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Bien débuter à la pêche à la mouche

La pêche à la mouche, comme toutes les passions et/ou tous les sports, possède sa propre terminologie et ses propres codes qui ne sont pas toujours très simples à appréhender pour les débutants.

À l’heure où la collaboration et la transversalité sont des valeurs de plus en plus mises sous les feux des projecteurs, je vais essayer, le plus simplement possible, de transmettre aux débutants qui souhaitent s’initier et monter rapidement en puissance les différentes clés et les voies à emprunter pour les aider à lever les premiers obstacles auxquels ils vont être confrontés.

En premier lieu, le conseil que je souhaiterais mettre en exergue est de débuter la pêche à la mouche par la technique du Tenkara.

Pour ce faire, j’ai réalisé deux cartes heuristiques recensant les atouts du Tenkara par rapport à la technique de la pêche à la mouche classique :


Comme vous pouvez le constater, la technique du Tenkara vous permet de vous mettre le pied à l’étrier plus facilement en évitant de vous tromper, d’acquérir de mauvais gestes, de dépenser des sommes trop importantes tout en prenant rapidement des poissons et du plaisir.

RENSEIGNEZ-VOUS AUPRÈS DES DÉTAILLANTS D’ARTICLES DE PÊCHE :

En fait, rester seul serait le meilleur moyen de vous décourager ou d’acquérir de mauvais gestes dont il vous sera très difficile, à postériori, de vous débarrasser.

Allez donc vous balader dans les magasins d’articles de pêche proches de chez vous ou sur le net (certains sites possèdent des numéros verts que vous pouvez contacter et les conseils donnés sont souvent de très bonnes factures), essayer de glaner tous les renseignement utiles et de poser toutes les questions qui vous viennent à l’esprit.

Généralement, les commerçants adorent parler de leur passion et vous mettront en contact avec des initiés, un club ou un guide pêche.

CONSULTEZ INTERNET :

Il est vrai que lorsque j’ai commencé à pêcher à la mouche en 1968, Internet n’existait pas (très loin de là…) et les « vieilles mains » étaient très avares du moindre renseignement…

Aujourd’hui, bien heureusement, les choses ont bien évolué et les apprentis moucheurs se retrouvent, à l’inverse, face à une profusion de sources qui peuvent générer une surabondance d’informations dont il est parfois compliqué de retirer la substantifique moelle.

Néanmoins, il est préférable de se voir proposer une masse d’informations et de réaliser un tri plutôt que de ne pas en avoir du tout, ou très peu et/ou pas forcément pertinentes.

JE VOUS CONSEILLE DONC DE :

  • vous inscrire sur les groupes Facebook (vous pouvez consulter mon profil sur lequel je poste très régulièrement des informations https://www.facebook.com/eric.lerest.9 ) autour de la pêche à la mouche pour échanger avec des sachants,
  • consulter des principaux réseaux sociaux comme Instagram, Pinterest et YouTube afin de découvrir les magnifiques photos et/vidéos au sujet de notre passion qui y sont postées.

Bien entendu, les différents sites, forums, blogues et revues papier, voire dématérialisées, complèteront utilement votre référentiel de base et vous fourniront une mine de renseignements utiles.

ADRESSEZ VOUS AUX CLUBS :

Si vous en avez un proche de chez vous, n’hésitez pas : c’est le meilleur moyen de progresser rapidement en termes de casting (des séances sont généralement organisées très régulièrement pour vous apprendre à lancer) et de montage des artificielles, en dehors de la saison de pêche.

Bien entendu, durant la saison, des sorties au bord des rivières permettent également au débutants de progresser très rapidement.

Ainsi, pour connaître les coordonnées des différents clubs sur notre territoire, vous pouvez consulter utilement le site de la Fédération Française des pêcheurs à la mouche ://www.ffpml.fr/

FRÉQUENTEZ LES SALONS SPÉCIALISÉS :

Même si les salons ne sont pas aussi nombreux en France qu’à l’étranger, il me paraissent incontournables pour :

  • rencontrer de nombreux passionnés, des clubs et des milieux spécialisés de la pêche à la mouche,
  • glaner une maximum de renseignements sur un laps de temps court,
  • découvrir de nouveaux matériaux notamment pour le montage des mouches artificielles,
  • tester, par exemple, auprès de fabriquant de, des cannes sur les bassins de lancer.

Deux salons, font référence à mes yeux :

  • Le salon de la mouche à Saint Etienne et qui est organisé tous les deux ans. La prochaine édition se déroulera en février 2021. Pour tout renseignement, consultez la site suivant :

http://www.sanama.fr

  • Le salon des pêches à la mouche de Carhaix, dans le Finistère (département cher à mon coeur), qui se déroulera les 22 & 23 février 2020.

https://www.sortir-en-bretagne.fr/105320/carhaix-plouguer/salon-des-peches-a-la-mouche.html

FAITES APPEL AUX GUIDES PROFESSIONNELS :

Outre le fait que les guides vous permettront d’acquérir les rudiments du lancer et de l’entomologie, ils vous enseigneront immédiatement les bons gestes et vous feront monter en puissance très rapidement.

Il est vrai que c’est un investissement financier assez conséquent mais vous n’êtes pas obligé de choisir une formule individuelle et vous pouvez partager les frais avec d’autres « élèves ».

Vous pouvez aussi opter pour une formule du type cagnotte cadeau collectif pour un événement particulier (anniversaires, noël, …) qui vous fera certainement plus plaisir et vous laissera sûrement plus de souvenirs qu’un cadeau classique qui restera, peut être, dans le fond de vos placards.

RIEN NE REMPLACERA JAMAIS L’EXPÉRIENCE ACQUISE AU BORD DE L’EAU :

Pour conclure, n’oubliez jamais que l’expérience, la mise en pratique et l’observation sont des incontournables qui consolideront au fil des années votre socle de base en matière de compétence sur la pêche à la mouche.

Ainsi, quel que soit les « heures de vol » que vous aurez acquises au bord des différentes rivières que vous fréquenterez ou que vous passerez sur l’étau à monter des artificielles, vous découvrirez toujours quelque chose de nouveau qui éclairera et complètera votre compétence et alimentera votre passion, voire votre addiction.

Éric Le Rest

La pêche à la mouche au féminin

L’engouement pour la pêche à la mouche au féminin est extraordinaire aux USA.

Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder, sur les réseaux sociaux, le nombre impressionnant de femmes, souvent jeunes, qui visiblement “s’éclatent” en pêchant à la mouche, surtout en utilisant la technique du Tenkara, pour un nombre croissant d’entre elles.

Vous pouvez cliquer sur le lien suivant pour obtenir, via Pinterest, la confirmation de ce que j’indique plus haut:  https://www.pinterest.fr/tenkaraworld/p%C3%AAche-%C3%A0-la-mouche-au-f%C3%A9minin/

En France, on ne peut pas dire, pour l’instant, que la pêche attire beaucoup la gent féminine et, à titre personnel, je le déplore fortement:

  • nous dénombrons seulement un peu plus d’un millier de pêcheuses à la mouche pour environ 50.000 moucheurs (les femmes ne représentent donc que ~2% des pêcheurs à la mouche Français contre entre 15 et 20 % aux Etats Unis, idem pour l’Angleterre et pour les Pays Nordiques)
  • le manque de femmes qui pratiquent la pêche à la mouche restreint, à mes yeux, le développement de notre sport.

A noter que le nombre de pêcheuses françaises semble toutefois en augmentation alors que le nombre de pêcheurs est, quant à lui, en nette diminution depuis quelques années.

Pour autant et comme nous le savons tous, ce qui se passe outre Atlantique finit souvent par arriver en France et en Europe, avec quelques années de décalage !

Voici donc les principaux atouts que propose la pêche à la mouche (et plus particulièrement le Tenkara) et qui devrait attirer de plus en plus de femmes au bord de nos rivières françaises:

  • la pêche à la mouche propose une gestuelle “noble” – la beauté, la finesse et l’élégance du geste sont indéniables – et une sensibilité – le calme, la sérénité et le sens de l’observation – qui devraient intéresser de plus en plus de femmes.
  • en pêchant à la mouche, les femmes sont généralement beaucoup plus précises et patientes que les hommes et leur technique qui s’avère plus fine et délicate fait des miracles sur des poissons de plus en plus “éduqués”.
  • le montage des mouches est également une activité qui plait beaucoup aux femmes car elles sont souvent beaucoup plus minutieuses que les hommes.

  • la pratique du “no kill” (la pêche à la mouche et surtout la technique du Tenkara qui se pratique sans ardillon ne constituent pas un sport qui vise à tuer les poissons car, la plupart du temps, nous les remettons à l’eau), la sauvegarde de l’environnement, la protection, la réhabilitation du milieu aquatique, la sensibilisation des jeunes et le retour à une nature magique et magnifique sont des atouts importants aux yeux de la gent féminine.
  • le matériel de pêche est léger et parfaitement adapté à la morphologie des femmes.
  • la beauté, la variété des paysages et le contact avec la nature qui méritent de tout mettre en œuvre pour qu’on les préserve.
  • l’accueil des pêcheurs masculins est très généralement chaleureux – à part quelques machos de base indécrottables – car ils ne demandent qu’à expliquer, sans “esprit de compétition”, et à montrer leur passion pour cette technique de pêche et pour les sites naturels dans lesquels ils évoluent.

Les freins sont peu nombreux:

  • pour l’instant, il n’existe pas encore assez de tenues adaptées et de produits spécifiques sauf chez certaines marques américaines.
  • l’image de la pêche est encore trop vieillotte, voire ringarde: il faut donc œuvrer à la dépoussiérer. Espérons que Tenkaraworld.com ainsi que l’action des autres moucheurs contribueront à rendre plus “fun”, accueillante et attirante la pratique de la pêche à la mouche au féminin.

Mesdames, il faut surtout que osiez faire le premier pas pour découvrir la pêche à la mouche et pour que cette technique parfaitement adaptée aux femmes prenne le même essor et gagne ses lettres de noblesse, en France, à l’instar de ce qui se passe dans les pays Anglo-Saxons.

Eric Le Rest.

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Les trois typologies de pêcheurs

Les analyses marketing transposées au monde de la pêche ont permis de déterminer trois typologies de pêcheurs en France :

  • Les “pêcheurs terroirs”, sédentaires ou pêcheurs traditionnels :
    • Ils sont issus du milieu rural,
    • La pêche est leur loisir principal exercé en proximité,
    • Ils pratiquent la pêche “cueillette”.

 

  • Les pêcheurs “nouvelle génération” mobiles ou pêcheurs spécialisés :
    • Ils sont urbains et très souvent spécialistes d’un type de pêche,
    • Ce sont des pêcheurs adeptes du no kill,
    • Ils pêchent souvent entre amis,
    • Ils ont une approche sportive en relation avec la nature assortie de recherche de techniques,
    • Ils sont adeptes de la capture de gros spécimens en termes de taille ou de poids ou de poissons sauvages ,
    • Ils consomment des produits non encadrés et de façon autonome,
    • Ils aiment le perfectionnement du geste et la recherche de nouvelles techniques pour améliorer leur pratique,
    • Ils sont très actifs sur internet où ils échangent des informations, créent des forums dédiés et de réelles “communautés”,
    • Ils sont prêts à rouler 600 à 800 kms pour trouver un lieu de pêche spécifique.

  • Les vacanciers pêcheurs :
    • Ils sont vacanciers avant tout, ils pratiquent d’autres activités,
    • Pour eux, il s’agit d’un loisir ludique au bord de l’eau en famille,
    • Ils pratiquent la pêche de façon occasionnelles,
    • Ils sont à la recherche de séjours encadrés “pêche & loisirs” en fonction des opportunités offertes,
    • Ils pêchent pour s’amuser et pour apprendre le respect de la nature,
    • Ils recherchent les moments de convivialité via une activité ludique,
    • La pêche doit être facile et confortable via l’aménagement des lieux de pêche / aires de pique-nique par exemple).

Eric Le Rest

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La pêche en France: un sport superstar!

 

Découvrons ensemble un certain nombre de chiffres clés qui caractérisent l’activité pêche en eau douce en France:

  • 1,4 million de français pratiquent régulièrement la pêche. La Fédération Nationale de la Pêche (FNPF) qui bénéficie du dévouement de 3.900 associations extrêmement actives (40.000 bénévoles) est la 2ème après celle du football ! Notre pays compterait près de 50.000 « mordus » de pêche à la mouche.

 

  • 5% des français vont à la pêche régulièrement. 10% de la population française se déclare être pêcheur. 41% ont déjà essayé une fois de pêcher dans leur vie. 11% ont pratiqué la pêche assez régulièrement à une époque puis ont abandonné. La moyenne du nombre de pêcheurs par département s’élève à 13.459 pêcheurs. La France est le pays, au sein de l’UE, qui compte le plus de pêcheurs (nous sommes 30 millions à l’échelle européenne).

 

  • Pour autant et malheureusement, le nombre de pêcheurs est en baisse constante chaque année (-3,06% en 2018 / 2017). Il y avait 2,2 millions dans les années 80…

  • La pêche est une passion qui touche toutes les générations avec un engouement croissant des jeunes (23% des pêcheurs ont moins de 18 ans, environ 1/4 moins de 25 ans, 70% ont moins de 50 ans). Contrairement aux idées reçues, les plus de 65 ans ne représentent que 16% des pêcheurs.

 

  • Le marché de la pêche représente 2 milliards d’euros de chiffre d’affaire pour l’économie française (presque autant que le tennis). Les adeptes de la pêche dépensent, en moyenne, 680 € par an pour assouvir leur passion (hors coût de la carte de pêche mais frais de déplacement compris). La pêche représente 7% de la production d’articles de sport dans notre pays et 10.000 emplois en France.

 

  • La pêche est une activité essentiellement masculine (97% d’hommes). Quel dommage qu’il n’y ait pas plus de femmes au bord de l’eau comme c’est déjà le cas aux USA ! (mais, comme inévitablement la plupart des choses qui se passent aux Etats Unis se produisent en France avec un décalage de quelques années, tous les espoirs nous sont permis).La France propose 275.000 kms de cours d’eau et 110.000 ha de plans d’eau (sans parler des 4.000 kms de côte sur lesquelles nous pouvons également pratiquer la pêche à la mouche notamment à la recherche des bars…)

Eric Le Rest

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La pêche à la mouche accessible à tous

Don’t blow your budget

La technique du Tenkara permet, sans dépenser des milliers d’euros comme cela peut parfois être le cas pour la pêche à la mouche classique.

Je pense également aux carpistes qui peuvent investir des fortunes dans des matériels de plus en plus sophistiqués et bourrés d’électronique.

Mais ne dit-on pas que vivre totalement sa passion, cela n’a pas de prix ?

Vous pouvez disposer d’un matériel complet de bonne facture pour environ 150 € tout compris.

On trouve dans le commerce des formules “Prêt à pêcher” comprenant tout le matériel utile aux environs de 140 € et des cannes premier prix pour moins de 100 €.

Ce moindre coût est un vecteur très important de démocratisation de cette technique de pêche, notamment auprès des jeunes générations qui pourront ainsi rejoindre les amoureux des rivières.

Outre le prix attractif, la technique du Tenkara offre la possibilité d’une acquisition rapide des compétences minimales par les apprentis moucheurs car elle est d’une compréhension très aisée. Ainsi, les débutants montent très vite en puissance et prennent très rapidement du poisson (même si ces poissons sont souvent, dans un premier temps, de petite taille…mais en nombre).

Cette vertu formatrice constitue donc une très bonne école pour appréhender et maîtriser de façon fulgurante tous les paramètres de la pêche à la mouche.

Vous l’avez compris, la simplicité de l’équipement (on peut même parler ici de minimalisme) et de la technique conjuguée à de moindres contraintes sont des atouts majeurs pour que le Tenkara continue, sur un rythme soutenu, l’expansion de son utilisation à travers la planète.

Quand simplicité rime avec efficacité et avec modernité !

Eric Le Rest

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