduite à sa plus simple expression. Le bas de ligne en nylon peut éventuellement n’avoir aucun contact avec l’eau lorsque la canne est relevée, car seule la mouche est posée à la surface de la rivière. Ainsi, vous augmentez donc considérablement vos chances de leurrer un poisson.

  • pour éviter ce phénomène de sillage, avec un matériel classique, vous pouvez, premièrement, procéder à un poser en zigzag: il convient de lancer comme si vous vouliez poser votre artificielle dans l’air en amont du poisson et vous devez relever un peu le scion de votre canne en fin de lancer. Votre soie et votre bas de ligne se poseront à la surface de l’eau de façon sinueuse et ces “ondulations” diminuent sensiblement les effets des différents courants sur votre mouche.

 

  • Deuxième possibilité, vous pouvez également réaliser un lancer courbe en basculant votre scion vers l’amont en le relevant doucement avant le poser de votre artificielle à la surface de l’eau.

 

  • La troisième solution consiste à utiliser un lancer parachute qui permet de réaliser un zigzag au niveau de son bas de ligne. Pour ce faire, il faut transmettre un grande énergie à la canne pour obtenir une boucle de lancer étroite et bloquer de façon très énergique sa canne à 11 H lors de votre shoot avant afin de laisser sa soie, son bas de ligne et sa mouche tomber tout en douceur à la surface de l’eau

 

  • Ultime précision, la longueur de la pointe de votre bas de ligne et la finesse du nylon employé limitent le dragage de vos artificielles à la surface de l’eau.

Eric Le Rest

Pour de plus amples informations sur les lancers, vous pouvez consulter utilement le post suivant: https://tenkaraworld.com/lancers/

La pêche à la mouche au féminin

L’engouement pour la pêche à la mouche au féminin est extraordinaire aux USA.

Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder, sur les réseaux sociaux, le nombre impressionnant de femmes, souvent jeunes, qui visiblement “s’éclatent” en pêchant à la mouche (surtout en utilisant la technique du Tenkara, pour un nombre croissant d’entre elles).

Vous pouvez cliquer sur le lien suivant pour obtenir, via Pinterest, la confirmation de ce que j’indique plus haut:  https://www.pinterest.fr/tenkaraworld/p%C3%AAche-%C3%A0-la-mouche-au-f%C3%A9minin/

En France, on ne peut pas dire, pour l’instant, que la pêche attire beaucoup la gent féminine et, à titre personnel, je le déplore fortement:

  • nous dénombrons seulement un peu plus d’un millier de pêcheuses à la mouche pour environ 50.000 moucheurs (les femmes ne représentent donc que ~2% des pêcheurs à la mouche français contre entre 15 et 20 % aux Etats Unis, idem pour l’Angleterre et pour les Pays Nordiques)

 

  • le manque de femmes qui pratiquent la pêche à la mouche restreint, à mes yeux, le développement de notre sport.

A noter que le nombre de pêcheuses françaises semble toutefois en augmentation alors que le nombre de pêcheurs est, quant à lui, en nette diminution depuis quelques années.

Pour autant et comme nous le savons tous, ce qui se passe outre Atlantique finit souvent par arriver en France et en Europe, avec quelques années de décalage !

 

Voici donc les principaux atouts que propose la pêche à la mouche (et plus particulièrement le Tenkara) et qui devrait attirer de plus en plus de femmes au bord de nos rivières françaises:

  • la pêche à la mouche propose une gestuelle “noble” (la beauté, la finesse et l’élégance du geste sont indéniables) et une sensibilité (le calme, la sérénité et le sens de l’observation) qui devrait intéresser de plus en plus de femmes.

 

  • en pêchant à la mouche, les femmes sont généralement beaucoup plus précises et patientes que les hommes et leur technique qui s’avère plus fine et délicate fait des miracles sur des poissons de plus en plus “éduqués”.

 

  • le montage des mouches est également une activité qui plait beaucoup aux femmes car elles sont souvent beaucoup plus minutieuses que les hommes.

  • la pratique du “no kill” (la pêche à la mouche et surtout la technique du Tenkara qui se pratique sans ardillon ne constituent pas un sport qui vise à tuer les poissons car, la plupart du temps, nous les remettons à l’eau), la sauvegarde de l’environnement, la protection, la réhabilitation du milieu aquatique, la sensibilisation des jeunes et le retour à une nature magique et magnifique sont des atouts importants aux yeux de la gent féminine.

 

  • le matériel de pêche est léger et parfaitement adapté à la morphologie des femmes.

 

  • la beauté, la variété des paysages et le contact avec la nature qui méritent de tout mettre en œuvre pour qu’on les préserve.

 

  • l’accueil des pêcheurs masculins est très généralement chaleureux (à part quelques machos de base indécrottables) car ils ne demandent qu’à expliquer, sans “esprit de compétition”, et à montrer leur passion pour cette technique de pêche et pour les sites naturels dans lesquels ils évoluent.

Les freins sont peu nombreux:

  • pour l’instant, il n’existe pas encore assez de tenues adaptées et de produits spécifiques sauf chez certaines marques américaines.

 

  • l’image de la pêche est encore trop vieillotte, voire ringarde: il faut donc œuvrer à la dépoussiérer. Espérons que Tenkaraworld.com ainsi que l’action des autres moucheurs contribueront à rendre plus “fun”, accueillante et attirante la pratique de la pêche à la mouche au féminin.

Mesdames, il faut surtout que osiez faire le premier pas pour découvrir la pêche à la mouche et pour que cette technique parfaitement adaptée aux femmes prenne le même essor et gagne ses lettres de noblesse, en France, à l’instar de ce qui se passe dans les pays Anglo-Saxons.

Eric Le Rest.

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Le mythique coup du soir

A la pêche à la mouche, le monde appartient souvent à ceux qui se couchent tard et pratiquent leur passion, juste avant l’heure légale de la fin de la pêche (souvent 22h30 sur la plupart des rivières françaises).

C’est à ce moment que les éclosions se succèdent et que les grosses truites sortent de leur cache pour s’alimenter intensément en suivant, très souvent, des circuits pré-établis.

Voici quelques clés pour réussir le mythique coup du soir que de nombreux moucheurs attendent avec beaucoup d’impatience:

  • aux beaux jours, lorsque le soleil se couche et que la luminosité se situe entre “chien et loup”,  mieux vaut être préalablement préparé tant ces moments de grâce où les truites sautent avidement sur “tout ce qui bouge” peuvent être fugaces (maximum une heure et demie, souvent beaucoup moins) et incertains (tout dépend aussi des conditions météorologiques: absence de vent et bon degré d’hygrométrie).

Je vous conseille vivement, avant le coup du soir, de procéder à un repérage précis des lieux dans lesquels vous allez pratiquer afin d’éviter toute mauvaise surprise (trous d’eau, retrouver votre chemin de retour, distance des coups de pêche, …) lorsque la luminosité sera très faible, voire quand la nuit sera tombée…

Dans tous les cas de figure, prévoyez de glisser dans votre gilet une petite lampe torche (les modèles avec des LED donnent de très bons résultats) voire, dans certains cas, une lampe frontale lorsque vous avez un bon bout de chemin à parcourir et que vous avez besoin de l’usage de vos mains pour monter sur la berge.

  • observez les oiseaux: la présence des hirondelles au ras de l’eau et des bergeronnettes sur les blocs de pierre au milieu de la rivière constitue un excellent signe précurseur de l’imminence d’une éclosion et donc de la mise en activité de nos partenaires.

  • généralement, de nombreuses familles d’éphémères sont présentes à la surface de l’eau (de la plus petite à la plus grande) : il faut donc observer les insectes qui intéressent les truites ainsi que leur taille  pour choisir dans sa(ses) boite(s) les bonnes artificielles. Sachant que les truites peuvent changer de menu au cours du coup du soir, les choix à opérer peuvent parfois s’avérer assez complexes: il convient donc de pratiquer des tests et de changer rapidement d’artificielle si celle que vous avez choisie ne donne pas les résultats escomptés.

 

  • la puissance des gobages et leur bruit peuvent donner des indications appréciables sur les insectes et leur stade de vie qui intéressent les truites en activité: les gobages discrets sont liés à des imagos de petite taille ou des petits moucherons; les gobages violents et sonores sont générés par des subimagos ou des imagos de grosse taille. Pour plus de précisions sur le cycle de vie des insectes aquatiques, vous pouvez consulter utilement l’article suivant: https://tenkaraworld.com/entomologie/

A noter que les gobages peuvent également être identifiés sous la forme de remous sous la surface: dans ce cas, les truites sont généralement intéressées par des nymphes qui tentent de rejoindre l’air libre pour poursuivre leur mutation. Dans cette situation, changez de technique de pêche en passant en nymphe ou, ce que je préfère largement, en noyée.

  • les coup du soir commencent généralement par les gobages des poissons les plus petits et se terminent par ceux des plus gros (il est rare de voir les plus beaux sujets gober avant la nuit). Les moments d’intense activité sont souvent suivis par des périodes de calme avant que la “folie” reprenne de plus belle.

  • lorsque la nuit est proche, le dernier acte du coup du soir, est souvent marqué par la présence de trichoptères qui peuvent déclencher un dernier moment d’hystérie collective où les truites peuvent perdre toute prudence. Je vous conseille donc, à ce moment précis, de choisir des imitations de sedges en respectant la taille, la couleur et le stade du cycle des insectes présents à la surface de l’eau et qui intéressent les truites. Voir l’article sur l’entomologie en cliquant que le lien suivant : https://tenkaraworld.com/entomologie/

L’utilisation de subsedges (nymphe de tricoptère montées sur des hameçons de belle taille  n° 8 ou n° 10) en pêchant en aval et en faisant draguer son artificielle à la surface de l’eau donne, à ce moment là, de très bons résultats. En effet, les femelles déposent leurs œufs à la surface en virevoltant et en tapant leur abdomen sur l’eau: les truites les suivent lors de véritables chasses sur plusieurs mètres avant de s’en emparer goulument.

Un vrai moment d’extase pour nous moucheurs !

Eric Le Rest.

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Les principes d’un bon ferrage

Le ferrage qui consiste à planter la pointe de l’hameçon dans la bouche de nos partenaires est une étape essentielle qui nécessite de l’anticipation, de la maîtrise et de la vitesse afin de piquer correctement les poissons qui se sont intéressés à nos artificielles.

Un bon ferrage n’est pas franchement simple à réaliser surtout lorsqu’on débute à la pêche à la mouche:

  • tout est lié à une question de timing. Lorsqu’on est débutant, soit on le déclenche trop rapidement et, dans ce cas, on enlève la mouche de la gueule du poisson. Soit, le ferrage est trop tardif et la truite a le temps de recracher l’hameçon lorsqu’elle a senti l’aspect anormal de notre artificielle par rapport aux insectes naturels.

  • il faut savoir que si l’on atteint un ratio de réussite au ferrage compris entre 60 et 80%, c’est que l’on se situe à un très, très bon niveau. Bien entendu, le débutant loupera, au début de son apprentissage, beaucoup de poissons et atteindra un ratio de prise effective d’environ 20 à 30%. Toutefois, la montée en puissance sera régulière au fur et à mesure des heures de pratique.

Quels sont les grands principes à mettre en œuvre afin de progresser rapidement en matière de ferrage ? :

  • il convient tout d’abord de ne pas être brutal et d’effectuer un mouvement mesuré grâce à son poignet et/ou son bras et tout cela au bon moment.

 

  • plus vous pêchez loin et plus vous devez contrôler la longueur de votre soie qui est étendue à la surface de l’eau. En effet, plus vous pêchez à longue distance (entre 15 et 20 mètres), plus votre ferrage sera difficile à réaliser et plus votre soie devra être tendue pour vous faciliter la tâche.

C’est pour cette raison que le ferrage est beaucoup plus efficace lorsque vous pêchez au Tenkara qu’avec un matériel de pêche à la mouche classique (votre canne est plus souple, vous pêchez à petite distance, vous n’avez pas de soie et votre bas de ligne est beaucoup plus tendu). Ainsi, grâce au Tenkara, votre ratio de réussite au ferrage est très rapidement supérieur aux 80% indiqués ci-dessus !

 

  • au ferrage et avec un matériel classique de pêche à la mouche, vous devez redresser simultanément votre canne, écarter de votre corps le bras qui vous sert à lancer et, en même temps, tirer sur votre soie. Tout cela demande de la synchronisation et de la pratique.

Rien de tel avec le Tenkara dans la mesure où il n’y a pas de soie: il suffit donc de relever sa canne et, éventuellement, son bras. La très grande souplesse de la canne et la tension directe sur la ligne permettent généralement au poisson de se ferrer tout seul.

 

  • il faut adapter la vitesse de son ferrage à la taille du poisson leurré. Nos anciens disaient toujours: “un ferrage rapide pour les petits poisson mais un ferrage lent pour les gros”. Je vous conseille, si vous êtes débutant, de vous exercer sur les ablettes de nos rivières de seconde catégorie qui sont des petits poissons extraordinaires en terme de vivacité. Si vous arrivez à ferrer efficacement un nombre élevé d’ablettes et sans leur arracher une partie de la bouche c’est que vous êtes en bonne voie pour devenir un expert du ferrage efficace.

 

  • veillez bien à l’affutage de vos hameçons et, si vous doutez de leur piquant, n’hésitez pas à utiliser une petite lime (du style lime à ongles en métal) pour qu’ils récupèrent toute leur efficacité initiale.

Eric Le Rest.Cet article peut également vous intéresser: https://tenkaraworld.com/fluidite-finesse/

 

Les capacités visuelles des truites

Parfois et malgré tous nos espoirs, les truites qui se nourrissent très régulièrement à la surface de l’eau dédaignent magistralement nos artificielles alors que nous avons pris toutes les précautions utiles pour ne pas nous faire repérer et que la dérive de nos mouches est parfaite …

Si l’artificielle que vous utilisez a déjà leurré des poissons plus tôt lors de votre partie de pêche, nous pouvons nous demander légitimement la façon dont la truite qui nous intéresse voit notre artificielle.

Les scientifiques se sont penchés sur le sujet et leurs conclusions sont les suivantes:

  • les poissons n’ont pas une très bonne vision des couleurs mais, par contre, ils arrivent à distinguer les nuances de teinte (de la plus claire à la plus foncée grâce aux variations de la luminosité). L’œil des poissons, même si il est très proche de l’œil humain au niveau de sa constitution, est beaucoup moins performant que ce dernier. Seuls les contrastes sont distingués par nos partenaires en fonction, bien entendu, de l’agitation de l’élément liquide qui coule au dessus de leur tête et de la lumière ambiante.

  • ils arrivent à distinguer la forme et la taille des insectes qui les intéressent. Par exemple, les tricoptères ont une forme radicalement différente et donc une ombre portée et une translucidité très différente de celles des éphémères. Il en est de même pour les antennes et les cerques de ces insectes. Pour plus d’informations, vous pouvez vous reporter à l’article suivant que j’ai écrit au sujet des connaissance de base que tout moucheur doit connaitre sur l’entomologie: https://tenkaraworld.com/entomologie/

 

  • nos partenaires détectent parfaitement les mouvements des insectes et donc de nos artificielles. Tout mouvement qui ne parait pas naturel a tendance à caler ou à faire fuir irrémédiablement les poissons qui étaient pourtant dans de bonnes dispositions. C’est pour cette raison, lorsque nous pêchons en sèche et en amont, il faut absolument prohiber tout dragage de nos artificielles à la surface de l’eau.

Bien entendu, tout dépend également du laps de temps dont dispose une truite pour observer nos mouches (une truite positionnée dans un courant a forcément moins de “confort visuel” et de temps pour observer une mouche avant de s’en saisir qu’un poisson se trouvant dans une partie beaucoup plus calme de la rivière). Plus le poisson se situe dans un plat de la rivière, plus il se montrera difficile sur la taille de nos artificielles, sur certains détails, les contrastes, voire même les nuances de teintes…

A noter que le cône de vision des poissons est assez vaste dans la zone qui se situe devant leur tête (ils pourraient même repérer, de façon précise, des proies jusqu’à une dizaine de mètres devant eux lorsqu’ils évoluent dans des zones tranquilles).

Par contre, leur vision latérale est assez restreinte, floue et sans possibilité de distinguer les reliefs.

Pensons-y pour modifier notre angle d’attaque et donc notre positionnement par rapport au gobage d’un poisson en activité !

Eric Le Rest.

Cet article peut également vous intéresser: https://tenkaraworld.com/comment-les-poissons-voient-ils-nos-mouches/

L’ouverture à la mouche

L’ouverture de la pêche (programmée, en France, cette année, le samedi 09 mars) est toujours un événement qui alimente, les temps qui précédent, les rêves les plus fous des amoureux de la truite et qui attire au bord des rivières de nombreux pêcheurs avides de sensations fortes.

Cette ouverture peut se pratiquer, bien évidemment, grâce à la technique du Tenkara ou également à la pêche à la mouche classique avec de bonnes chances de succès, sans passer pour un “dingue ou un fanatique” auprès des autres pêcheurs.

Il est toutefois préférable d’attendre les heures les plus chaudes de la journée avant de commencer à pêcher. “Le coup de midi” quand les autres pêcheurs, qui ont souvent débuté aux aurores, commencent à être fatigués est souvant le moment idéal …

Votre réussite dépend du niveau de l’eau, de sa couleur et de sa température :

  • il convient que les niveaux ne soient pas trop hauts et que l’eau ne soit pas très teintée. En effet, si la rivière déborde de partout, il vous faudra envisager de rejoindre le haut des bassins, de changer de cours d’eau ou de changer de technique car vous aurez peu de chance de succès.

  • Idem si les eaux sont trop froides, c’est à dire en dessous des 3 à 7 degrés, il ne faut pas espérer réussir une belle journée de pêche très productive. C’est aussi pour cette raison que les eaux de neige glaciales et sales sont à éviter.

 

  • l’idéal, serait d’avoir des eaux relativement basses et claires pour la saison avec une température supérieure à 7 degrés.  A ce propos, je vous conseille d’avoir toujours dans votre gilet un thermomètre qui vous permet de prendre la température de l’eau avant de commencer toute partie de pêche.

 

Quelles techniques de pêche à la mouche choisir à l’ouverture ?

Mon premier conseil, c’est d’utiliser la pêche à la mouche noyée. C’est, en tout état de cause, ma technique de prédilection et celle qui me rapporte de très belles surprises en début de saison. Pour en savoir plus, merci de lire l’article sur la pêche en noyée en cliquant sur le lien suivant: https://tenkaraworld.com/pecher-en-noyee/

Vous pouvez également pêcher avec des streamers que vous ferez évoluer le long des berges et des blocs de rochers avec un animation saccadée tout au cours de leur dérive. Pour plus de précisions, vous pouvez vous reporter au post suivant: https://tenkaraworld.com/pecher-au-streamer/

Par eaux basses et claires, vous pouvez utiliser des petits modèles de streamers montés sur des hameçons N°10 très clairs et très brillants.

Si les eaux sont hautes et légèrement teintées, vous pouvez passer aux streamers plus gros (montés sur des hameçons N° 8 à 6) comprenant des yeux (du style chainette de lavabo) et du poil de lapin sur peau avec des couleurs plus “flashy” du style rouge, orange et pourquoi pas fluo.

Je vous souhaite une très belle ouverture !!!

Eric Le Rest.


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En eau salée aussi…

 

Et oui, les maquereaux, les mulets, les bars, … se pêchent également à la mouche en eau salée et à quelques mètres du bord durant les périodes estivales.

Je peux vous certifier que ces poissons de mer, lorsque vous avez la chance d’en piquer un, vous offrent de très belles bagarres et sensations.

Pour bien débuter en mer, il faut tout d’abord savoir identifier quelques repères :

  • observez l’activité des oiseaux marins: lorsqu’ils sont regroupés et qu’ils plongent dans l’eau c’est qu’il y a certainement un banc de poisson fourrage qui attisent, en même temps, l’intérêt et l’activité des poissons plus gros qui nous intéressent. Attention, ces chasses ne durent pas longtemps. Il convient donc de se hâter pour se mettre en action très rapidement en utilisant des artificielles composées de matériaux souples et brillants qui constituent des mouches pas trop fournies excitant la curiosité et l’agressivité des poissons.

  • en été et lorsque le temps est chaud, les bars se rapprochent des côtes et n’hésitent pas à être intéressés par des artificielles qui évoluent à la surface de l’eau (vous aurez l’impression d’utiliser la même technique que pour pêcher le black bass, avec à la clé, des sensations encore plus fortes).

 

  • je vous conseille, lorsque vous animez vos mouches en récupérant votre soie, de varier très régulièrement la vitesse de nage de vos artificielles car nos partenaires marins ont horreur des animations trop linéaires et trop mécaniques.

  •  si vous n’observez pas de chasse, vous pouvez prospecter les endroits qui vous semblent intéressants, comme vous le feriez en rivière (avancées rocheuses, rochers isolés, bras de mer, les estuaires, les criques, les abords des parcs à huitres où maraudent souvent les bars, les zones avec des forts courants, les bordures des massifs d’algues, …)

 

  • je vous conseille également de vous procurer les horaires des marées de l’endroit où vous vous trouvez et de pêcher durant les deux dernières heures de la marée descendantes: cela vous évitera des accidents liés aux marées et à la force des vagues et d’explorer des zones plus sauvages car elles ne sont découvertes que ponctuellement dans la journée.

 

 

Au niveau du matériel, vous pouvez essayer votre canne Tenkara sur les petits sujets, pour vous amuser.

Par contre, si vous tombez sur un gros poisson, le Tenkara n’est pas vraiment approprié car cette technique de pêche est trop légère et trop fine: il conviendra de passer à un matériel de pêche à la mouche classique composé d’un moulinet (avec une bonne longueur de backing), une canne adaptée aux soies de 9/10 (celle que vous utilisez pour pêcher les carnassiers à la mouche fera très bien l’affaire). Un rinçage à l’eau douce de l’ensemble de votre matériel s’impose après chaque sortie car l’eau de mer est très corrosive et risquerait d’endommager irrémédiablement toutes les parties métalliques.

Bonne nouvelle, les bas de ligne que vous utilisez pour pêcher en mer ne doivent pas être très sophistiqués:

  • il est inutile qu’ils excèdent la longueur de la canne

 

  • il faut absolument veiller à la solidité des nœuds

 

  • la formule suivante peut être retenue: 0,60 m de 45/100 puis 2,5 m de 18 à 30/100 selon la taille des poissons recherchés. Pour la pêche en mer, n’oubliez jamais l’adage:  “trop gros ne nuit jamais”.

La pêche à la mouche en eau salée peut également se pratiquer dans des endroits très exotiques qui font rêver, dans les mers chaudes, à la recherche d’espèces encore plus combatives comme le montrent les photographies ci-dessous (j’aurai d’occasion de vous en reparler dans le cadre d’un prochain post) :

Eric Le Rest.

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