Archives de catégorie : Atouts

Bien débuter à la pêche à la mouche

Bien débuter à la pêche à la mouche :

La pêche à la mouche, comme toutes les passions et/ou tous les sports, possède sa propre terminologie et ses propres codes qui ne sont pas toujours très simples à appréhender pour les débutants. Comment bien débuter à la pêche à la mouche ?

Nous sommes à l’heure où la collaboration et la transversalité sont des valeurs de plus en plus mises sous les feux des projecteurs.

Ainsi, je vais essayer, le plus simplement possible, de transmettre aux débutants qui souhaitent s’initier et monter rapidement en puissance les différentes clés et les voies à emprunter pour les aider à lever les premiers obstacles auxquels ils vont être confrontés.

En premier lieu, le conseil que je souhaiterais mettre en exergue est de débuter la pêche à la mouche par la technique du Tenkara.

Pour ce faire, j’ai réalisé deux cartes heuristiques recensant les atouts du Tenkara par rapport à la technique de la pêche à la mouche classique :


Comme vous pouvez le constater, la technique du Tenkara vous permet de vous mettre le pied à l’étrier plus facilement en évitant de vous tromper. Il serait dommage de acquérir de mauvais gestes, de dépenser des sommes trop importantes. Par contre, il est important que vous preniez rapidement des poissons et du plaisir.

RENSEIGNEZ-VOUS AUPRÈS DES DÉTAILLANTS D’ARTICLES DE PÊCHE :

En fait, rester seul serait le meilleur moyen de vous décourager ou d’acquérir de mauvais gestes dont il vous sera très difficile, à postériori, de vous débarrasser.

Allez donc vous balader dans les magasins d’articles de pêche proches de chez vous ou sur le net, essayer de glaner tous les renseignement utiles et de poser toutes les questions qui vous viennent à l’esprit. A signaler que certains sites possèdent des numéros verts que vous pouvez contacter et les conseils donnés sont souvent de très bonnes factures

Généralement, les commerçants adorent parler de leur passion et vous mettront en contact avec des initiés, un club ou un guide pêche.

CONSULTEZ INTERNET :

Il est vrai que lorsque j’ai commencé à pêcher à la mouche en 1968, Internet n’existait pas (très loin de là…) et les « vieilles mains » étaient très avares du moindre renseignement…

Aujourd’hui, bien heureusement, les choses ont bien évolué. Les apprentis moucheurs se retrouvent, à l’inverse, face à une profusion de sources. Ces dernières peuvent générer une surabondance d’informations. Il est parfois compliqué d’en retirer la substantifique moelle.

Néanmoins, il est préférable de se voir proposer une masse d’informations et de réaliser un tri plutôt que de ne pas en avoir du tout, ou très peu et/ou pas forcément pertinentes.

POUR BIEN DÉBUTER À LA MOUCHE, JE VOUS CONSEILLE DONC DE :

  • vous inscrire sur les groupes Facebook (vous pouvez consulter mon profil sur lequel je poste très régulièrement des informations https://www.facebook.com/eric.lerest.9 ) autour de la pêche à la mouche pour échanger avec des sachants,

  • consulter des principaux réseaux sociaux comme Instagram, Pinterest et YouTube. Ils permettent la découvert de magnifiques photos et/vidéos au sujet de notre passion.

Bien entendu, les différents sites, forums, blogues et revues papier, voire dématérialisées, complèteront utilement votre référentiel de base et vous fourniront une mine de renseignements utiles.

ADRESSEZ VOUS AUX CLUBS :

Si vous en avez un proche de chez vous, n’hésitez pas. C’est le meilleur moyen de progresser rapidement en termes de casting . Les clubs organisent généralement des séances très régulièrement pour vous apprendre à lancer. Idées pour le montage des artificielles, en dehors de la saison de pêche.

Bien entendu, durant la saison, des sorties au bord des rivières permettent également au débutants de progresser très rapidement.

Ainsi, pour connaître les coordonnées des différents clubs sur notre territoire, vous pouvez consulter utilement le site de la Fédération Française des pêcheurs à la mouche ://www.ffpml.fr/

FRÉQUENTEZ LES SALONS SPÉCIALISÉS :

Même si les salons ne sont pas aussi nombreux en France qu’à l’étranger, il me paraissent incontournables pour :

  • rencontrer de nombreux passionnés, des clubs et des milieux spécialisés de la pêche à la mouche,

Deux salons, font référence à mes yeux :

  • Le salon de la mouche à Saint Etienne organisé tous les deux ans. La prochaine édition se déroulera en février 2021. Pour tout renseignement, consultez la site suivant :

http://www.sanama.fr

  • Le salon des pêches à la mouche de Carhaix, dans le Finistère (département cher à mon coeur), qui se déroulera les 22 & 23 février 2020.

https://www.sortir-en-bretagne.fr/105320/carhaix-plouguer/salon-des-peches-a-la-mouche.html

POUR BIEN DÉBUTER À LA MOUCHE, FAITES APPEL AUX GUIDES :

Outre le fait que les guides vous permettront d’acquérir les rudiments du lancer et de l’entomologie, ils vous enseigneront immédiatement les bons gestes et vous feront monter en puissance très rapidement.

L’investissement financier apparait assez conséquent. Toutefois, rien ne vous oblige à choisir une formule individuelle. Vous pouvez partager les frais avec d’autres « élèves ».

Vous pouvez aussi opter pour une formule du type cagnotte cadeau collectif pour un événement particulier (anniversaires, noël, …) qui vous fera certainement plus plaisir et vous laissera sûrement plus de souvenirs qu’un cadeau classique qui restera, peut être, dans le fond de vos placards.

RIEN NE REMPLACERA JAMAIS L’EXPÉRIENCE ACQUISE AU BORD DE L’EAU :

Pour conclure, n’oubliez jamais que l’expérience, la mise en pratique et l’observation sont des incontournables qui consolideront au fil des années votre socle de base en matière de compétence sur la pêche à la mouche.

Ainsi, quelles que soient les « heures de vol » que vous aurez acquises au bord des différentes rivières que vous fréquenterez ou que vous passerez sur l’étau à monter des artificielles, vous découvrirez toujours quelque chose de nouveau qui éclairera et complètera votre compétence et alimentera votre passion, voire votre addiction.

Éric Le Rest

Tenkara : tout est dans la présentation

Le fait de poser son artificielle au bon endroit est une chose mais, la faire passer sans draguer dans le cercle de vision d’un poisson, en est une autre. Tout repose sur la présentation de votre artificielle.

Il convient, en effet, pour obtenir une bonne présentation de faire preuve d’une infinie délicatesse.

Ainsi, la mouche doit se poser au bon endroit, sans que l’approche soit trop bruyante. Puis, elle doit dériver avec une grande liberté comme si elle n’était pas attachée à un fil de nylon, comme si elle n’avait aucune contrainte.

Il convient donc de veiller à obtenir une bonne dérive, sans tirer sur l’artificielle et sans la faire draguer, surtout si le poisson est bien éduqué. En effet, nous ne disposons pas vraiment du droit à l’erreur si nous voulons éviter d’attiser la méfiance et donc de provoquer un refus.

Pour ce faire, il est préférable de pratiquer de courtes dérives en évitant de poser votre artificielle trop en amont du poste où se trouve une truite. Ceci permettra de diminuer les risques de dragage.

La difficulté réside donc dans le fait de faire tomber discrètement votre artificielle ni trop en amont, ni trop en aval du poste prospecté. Un contact de la mouche avec l’eau qui serait trop énergique, lourd et bruyant effrayerait irrémédiablement le poisson recherché.

La technique du Tenkara facilite grandement la présentation de vos artificielles :


Au Tenkara, j’utilise principalement des bas de ligne ultra-courts (maximum 1,5 m) car les cannes utilisées sont généralement de grande longueur.

Ainsi, la tresse et le bas de ligne ne doivent, en théorie, pratiquement pas reposer à la surface de l’eau. Seuls quelques centimètres du bas de ligne et la mouche sont idéalement en contact avec l’élément liquide.

Ceci permet d’augmenter considérablement la discrétion et la précision.

Il s’agit en réalité et en synthèse d’une véritable sorte de technique de pêche à la mouche posée :

  • dans un premier temps, vous posez votre kebari à la surface de l’eau à l’endroit escompté,
  • vous la laissez dériver sur quelques dizaines de centimètres en ayant votre bras tendu et en faisant en sorte que seule votre mouche soit en contact avec l’élément liquide,
  • puis, en l’absence de touche, vous levez votre canne
  • et enfin, après un mini lancer, vous reposez l’artificielle au même endroit pour une seconde tentative.

Contrairement à la pêche en sèche avec un matériel classique, la technique du Tenkara permet un apprentissage assez simple des items suivants :

  • le geste du lancer,
  • la technique de la pose de la kebari à la surface de l’eau, à l’endroit opportun,
  • la maitrise d’une bonne dérive, comme s’il s’agissait d’un insecte réel.

La longueur de la canne augmentée de celles de la tresse et du bas de ligne permettent d’atteindre largement la plupart des postes où se situent les truites, surtout sur les petites et les moyennes rivières.

En matière de pêche à la mouche, comme pour beaucoup d’autres choses, l’efficacité est, à mon sens, le seul juge de paix.

Or, le Tenkara est une technique d’une redoutable efficience.

Eric Le Rest

La pêche à la mouche au féminin

L’engouement pour la pêche à la mouche au féminin est extraordinaire aux USA.

Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder, sur les réseaux sociaux, le nombre impressionnant de femmes, souvent jeunes, qui visiblement “s’éclatent” en pêchant à la mouche, surtout en utilisant la technique du Tenkara, pour un nombre croissant d’entre elles.

Vous pouvez cliquer sur le lien suivant pour obtenir, via Pinterest, la confirmation de ce que j’indique plus haut:  https://www.pinterest.fr/tenkaraworld/p%C3%AAche-%C3%A0-la-mouche-au-f%C3%A9minin/

La pêche au féminin, quid de la situation en France ?

En France, on ne peut pas dire, pour l’instant, que la pêche attire beaucoup la gent féminine et, à titre personnel, je le déplore fortement:

  • nous dénombrons seulement un peu plus d’un millier de pêcheuses à la mouche pour environ 50.000 moucheurs (les femmes ne représentent donc que ~2% des pêcheurs à la mouche Français contre entre 15 et 20 % aux Etats Unis, idem pour l’Angleterre et pour les Pays Nordiques)
  • le manque de femmes qui pratiquent la pêche à la mouche restreint, à mes yeux, le développement de notre sport.

Un nombre de moucheuses en augmentation :

A noter que le nombre de pêcheuses françaises semble toutefois en augmentation alors que le nombre de pêcheurs est, quant à lui, en nette diminution depuis quelques années.

Pour autant et comme nous le savons tous, ce qui se passe outre Atlantique finit souvent par arriver en France et en Europe, avec quelques années de décalage !

Les atouts de la pêche à la mouche au féminin :

Voici donc les principaux atouts que propose la pêche à la mouche (et plus particulièrement le Tenkara) et qui devrait attirer de plus en plus de femmes au bord de nos rivières françaises:

  • la pêche à la mouche propose une gestuelle “noble” – la beauté, la finesse et l’élégance du geste sont indéniables – et une sensibilité – le calme, la sérénité et le sens de l’observation – qui devraient intéresser de plus en plus de femmes.
  • en pêchant à la mouche, les femmes sont généralement beaucoup plus précises et patientes que les hommes et leur technique qui s’avère plus fine et délicate fait des miracles sur des poissons de plus en plus “éduqués”.
  • le montage des mouches est également une activité qui plait beaucoup aux femmes car elles sont souvent beaucoup plus minutieuses que les hommes.

  • la pratique du “no kill” (la pêche à la mouche et surtout la technique du Tenkara qui se pratique sans ardillon ne constituent pas un sport qui vise à tuer les poissons car, la plupart du temps, nous les remettons à l’eau), la sauvegarde de l’environnement, la protection, la réhabilitation du milieu aquatique, la sensibilisation des jeunes et le retour à une nature magique et magnifique sont des atouts importants aux yeux de la gent féminine.
  • le matériel de pêche est léger et parfaitement adapté à la morphologie des femmes.
  • la beauté, la variété des paysages et le contact avec la nature qui méritent de tout mettre en œuvre pour qu’on les préserve.
  • l’accueil des pêcheurs masculins est très généralement chaleureux – à part quelques machos de base indécrottables – car ils ne demandent qu’à expliquer, sans “esprit de compétition”, et à montrer leur passion pour cette technique de pêche et pour les sites naturels dans lesquels ils évoluent.

Les freins sont peu nombreux:

  • pour l’instant, il n’existe pas encore assez de tenues adaptées et de produits spécifiques sauf chez certaines marques américaines.
  • l’image de la pêche est encore trop vieillotte, voire ringarde: il faut donc œuvrer à la dépoussiérer. Espérons que Tenkaraworld.com ainsi que l’action des autres moucheurs contribueront à rendre plus “fun”, accueillante et attirante la pratique de la pêche à la mouche au féminin.

Mesdames, il faut surtout que osiez faire le premier pas pour découvrir la pêche à la mouche et pour que cette technique parfaitement adaptée aux femmes prenne le même essor et gagne ses lettres de noblesse, en France, à l’instar de ce qui se passe dans les pays Anglo-Saxons.

Eric Le Rest.

Cet article peut également vous intéresser: https://tenkaraworld.com/la-peche-en-france-un-sport-superstar/

Les principes d’un bon ferrage & la pêche à la mouche

Le ferrage consiste à planter la pointe de l’hameçon dans la bouche des poissons.

C’est une étape essentielle.

Elle nécessite de l’anticipation, de la maîtrise et de la vitesse. Car il convient de piquer correctement les poissons qui se sont intéressés à nos artificielles.

Un bon ferrage n’est pas franchement simple à réaliser surtout lorsqu’on débute à la pêche à la mouche :

  • Tout est lié à une question de timing.

Lorsque nous sommes débutants, soit nous le déclenchons trop rapidement et, dans ce cas, nous enlevons la mouche de la gueule du poisson. Soit, le ferrage est trop tardif.

Ainsi, la truite a le temps de recracher l’hameçon lorsqu’elle a senti l’aspect anormal de notre artificielle par rapport aux insectes naturels.

  • Si vous atteignez un ratio de réussite au ferrage compris entre 60 et 80%, c’est que vous vous situez à un très, très bon niveau.

Bien entendu, le débutant ratera, au début de son apprentissage, beaucoup de poissons. Il n’atteindra qu’un pourcentage  de prise effective d’environ 20 à 30%.

Toutefois, votre montée en puissance se fera régulièrement au fur et à mesure des heures de pratique.

Quels sont les grands principes à mettre en œuvre afin de progresser rapidement en matière de ferrage ? 

  • Tout d’abord, vous ne devez pas être brutal. Vous effectuez un mouvement mesuré grâce à votre poignet et/ou votre bras et tout cela au bon moment.
  • Plus vous pêchez loin et plus vous devez contrôler la longueur de votre soie qui est étendue à la surface de l’eau. En effet, plus vous pêchez à longue distance (entre 15 et 20 mètres), plus votre ferrage sera difficile à réaliser. Plus votre soie devra également être tendue pour vous faciliter la tâche.

C’est pour cette raison que le ferrage est beaucoup plus efficace lorsque vous pêchez au Tenkara qu’avec un matériel de pêche à la mouche classique.

Votre canne est plus souple, vous pêchez à petite distance, vous n’avez pas de soie et votre bas de ligne est beaucoup plus tendu.

Ainsi, grâce au Tenkara, votre ratio de réussite au ferrage est très rapidement supérieur aux 80% indiqués ci-dessus !

  • Au ferrage et avec un matériel classique de pêche à la mouche, vous devez redresser simultanément votre canne. Puis écarter de votre corps le bras qui vous sert à lancer et, en même temps, tirer sur votre soie.

Tout cela demande de la synchronisation et une pratique fréquente.

Rien de tel avec le Tenkara dans la mesure où il n’y a pas de soie:

Vous devrez relever sa canne et, éventuellement, votre bras. La très grande souplesse de la canne et la tension directe sur la ligne permettent généralement au poisson de se ferrer tout seul.

  • Il faut vous adaptiez la vitesse de son ferrage à la taille du poisson leurré. Nos anciens disaient toujours: “un ferrage rapide pour les petits poisson mais un ferrage lent pour les gros”.

Je vous conseille, si vous êtes débutant, de vous exercer sur les ablettes de nos rivières de seconde catégorie. Ce sont des petits poissons extraordinaires en terme de vivacité.

Si vous arrivez à ferrer efficacement un nombre élevé d’ablettes et sans leur arracher une partie de la bouche c’est que vous êtes en bonne voie pour devenir un expert du ferrage efficace.

  • Vous veillerez bien à l’affutage de vos hameçons. Si vous doutez de leur piquant, n’hésitez pas à utiliser une petite lime (du style lime à ongles en métal) pour qu’ils récupèrent toute leur efficacité initiale.

Eric Le Rest.

Cet article peut également vous intéresser: https://tenkaraworld.com/fluidite-finesse/

Les trois typologies de pêcheurs

Les analyses marketing transposées au monde de la pêche ont permis de déterminer trois typologies de pêcheurs en France :

Les “pêcheurs terroirs”, sédentaires ou pêcheurs traditionnels :

    • Ils sont issus du milieu rural,
    • La pêche est leur loisir principal exercé en proximité,
    • Ils pratiquent la pêche “cueillette”.

Les pêcheurs “nouvelle génération” mobiles ou pêcheurs spécialisés :

    • Ils sont urbains et très souvent spécialistes d’un type de pêche,
    • Ce sont des pêcheurs adeptes du no kill,
    • pêchent souvent entre amis,
    • ont une approche sportive en relation avec la nature assortie de recherche de techniques,
    • sont adeptes de la capture de gros spécimens en termes de taille ou de poids ou de poissons sauvages ,
    • consomment des produits non encadrés et de façon autonome,
    • aiment le perfectionnement du geste et la recherche de nouvelles techniques pour améliorer leur pratique,
    • sont très actifs sur internet où ils échangent des informations, créent des forums dédiés et de réelles “communautés”,
    • sont prêts à rouler 600 à 800 kms pour trouver un lieu de pêche spécifique.

La dernières des typologies, les vacanciers pêcheurs :

    • sont vacanciers avant tout, ils pratiquent d’autres activités,
    • pour eux, il s’agit d’un loisir ludique au bord de l’eau en famille,
    • pratiquent la pêche de façon occasionnelles,
    • sont à la recherche de séjours encadrés “pêche & loisirs” en fonction des opportunités offertes,
    • pêchent pour s’amuser et pour apprendre le respect de la nature,
    • recherchent les moments de convivialité via une activité ludique,
    • La pêche doit être facile et confortable via l’aménagement des lieux de pêche / aires de pique-nique par exemple).

Eric Le Rest

Cet article peut également vous intéresser : https://tenkaraworld.com/poissons/

La pêche en France: un sport superstar!

Découvrons ensemble un certain nombre de chiffres clés qui caractérisent l’activité pêche en eau douce en France.

1,4 million de français pratiquent régulièrement la pêche.

La Fédération Nationale de la Pêche (FNPF) qui bénéficie du dévouement de 3.900 associations extrêmement actives (40.000 bénévoles) est la 2ème après celle du football ! Notre pays compterait près de 50.000 « mordus » de pêche à la mouche.

5% des français vont à la pêche régulièrement. 10% de la population française se déclare être pêcheur.

41% ont déjà essayé une fois de pêcher dans leur vie.

11% l’ont pratiqué assez régulièrement à une époque puis l’ont abandonné.

La moyenne du nombre de pêcheurs par département s’élève à 13.459 pêcheurs. La France est le pays, au sein de l’UE, qui compte le plus de pêcheurs (nous sommes 30 millions à l’échelle européenne).

Une baisse constante :

Pour autant et malheureusement, le nombre de pêcheurs est en baisse constante chaque année (-3,06% en 2018 / 2017).

Il y en avait 2,2 millions dans les années 80…

Toutes les générations sont impliquées :

La pêche est une passion qui touche toutes les générations avec un engouement croissant des jeunes (23% des pêcheurs ont moins de 18 ans, environ 1/4 moins de 25 ans, 70% ont moins de 50 ans).

Contrairement aux idées reçues, les plus de 65 ans ne représentent que 16% des pêcheurs.

Un CA de 2 milliards :

Le marché de la pêche représente 2 milliards d’euros de chiffre d’affaire pour l’économie française (presque autant que le tennis).

Ses adeptes dépensent, en moyenne, 680 € par an pour assouvir leur passion (hors coût de la carte de pêche mais frais de déplacement compris).

La pêche représente 7% de la production d’articles de sport dans notre pays et 10.000 emplois en France.

Un sport quasi masculin :

La pêche est une activité essentiellement masculine (97% d’hommes).

Quel dommage qu’il n’y ait pas plus de femmes au bord de l’eau comme c’est déjà le cas aux USA ! (mais, comme inévitablement la plupart des choses qui se passent aux Etats Unis se produisent en France avec un décalage de quelques années, tous les espoirs nous sont permis).

275.000 kms de cours d’eau :

La France propose 275.000 kms de cours d’eau et 110.000 ha de plans d’eau (sans parler des 4.000 kms de côte sur lesquelles nous pouvons également pratiquer la pêche à la mouche notamment à la recherche des bars…)

Eric Le Rest

Cet article peut également vous intéresser : https://tenkaraworld.com/les-trois-vies-dun-pecheur-a-la-mouche/

Le Tenkara: une pêche au caractère sportif

Avec le Tenkara, tous les paramètres constitutifs d’un loisir sportif sont réunis.

Ainsi, les sensations sont décuplées par la légèreté et la simplicité du matériel.

Les bagarres avec les poissons deviennent intenses dès qu’ils dépassent les 25 à 30 cm

De plus, comme nous l’avons déjà vu ensemble, le Tenkara permet de prendre du plaisir.

En synthèse, plaisir de prendre, de pécher et de relâcher et plaisir du retour à la nature. https://tenkaraworld.com/apprendre-a-prendre-apprendre-a-relacher/

Efficacité & pragmatisme

Il est indéniable que ette technique de pêche allie efficacité (les nombreuses touches permettent de prendre plus de poissons) et pragmatisme.

Ainsi, lorsque les gobages se font intenses à la surface de l’eau le moucheur reste concentré sur l’essentiel. Il n’est pas “pollué” par des considérations liées à son matériel.

Grâce à cette pêche fine et très épurée on évite de rembobiner la soie, de régler le frein de son moulinet. On ne risque plus d’emmêler la ligne dans les anneaux de sa canne.

Une étonnante discrétion au service du caractère sportif du Tenkara :

Grâce au Tenkara la pêcheur obtient une discrétion étonnante permettant de mieux soigner l’approche et une précision décuplée.

Ainsi, le Tenkara permet de déposer avec délicatesse une mouche là où on le souhaite. Il est possible d’atteindre tous les postes entre 2 m à 15 m à la ronde, selon la longueur de votre bas de ligne.

De toute évidence, la rapidité de mise en œuvre et la capacité plus importante de prospection offrent la possibilité d’être toujours en action de façon dynamique, extensive et énergique. De quoi capitaliser sur votre tempérament sportif.

De plus, la technique du Tenkara est idéale pour conjuguer randonnée ou marche/ballade ou VTT et pêche à la mouche.

En dernier lieu, le matériel est léger et d’un très faible encombrement car il peut être rangé et sorti très rapidement d’un sac à dos dans lequel il tient très confortablement.

Eric Le Rest

Cet article peut également vous intéresser : https://tenkaraworld.com/66/

La pêche à la mouche accessible à tous

Don’t blow your budget ou comment rendre la pêche à la mouche accessible

La technique du Tenkara est accessible à tous. En effet, elle permet, sans dépenser des milliers d’euros comme cela peut parfois être le cas pour la pêche à la mouche classique.

Je pense également aux carpistes qui peuvent investir des fortunes dans des matériels de plus en plus sophistiqués et bourrés d’électronique.

Mais ne dit-on pas que vivre totalement sa passion, cela n’a pas de prix ?

Vous pouvez disposer d’un matériel complet de bonne facture pour environ 150 € tout compris.

On trouve dans le commerce des formules “Prêt à pêcher” comprenant tout le matériel utile aux environs de 140 € et des cannes premier prix pour moins de 100 €.

Ce moindre coût est un vecteur très important de démocratisation de cette technique de pêche, notamment auprès des jeunes générations qui pourront ainsi rejoindre les amoureux des rivières.

Outre le prix accessible et attractif, la technique du Tenkara offre la possibilité d’une acquisition rapide des compétences minimales par les apprentis moucheurs car elle est d’une compréhension très aisée. Ainsi, les débutants montent très vite en puissance et prennent très rapidement du poisson (même si ces poissons sont souvent, dans un premier temps, de petite taille…mais en nombre).

Cette vertu formatrice constitue donc une très bonne école pour appréhender et maîtriser de façon fulgurante tous les paramètres de la pêche à la mouche.

Vous l’avez compris, la simplicité de l’équipement (on peut même parler ici de minimalisme) et de la technique conjuguée à de moindres contraintes sont des atouts majeurs pour que le Tenkara continue, sur un rythme soutenu, l’expansion de son utilisation à travers la planète.

Quand simplicité rime avec efficacité et avec modernité !

Eric Le Rest

Cet article peut également vous intéresser : https://tenkaraworld.com/63/

Fluidité & finesse du Tenkara

Feel everything !

La technique du Tenkara permet une approche très soignée des poissons, tou en finesse, sans forcer, avec des posés du bas de ligne sur l’eau tout en douceur.

Le moucheur recherche et trouve de la discrétion et de la précision sans besoin d’aller chercher les partenaires à de longues distance de lancer.

Ainsi lorsqu’un pêcheur se déplace à pas de sioux sur la berge ou dans le lit de la rivière il se fond avec les éléments et ne provoque pas la fuite des poissons.

Il est fort à parier que quelques belles truites se trouvent à quelques mètres, voire dans ses bottes lorsqu’il s’agit d’ombres qui vivent en bancs et qui ne sont absolument pas farouches.

La photographie ci-dessous est celle de l’aileron (c’est à dire sa nageoire dorsale) de ce poisson magnifique et magique qu’est l’ombre (nom scientifique: thymallus thymallus). Cette couleur irisée est caractéristique de la période des amours !

Tout en finesse :

Au Tenkara, la pureté et la légèreté sont également de mise.

Cette technique permet donc la capture “plus aisée” des poissons les plus méfiants.

Le matériel est très épuré et réduit à sa plus simple expression (le minimalisme est ici recherché). Ce dernier contribue également à cette impression de fluidité et de finesse.

Comme si, grâce au Tenkara, on se débarrassait du superflu pour ne conserver que l’essentiel (pas de soie, pas de backing, pas d’anneaux sur la canne, pas de moulinet).

Une dérive plus naturelle :

Un atout important du Tenkara repose sur le fait que les poissons ne sont pas effrayés par la soie sur l’eau comme c’est le cas lorsqu’on pêche avec une canne à mouche classique équipée d’un moulinet garni de soie.

Au Tenkara, la mouche se dépose juste sur la surface de l’eau, dans le champ de vision des poissons.

Cette artificielle est animée et déposée comme bon vous chante sur des postes où se tiennent les truites.

La dérive devient ainsi donc beaucoup plus naturelle qu’avec la pêche à la mouche classique.

Le dragage sur l’eau diminue également fortement.

Quand votre kebari devient irrésistible :

Le Tenkara facilite également la pêche dans les mouchoirs de poche, au plus près des poissons ou dans des endroits qui offrent peu de capacité de lancers arrières à cause de la végétation, grâce aux lancers roulés.

Bien évidemment, le moucheur peut également « pêcher l’eau » avec  rapidité et efficacité car le Tenkara permet de donner une action pulsatile à l’artificielle qui vibrionne à la surface de l’eau grâce à une action / animation du dernier scion de la canne.

Votre mouche devient irrésistible !

 Eric Le Rest

Cet article peut également vous intéresser : La pêche à la mouche accessible à tous

Le Tenkara, un véritable retour Au naturel

Le retour au naturel, loin de la routine !

Tout d’abord, le monde moderne (sa course perpétuelle, le stress engendré, notre société de surinformation et de surconsommation) ainsi que le monde du travail nécessitent vraiment de trouver des échappatoires régulières.

Par ailleurs, le retour à la nature la plus sauvage et la plus préservée possible permet de prendre le recul nécessaire, de “recharger ses batteries”, de se ressourcer, de se recueillir auprès de la nature dans le cadre d’une parenthèse sauvage, d’écouter le seul bruit de l’eau ou les gazouillis des passereaux.

En fait, un vrai bain de jouvence sous forme de redécouverte de l’essentiel.

En fait, il me semble donc primordial de :

  •  cultiver une relation de grande proximité avec le milieu aquatique, là où « coule la rivière », là où la monotonie, la grisaille et la morosité n’ont pas leur place.
  • pouvoir laisser son regard vagabonder dans la quiétude de paysages verdoyants et sauvages

« Et au milieu coule une rivière » :

Je vous conseille vivement de voir et/ou de revoir le très beau film de Robert REDFORD “Et au milieu coule une rivière”.

En fait, ce film a suscité, à l’époque de sa sortie en 1992, beaucoup d’intérêt pour la pêche à la mouche.

Par ailleurs, vous pouvez également vous plonger dans le livre passionnant et remarquablement bien écrit de Norman MACLEAN “La rivière du sixième jour” qui a inspiré le film précité.

A la recherche du naturel :

Ainsi le moucheur, en manipulant son fouet et en recherchant les poissons sauvages dans une nature protégée se désintoxe, vise l’apaisement, la paix intérieure grâce à une curiosité et un émerveillement toujours renouvelés. Le naturel revient au galop !

Une séquence de pêche à la mouche permet de s’échapper et de fuir, pour un temps, les contraintes, les soucis et les contrariétés de la vie quotidienne et se reconnecter avec la grandeur de la nature.

Pas de réseau le plus souvent dans les vallées encaissées et pas de Wifi durant un temps.

Ainsi, il s’agit d’un adieu momentané à l’impatience, à l’énervement, à la précipitation et à la vitesse.

Le but principal consiste à « se rendre le plus léger possible », à se vider la tête, pour revenir plus fort et mieux affronter les difficultés ou pour mieux vivre tout simplement, en cultivant sa richesse intérieure.

La proximité avec la nature devrait redevenir notre priorité pour éviter toute séparation avec le sens même de notre vie…

A la recherche du bonheur :

Nous ne sommes tous que des passants sur cette terre (encore faudrait-il que nous en prenions conscience).

Ainsi, trop d’entre nous ne sont pas comblés par la vie qu’ils mènent et c’est bien dommage …

A titre personnel, la proximité avec une rivière, avec l’élément liquide, lieu de naissance de toute vie est quasi vitale et me procure un immense bonheur.

Être heureux en toute simplicité, n’est-ce pas ce qui est le plus important ?

Le Tenkara grâce à sa technique dépouillée facilite grandement ce retour au goût des choses simples, essentielles et proches de la nature.

C’est aussi pour vous aider dans cette quête du “retour aux sources” que Tenkaraworld.com a été créé.

Eric Le Rest

Cet article peut également vous intéresser : https://tenkaraworld.com/apprendre-a-prendre-apprendre-a-relacher/