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Maîtriser l’art du Mending pour de meilleures derives

Le mending est un geste essentiel de la pêche à la mouche. Il consiste à repositionner sa tresse et/ou sa soie pour éviter qu’elles soient entraînées par le courant.

Cette opération évite que la dérive de l’artificielle ne soit pas naturelle. Un sillage à la surface de l’eau qui pourrait caler irrémédiablement des poissons bien disposés ne doit pas se produire.

Le mot « mending » provient du verbe anglais « to mend » qui signifie « corriger/rectifier ». Ainsi, grâce au mending, le dragage est évité car il est un des ennemis des pêcheurs à la mouche.

Il existe plusieurs types de mending que nous allons passer, ensemble, en revue.

Le mending courbe :

Il est employé sur une surface d’eau parcourue par plusieurs courants de nature différente. Ici, une dérive naturelle n’est pas chose facile à obtenir.

Une analyse visuelle des différents courants en présence est donc toujours préférable avant de commencer à lancer. Cela vous permettra d’imaginer comment votre ligne risque de dériver à la surface de l’eau.

Le mending courbe est provoqué, en fin de lancer et avant que votre artificielle ne se pose à la surface de l’eau, par un mouvement de va-et-vient latéral de la canne.

Bien entendu, seule la pratique au bord de l’eau permet de le maîtriser parfaitement car tout est lié à une question de dosage en fonction de la force des courants.


Le mending droit :

C’est le plus facile à réaliser. Il se pratique pour pêcher un courant de travers et pour éviter que la soie ne forme une boucle.

Un mending droit réussi repositionne la tresse ou la soie au dessus de la mouche. Il diminue ainsi les impacts négatifs de la vitesse de l’eau en surface. Il s’obtient par l’orientation de votre bras qui vous sert à lancer vers l’amont de la rivière, avant que votre artificielle se pose à la surface de l’eau.

Les mini-roulés :

Une fois que la soie a touché la surface de l’eau, il s’agit ici d’effectuer une succession de mini-roulés vers l’amont via cinq à six mouvements continus du poignet sans impacter la dérive de son artificielle.

Le mouvement qui consiste à faire « rouler » sa soie à la surface de l’eau est assez technique à réaliser. Il nécessite un bon dosage et il est grandement facilité par une soie en parfait état.

Je le pratique régulièrement lorsque je pêche en noyée pour permettre à mon train d’artificielles de descendre à la bonne profondeur.

Bien maitrisé, il est très efficace.


Trouver le bon dosage :

L’idéal, lorsqu’un mending est effectué, consiste à repositionner sa soie/sa tresse sans déplacer sa mouche lors de l’exécution du mouvement.

Tout repose donc sur la délicatesse du geste et sur l’anticipation d’un futur dragage de sa mouche à la surface de l’eau.

Ce mouvement, lorsqu’il est bien effectué, permet même de rendre à nouveau pêchante une artificielle mal positionnée. Il peut donc rendre de fiers services en action de pêche.

Eric Le Rest

Les différentes techniques de pêche au Tenkara

Je vous propose de trouver ensemble la technique que vous pourrez utiliser dans le cadre de la pêche au Tenkara.

Les pêcheurs japonais pratiquent classiquement six techniques.

Ces dernières sont progressivement complétées et affinées par les passionnés du Tenkara du monde entier.

Soulignons qu’il existe encore des marges de progression de ces pratiques, selon les différents types de pêche utilisées :

  • En amont ou en aval
  • Pêche en sèche
  • Pratique de la mouche noyée
  • Nymphe à vue ou au fil
  • Pêche au streamer

Ainsi, vous pouvez trouver et apporter à la communauté des pêcheurs au Tenkara votre touche personnelle.

Votre savoir-faire peut donc compléter utilement ces six techniques de base décrites ci-après :

1. La technique de la dérive inerte au Tenkara :

Il s’agit ici d’une technique de base de la pêche à la mouche classique.

Elle est pratiquée en sèche, en lançant son artificielle en amont d’un gobage ou d’un poste où un poisson en sensé être positionné.

La kebari suit le courant de la rivière. A chaque fin de dérive, lorsqu’elle revient vers le moucheur, l’artificielle est relancée en amont.

En résumé, vous lancez puis vous étendez votre bras qui tient la canne pour suivre le courant.

Pour éviter le dragage de votre kebari, seule une toute petite portion du bas de ligne doit être en contact avec l’eau.

Idéalement, si uniquement votre kebari pouvait reposer à la surface de l’eau, ça serait parfait.

La parfaite maîtrise de cette technique repose sur le bon positionnement de votre bras qui tient la canne. En effet, au fur et à mesure que votre artificielle dérive, vous devez relever votre bras en extension pour limiter au strict minimum la portion de nylon en contact avec l’élément liquide.

2. La dépose statique de votre kebari :

On utilise cette technique lorsqu’on pêche à travers le courant ou légèrement en aval. Dans ce cas de figure on recherche à immobiliser son artificielle sur un même périmètre très limité de la rivière.

On lance sa kebari à un endroit précis, on la laisse dériver pendant deux secondes puis on la replace au même endroit qu’initialement. Cette opération peut être réitérée à trois ou quatre reprises.

Si le repositionnement de votre artificielle est réalisé tout en douceur, le poisson qui se tient à cet endroit ne sera pas effrayé. Il pourra même se laisser tenter au troisième voire au quatrième passage en n’étant même pas «interloqué » par les passages précédents. On peut être amené à penser que l’attrait de la nourriture est supérieur à la mémoire vive des poissons !

Puis, bien entendu, on change régulièrement de poste, en descendant la rivière un peu plus bas, là où est sensé se tenir un nouveau poisson.

3. La combinaison de la dérive inerte et de la dépose statique (1 + 2) :

Cette technique se pratique en aval.

On lance sa kebari et on la pose, à contre courant, au niveau d’un poste identifié.

On la laisse dériver sur une distance d’environ 30 à 40 cm puis on relance d’un seul coup de poignet et on la laisse dériver une nouvelle fois au même endroit.

Cette opération accompagné d’un geste circulaire de la main, canne tendue, est répétée à plusieurs reprises. Le but recherché est de poser son artificielle et de la laisser s’approcher du poisson.


4. Une technique du Tenkara : L’ancrage

Cette technique s’utilise en amont, en travers du courant ou en aval.

Grâce à son bras tendu et des gestes de bas en haut, on donne à la kebari un mouvement de bas en haut comme si un insecte naturel émergeait à la surface de l’eau.

Ainsi, l’artificielle rentre et ressort de l’eau régulièrement, à répétition.

En utilisant cette technique, il faut bien avoir en tête trois éléments importants :

  • quelques centimètres uniquement de la ligne doivent rentrer dans l’eau
  • le succès de cette animation est lié au rythme avec lequel on effectue le geste de bas en haut avec le bras
  • les hackles de la collerette montés vers l’avant sur les kebari jouent ici pleinement leur rôle. L’action du courant donne à l’artificielle un côté pulsatile. Les hackles émettent des vibrations qui donnent une apparence de vie liée à la fébrilité de l’émergence.

5. La dérive animée de la kebari :

Cette technique se pratique en lançant en travers et légèrement en aval son artificielle et s’apparente grandement à la pêche en noyée.

Une fois posée, il convient de laisser couler son artificielle et de la mettre en action en l’animant sous la surface, à la bonne profondeur.

Pour ce faire, il faut tirer doucement d’une dizaine de centimètre la mouche vers soi, bras tendu, en donnant quelques légers coups de poignet.

Puis on relâche en la faisant dériver le long des rochers ou des herbiers positionnés dans la rivière.

Il convient de répéter cette opération tout au long de la dérive.

Avec de l’expérience et quand les poissons sont bien disposés, nous arrivons à :

  • suivre visuellement sa ou ses mouches sous la surface de l’eau
  • à déclencher les touches de façon quasi prédictive.

C’est ce qui rend cette pêche si attrayante et si passionnante !

6. La technique combinatoire liée au Tenkara :

Il s’agit d’une pêche sous la surface de l’eau, en amont ou en aval, et qui mixe toutes les techniques indiquées précédemment.

On les utilise selon son inspiration du moment, les conditions de pêche ou en fonction de l’endroit de la rivière où on se trouve.

Ainsi, sur des portions de dérive, une fois votre kebari immergée, on combine et on panache la dérive inerte, la dépose statique, l’encrage et la dérive animée.

L’important est de prendre le plus de plaisir possible tout en étant efficace.

Pour conclure, la technique que vous utiliserez au Tenkara est directement liée :

  • au type de pêche que vous aimez spontanément pratiquer
  • à votre maîtrise en liaison avec l’expérience accumulée au bord de l’eau
  • aux circonstances de pêche. Il est clair qu’en présence de nombreux gobages, vous allez chercher à pêcher en sèche et pas monter un streamer au bout de votre ligne
  • aux résultats concluants que vous avez préalablement enregistrés lors de précédentes sorties de pêche.

Eric Le Rest

Bien débuter à la pêche à la mouche

Bien débuter à la pêche à la mouche :

La pêche à la mouche, comme toutes les passions et/ou tous les sports, possède sa propre terminologie et ses propres codes qui ne sont pas toujours très simples à appréhender pour les débutants. Comment bien débuter à la pêche à la mouche ?

Nous sommes à l’heure où la collaboration et la transversalité sont des valeurs de plus en plus mises sous les feux des projecteurs.

Ainsi, je vais essayer, le plus simplement possible, de transmettre aux débutants qui souhaitent s’initier et monter rapidement en puissance les différentes clés et les voies à emprunter pour les aider à lever les premiers obstacles auxquels ils vont être confrontés.

En premier lieu, le conseil que je souhaiterais mettre en exergue est de débuter la pêche à la mouche par la technique du Tenkara.

Pour ce faire, j’ai réalisé deux cartes heuristiques recensant les atouts du Tenkara par rapport à la technique de la pêche à la mouche classique :


Comme vous pouvez le constater, la technique du Tenkara vous permet de vous mettre le pied à l’étrier plus facilement en évitant de vous tromper. Il serait dommage de acquérir de mauvais gestes, de dépenser des sommes trop importantes. Par contre, il est important que vous preniez rapidement des poissons et du plaisir.

RENSEIGNEZ-VOUS AUPRÈS DES DÉTAILLANTS D’ARTICLES DE PÊCHE :

En fait, rester seul serait le meilleur moyen de vous décourager ou d’acquérir de mauvais gestes dont il vous sera très difficile, à postériori, de vous débarrasser.

Allez donc vous balader dans les magasins d’articles de pêche proches de chez vous ou sur le net, essayer de glaner tous les renseignement utiles et de poser toutes les questions qui vous viennent à l’esprit. A signaler que certains sites possèdent des numéros verts que vous pouvez contacter et les conseils donnés sont souvent de très bonnes factures

Généralement, les commerçants adorent parler de leur passion et vous mettront en contact avec des initiés, un club ou un guide pêche.

CONSULTEZ INTERNET :

Il est vrai que lorsque j’ai commencé à pêcher à la mouche en 1968, Internet n’existait pas (très loin de là…) et les « vieilles mains » étaient très avares du moindre renseignement…

Aujourd’hui, bien heureusement, les choses ont bien évolué. Les apprentis moucheurs se retrouvent, à l’inverse, face à une profusion de sources. Ces dernières peuvent générer une surabondance d’informations. Il est parfois compliqué d’en retirer la substantifique moelle.

Néanmoins, il est préférable de se voir proposer une masse d’informations et de réaliser un tri plutôt que de ne pas en avoir du tout, ou très peu et/ou pas forcément pertinentes.

POUR BIEN DÉBUTER À LA MOUCHE, JE VOUS CONSEILLE DONC DE :

  • vous inscrire sur les groupes Facebook (vous pouvez consulter mon profil sur lequel je poste très régulièrement des informations https://www.facebook.com/eric.lerest.9 ) autour de la pêche à la mouche pour échanger avec des sachants,

  • consulter des principaux réseaux sociaux comme Instagram, Pinterest et YouTube. Ils permettent la découvert de magnifiques photos et/vidéos au sujet de notre passion.

Bien entendu, les différents sites, forums, blogues et revues papier, voire dématérialisées, complèteront utilement votre référentiel de base et vous fourniront une mine de renseignements utiles.

ADRESSEZ VOUS AUX CLUBS :

Si vous en avez un proche de chez vous, n’hésitez pas. C’est le meilleur moyen de progresser rapidement en termes de casting . Les clubs organisent généralement des séances très régulièrement pour vous apprendre à lancer. Idées pour le montage des artificielles, en dehors de la saison de pêche.

Bien entendu, durant la saison, des sorties au bord des rivières permettent également au débutants de progresser très rapidement.

Ainsi, pour connaître les coordonnées des différents clubs sur notre territoire, vous pouvez consulter utilement le site de la Fédération Française des pêcheurs à la mouche ://www.ffpml.fr/

FRÉQUENTEZ LES SALONS SPÉCIALISÉS :

Même si les salons ne sont pas aussi nombreux en France qu’à l’étranger, il me paraissent incontournables pour :

  • rencontrer de nombreux passionnés, des clubs et des milieux spécialisés de la pêche à la mouche,

Deux salons, font référence à mes yeux :

  • Le salon de la mouche à Saint Etienne organisé tous les deux ans. La prochaine édition se déroulera en février 2021. Pour tout renseignement, consultez la site suivant :

http://www.sanama.fr

  • Le salon des pêches à la mouche de Carhaix, dans le Finistère (département cher à mon coeur), qui se déroulera les 22 & 23 février 2020.

https://www.sortir-en-bretagne.fr/105320/carhaix-plouguer/salon-des-peches-a-la-mouche.html

POUR BIEN DÉBUTER À LA MOUCHE, FAITES APPEL AUX GUIDES :

Outre le fait que les guides vous permettront d’acquérir les rudiments du lancer et de l’entomologie, ils vous enseigneront immédiatement les bons gestes et vous feront monter en puissance très rapidement.

L’investissement financier apparait assez conséquent. Toutefois, rien ne vous oblige à choisir une formule individuelle. Vous pouvez partager les frais avec d’autres « élèves ».

Vous pouvez aussi opter pour une formule du type cagnotte cadeau collectif pour un événement particulier (anniversaires, noël, …) qui vous fera certainement plus plaisir et vous laissera sûrement plus de souvenirs qu’un cadeau classique qui restera, peut être, dans le fond de vos placards.

RIEN NE REMPLACERA JAMAIS L’EXPÉRIENCE ACQUISE AU BORD DE L’EAU :

Pour conclure, n’oubliez jamais que l’expérience, la mise en pratique et l’observation sont des incontournables qui consolideront au fil des années votre socle de base en matière de compétence sur la pêche à la mouche.

Ainsi, quelles que soient les « heures de vol » que vous aurez acquises au bord des différentes rivières que vous fréquenterez ou que vous passerez sur l’étau à monter des artificielles, vous découvrirez toujours quelque chose de nouveau qui éclairera et complètera votre compétence et alimentera votre passion, voire votre addiction.

Éric Le Rest

Tenkara : tout est dans la présentation

Le fait de poser son artificielle au bon endroit est une chose mais, la faire passer sans draguer dans le cercle de vision d’un poisson, en est une autre. Tout repose sur la présentation de votre artificielle.

Il convient, en effet, pour obtenir une bonne présentation de faire preuve d’une infinie délicatesse.

Ainsi, la mouche doit se poser au bon endroit, sans que l’approche soit trop bruyante. Puis, elle doit dériver avec une grande liberté comme si elle n’était pas attachée à un fil de nylon, comme si elle n’avait aucune contrainte.

Il convient donc de veiller à obtenir une bonne dérive, sans tirer sur l’artificielle et sans la faire draguer, surtout si le poisson est bien éduqué. En effet, nous ne disposons pas vraiment du droit à l’erreur si nous voulons éviter d’attiser la méfiance et donc de provoquer un refus.

Pour ce faire, il est préférable de pratiquer de courtes dérives en évitant de poser votre artificielle trop en amont du poste où se trouve une truite. Ceci permettra de diminuer les risques de dragage.

La difficulté réside donc dans le fait de faire tomber discrètement votre artificielle ni trop en amont, ni trop en aval du poste prospecté. Un contact de la mouche avec l’eau qui serait trop énergique, lourd et bruyant effrayerait irrémédiablement le poisson recherché.

La technique du Tenkara facilite grandement la présentation de vos artificielles :


Au Tenkara, j’utilise principalement des bas de ligne ultra-courts (maximum 1,5 m) car les cannes utilisées sont généralement de grande longueur.

Ainsi, la tresse et le bas de ligne ne doivent, en théorie, pratiquement pas reposer à la surface de l’eau. Seuls quelques centimètres du bas de ligne et la mouche sont idéalement en contact avec l’élément liquide.

Ceci permet d’augmenter considérablement la discrétion et la précision.

Il s’agit en réalité et en synthèse d’une véritable sorte de technique de pêche à la mouche posée :

  • dans un premier temps, vous posez votre kebari à la surface de l’eau à l’endroit escompté,
  • vous la laissez dériver sur quelques dizaines de centimètres en ayant votre bras tendu et en faisant en sorte que seule votre mouche soit en contact avec l’élément liquide,
  • puis, en l’absence de touche, vous levez votre canne
  • et enfin, après un mini lancer, vous reposez l’artificielle au même endroit pour une seconde tentative.

Contrairement à la pêche en sèche avec un matériel classique, la technique du Tenkara permet un apprentissage assez simple des items suivants :

  • le geste du lancer,
  • la technique de la pose de la kebari à la surface de l’eau, à l’endroit opportun,
  • la maitrise d’une bonne dérive, comme s’il s’agissait d’un insecte réel.

La longueur de la canne augmentée de celles de la tresse et du bas de ligne permettent d’atteindre largement la plupart des postes où se situent les truites, surtout sur les petites et les moyennes rivières.

En matière de pêche à la mouche, comme pour beaucoup d’autres choses, l’efficacité est, à mon sens, le seul juge de paix.

Or, le Tenkara est une technique d’une redoutable efficience.

Eric Le Rest

Le brochet & la pêche à la mouche

Image impressionnante d’un gros brochet en surface prêt à bondir sur tout ce qui bouge

Les truites et les ombres ne sont pas les seuls poissons qui se capturent grâce à une mouche artificielle. Ainsi, les carnassiers et plus particulièrement le brochet (mais également le black-bass et la perche) mordent très bien aux streamers et autres leurres de surface.

Avec le brochet, les sensations sont au rendez-vous :

Certains moucheurs se sont spécialisés dans cette pêche passionnante qui apporte beaucoup de sensations. Voir monter le “bec” en surface, suivre votre artificielle, l’observer avant de l’enfourner dans des remous jaillissants et des gerbes d’éclaboussures est particulièrement spectaculaire et jouissif !

Algoma Pike Attacks

Great collage of pike attacks in this video made for Algoma Country in Northern Ontario. Lots of wonderful locations to fly fish for big pike on a fly! #algmomacountry Orvis Fly Fishing #DestinationON #gofishinontario

Publiée par The New Fly Fisher sur Lundi 2 décembre 2019

Néanmoins, il ne faut pas imaginer que c’est pour autant facile de capturer un brochet dans tous les étangs ou toutes les rivières de deuxième catégorie, dans n’importe quelle condition et avec n’importe quel leurre ou quel matériel.

Découvrons ensemble cette technique ce pêche à la mouche pour le brochet :

Je souhaite dans cet article vous faire découvrir cette technique impressionnante et palpitante de pêche à la mouche et vous indiquer un certain nombre de bonnes pratiques qui vont vous permettre, je l’espère, de faire la différence:

  • Premièrement, il convient de choisir des rivières ou des étangs pas trop profonds et pas trop envahis par la végétation aquatique.
  • Pour atteindre plus facilement certains postes, il ne faut pas hésiter à utiliser un float tube (1) et porter des lunettes polarisantes pour faciliter le repérage des poissons en état de fébrilité nourricière. Les polarisantes permettent également de suivre l’attaque avec précision et d’éviter tout phénomène de surprise qui joue toujours en défaveur du moucheur.

  • Aux moments les plus chauds de l’année, entre les mois de juin et de septembre (les mois sans “r” contrairement à la dégustation des huîtres), les brochets occupent généralement des postes de chasse proches de la surface. Il s’agit donc d’une pêche estivale de surface pratiquée avec une soie flottante et avec des streamers faiblement plombés. Bien entendu, les brochets se pêchent également en hiver et en profondeur, lorsque les eaux sont froides. Il faut alors utiliser des artificielles très plombées et une soie plongeante, voire très plongeante. Je trouve, à titre personnel, cette pêche hivernale trop monotone et trop rébarbative. Je préfère rester au chaud, devant mon étau, à monter des mouches pour la saison suivante.
Comment un brochet pourrait-il résister longtemps à ce genre d’artificielle ?

Quels leurres ?

Les leurres à fouetter que j’utilise, à titre personnel sont des petits poppers flottants ou de streamers qui sont des artificielles incitatives.

Elles sont composées de matériaux “flashy” du style Krystal Hair ou Flashabou ou des modèles imitatifs comme des libellules, des grenouilles, des souris réalisées en poils de cervidés ou avec des bandelettes de fourrure. A noter qu’il est préférable d’équiper vos artificielles d’un système anti accrochage composé d’un brin de nylon anti-herbe.


Un popper très incitatif équipé d’un système anti-herbe.

L’action de pêche est itinérante: il faut passer d’un poste à l’autre après avoir essayé à 3 ou 4 reprises au même endroit de tenter un brochet en embuscade. Rien ne sert d’insister plus longtemps car soit le brochet est actif et il va se manifester très rapidement, soit il est inactif et il est inutile de perdre son temps…

Il convient de lancer son leurre à côté des postes riches en végétation aquatique (par exemple des nénuphars ou des herbiers d’été) ou des arbres morts, à quelques mètres du bord et de mettre votre streamer immédiatement en activité. L’idéal étant évidemment de repérer les brochets en activité grâce à une chasse de surface et de poser son artificielle à l’endroit prometteur.

Quelle animation ?

Le secret de la réussite consiste à imprimer à son streamer une nage attractive grâce à la vitesse de récupération de sa soie et au tricotage imprimé grâce à sa main gauche.

Il convient de procéder en surface ou juste en dessous de cette dernière à des glissades, des bonds en avant sur de courtes distances et d’amplitudes variées, des relâchers, des nages ondulatoires (succession de plongées et de remontées), des dandinements, des changements de trajectoire, … bref à une animation qui agace et attire l’intérêt du brochet tout en excitant son agressivité.

En cas d’attaque, laissez le brochet se retourner sur votre leurre et, surtout, adoptez un léger différé de ferrage pour conserver d’inoubliables souvenirs.

Je vous conseille de prévoir, sur un moulinet de qualité et dont le frein aura été préalablement bien réglé, un backing d’une longueur de 60 m dans le cas où vous seriez confronté à une belle bagarre avec un très beau poisson.

Quel matériel ?

Au niveau du matériel, vous pouvez utiliser une canne de 9′ ou 9’6 d’action rapide équipée d’un talon de combat et calibrée pour une soie de 7 (de type WF).

Elle permet de lancer de gros streamers volumineux sur de longues distances sans se fatiguer et de combattre de gros poissons.

Des streamers colorés qui donnent de bons résultats

En matière de bas de ligne, il est inutile de finasser. Un bas de ligne de 2,10 m avec une pointe en Kevlar fera très bien l’affaire.

Voici une formule que j’utilise.

La pêche du brochet (Exos Lucius) à la mouche est sportive, captivante et riche en émotions. Elle représente une bonne alternative pour pratiquer la pêche à la mouche sur les rivières de deuxième catégorie, dans les départements qui n’ont pas la chance de posséder des rivières salmonicoles.

80 cm de 50/100, 40 cm de 40/100, 40 cm de 30/100, 50 cm de Kevlar / 4 kgs (avec un raccord boucle dans boucle).

Éric Le Rest.

(1) Le Float Tube est une espèce de petit pneumatique inventé aux USA.

Tonton François aurait adoré, j’en suis certain, pêcher le brochet à la mouche sauf, qu’à l’époque, la technique n’existait pas: elle n’est seulement apparue que dans les années 80.

Il est de plus en plus utilisé par les pêcheurs pour atteindre des portions de rivière sauvages. Ces endroits étaient jusqu’alors totalement inaccessibles des berges et donc quasiment jamais prospectées.

Ces petites embarcations sont légères, discrètes. Il arrive même que des carnassiers ne se rendent pas compte de notre présence dans l’eau à quelques mètre d’eux.

Le flot tube est facilement pilotables (grâce à des palmes montées sur les chaussures de waders). Il n’est pas très onéreux au regard des avantages apportés.

L’utilisation du Float Tube est donc particulièrement recommandée et payante avec, à la clé, des combats limités dans le temps mais très intenses.

Pêcher à la mouche en tandem

Il est bien évidemment possible de pêcher en sèche ou de pêcher en nymphe mais nous avons trop tendance à ne pas imaginer qu’il est tout à fait intéressant et efficace de pratiquer les deux techniques en même temps. C’est ce que j’appelle la pêche en tandem.

Un procédé pourtant simple:

  • Vous utilisez déjà la technique du tandem lorsque vous pêchez en noyée: une artificielle en pointe et une autre en intermédiaire ou en sauteuse. Je vous propose ici de pêcher avec une nymphe en pointe qui sera donc active sous la surface de l’eau et une sèche en sauteuse qui jouera le rôle d’indicateur de touche et qui pourra, en même temps, leurrer des poisons en surface ,
  • La polyvalence est ici de mise car vous pouvez bénéficier de toutes les opportunités liées aux différents stades d’une éclosion,
  • Les ombres apprécient franchement cette technique qui permet de doubler son potentiel de captures. Les truites ne sont pas en reste,
  • Je vous recommande largement d’utiliser cette technique sur des rivières dont les fonds sont globalement de profondeur homogène,
  • La mouche sèche permet de bien visualiser la dérive de la nymphe mais elle doit également conserver tout son potentiel attractif et ne surtout pas être considérée comme une artificielle de “seconde zone”,
  • Bien entendu, cette “sauteuse” doit flotter haut et être visible . Je vous conseille donc fortement d’utiliser des artificielles montées avec du poil de cervidés et couronnées par un petit toupet en matériau synthétique de couleur vive, voire fluo. Pourquoi ne pas avoir recours aux imitations de terrestres ? En tout état de cause le poids de votre nymphe ne doit pas faire couler votre sèche qui doit toujours demeurer en surface. Il convient donc de trouver le juste équilibre entre le poids de l’une et la capacité de flottaison de l’autre.

Quelle technique utiliser pour pêcher en tandem ?

Pour constituer un tandem, la liaison entre la nymphe et la “sauteuse” s’obtient bien entendu à l’aide d’un fil en nylon.

Toutefois, pour ce faire, trois techniques s‘utilisent potentiellement :

  • Le nylon se fixe simplement via un nœud réalisé à la courbure de l’hameçon de votre “sauteuse”. Toutefois, ce montage confère une certaine rigidité à votre sèche qui paraîtra beaucoup  moins “libre” en terme de dérive,
  • Le nylon servant à retenir votre sèche par le biais de son œillet peut également être utilisé. Il suffit de conserver, au lieu de la couper, une pointe excédentaire suffisamment longue pour y nouer votre nymphe. Ainsi, votre “sauteuse” sera beaucoup moins contrainte et donc plus prenante.
  • Comme avec un train de noyées, vous pouvez réaliser une potence de quelques centimètres à laquelle vous attachez votre sèche. Le dragage de votre “sauteuse” sera limité et vous pourrez potentiellement toucher beaucoup plus de poissons.

C’est cette dernière option que j’utilise avec bonheur tout en veillant à éviter tout dragage de ma mouche de surface.

Eric Le Rest.

Pour bien pêcher à la mouche, observez les oiseaux

Les oiseaux qui vivent dans la ripisylve aiment les insectes aquatiques et les insectes terrestres: ils ont donc le même comportement que les poissons.

Quand les oiseaux se “mettent à table”, les poissons ne sont généralement pas en reste !

Comme vous le savez, les moucheurs se doivent d’observer pleinement et parfois longuement l’écosystème dans lequel ils se trouvent afin de:

  •  déterminer l’artificielle qu’ils vont choisir dans leurs boîte parmi le plus souvent un nombre impressionnant de modèles, de tailles, de couleurs, de stades du cycle d’éclosion,…
  • en tirer des enseignements très utiles sur l’activité supposée des truites.

L’observation des oiseaux fait la différence :

Une des bonnes pratiques en matière d’observation consiste à regarder précisément le comportement des oiseaux (les bergeronnettes, les mésanges, les chardonnerets, les rouges-gorges, les fauvettes, les pinsons, les hirondelles, les martinets, les gobe-mouches …) pour déterminer ce qui se passe à la surface de la rivière au bord de laquelle vous vous trouvez.

L’absence totale d’oiseaux n’est généralement pas bon signe pour le pêcheur à la mouche.

Un point particulier est à signaler au sujet des hirondelles: plus elles volent bas, parfois en frôlant la surface de l’eau en donnant des coups de becs dans la surface, et plus c’est un moment propice pour le moucheur.

Éclosion en vue :

Lorsque les oiseaux sont nombreux et se rapprochent franchement de la rivière, il est prévisible qu’une éclosion suivie de gobages des poissons qui nous intéressent soit imminente.

Ces moments précis sont souvent liés à des changements de pression atmosphérique et/ou des changements de temps (par exemple lorsqu’il y a une petite pluie fine par temps chaud, avant et après les orages, quand les nuages sont très bas, …).

Voici un tableau de synthèse qui permet rapidement et, à grosses mailles, de déterminer comment procéder :

Absence d’oiseaux Pas ou très peu d’éclosions Météo perturbée Mouche noyée
Oiseaux en altitude Très petits insectes dans les airs Météo changeante Nymphe et noyée
Oiseaux actifs dans la ripisylve Insectes dans les feuillages / Activité parfois importante des éphémères Pluie fine, nuages bas, températures douces Sèche ou noyée sous les branches et près des berges
Oiseaux en proximité de l’eau Nombreux insectes terrestres et éphémères Avant ou après un orage, tôt le matin ou tard le soir Sèche sur les gobages, nymphe à vue et noyée en début et en fin d’éclosions.
Hirondelles rasant la surface de l’eau Nombreux divers Ephémères de toutes les tailles, insectes terrestres Changement de temps brutal La rivière “bouillonne”. Restez calme et “attaquez vous” aux gobages les uns après les autres, avec méthode !

Eric Le Rest.

Cet article peut également vous intéresser: https://tenkaraworld.com/comment-les-truites-voient-elles-nos-artificielles/

La pêche à la mouche & l’art du mending

Une technique indispensable :

Le  mending qui consiste à repositionner sa soie est une technique indispensable que tout moucheur doit absolument maitriser pour obtenir une bonne dérive de ses mouches artificielles à la surface de l’eau ou, sous la surface, lorsqu’il pêche en noyée.

Ainsi, plus la dérive est naturelle et plus les chances de leurrer les truites sont importantes.

Le mending provient du verbe anglais “to mend” qui signifie “rectifier ou corriger”. Effectivement, nous avons régulièrement besoin de corriger le positionnement de notre soie afin:

  • d’éviter le dragage des mouches à la surface de l’eau
  • d’obtenir de belles dérives.

Il existe plusieurs types de mendings:

  • Le mending droit:

    Lorsque vous effectuez un lancer en travers de la rivière, de l’autre côté de la berge, le courant et les différentes veines d’eau entraînent  la soie en créant une boucle qui fera inévitablement draguer l’artificielle. Le mending permet en une fraction de seconde, par un coup de poignet vers l’amont de la rivière,  d’éviter la formation du ventre mou de la soie. Plus le courant est fort et plus votre geste doit être vif. A signaler que plusieurs mendings doivent parfois être réalisés, l’un après l’autre, en fonction de la vitesse du courant.

  • Le mending courbe:

    Il doit être utilisé en présence de plusieurs veines d’eau avec  des courants de forces différentes voire des parties lentes alternant avec des parties rapides. La courbe amont de la soie à la surface de l’eau s’obtient en effectuant lors du lancer un mouvement de va et vient latéral. Bien entendu, la maitrise parfaite de ce mending nécessite de réaliser un certain nombre de tests préalables au bord de la rivière, par exemple lorsque les poissons ne sont pas en activité et que vous attendez les premiers gobages (autant vous entraîner dans l’intervalle…).

  • Les miniroulés:

    Ils doivent être réalisés de façon successive lorsque la soie est étendue à la surface de l’eau. L’objectif poursuivi est de provoquer des miniroulés sans tirer sur son bas de ligne afin que sa mouche plonge et continue sa dérive de la façon la plus naturelle possible. J’utilise régulièrement cette technique lorsque je pêche en noyée. Elle est remarquablement efficace.

Avec de la pratique, on apprend à progresser dans les techniques du mending et surtout dans le dosage de ses mouvements qui sont souvent trop violents, dans un premier temps, puis lorsqu’ils gagnent en douceur et en fluidité sont des gages de réussite. La clé du succès repose sur la notion de dosage.

Une pratique essentielle :

Comme je vous l’indiquais, la technique du mending est absolument essentielle dans le cadre de la pratique de la pêche à la mouche classique.

A noter que lorsque vous pêchez au Tenkara avec des mouches sèches, les mendings sont moins incontournables car il n’y a pas de soie et, très souvent, seule la mouche repose à la surface de l’eau permettant d’éviter le dragage.

Toutefois, lorsque je pêche en noyée en utilisant la technique du Tenkara, il m’arrive de réaliser régulièrement des mendings pour mieux faire travailler mon train de mouches et donc le rendre plus irrésistible.

Eric Le Rest.

Pour de plus amples informations sur le dragage, vous pouvez consulter utilement l’article suivant: https://tenkaraworld.com/dragage/

Le dragage: le piège à éviter à la pêche à la mouche

Qu’est-ce que le dragage ?

Le dragage provient du mot anglais “drag” et signifie « sillage ».

Il peut être considéré comme un défaut de présentation qui provoque le mouvement suspect de nos artificielles à la surface de l’eau.

Dans ce cas précis, ces dernières sont à la “remorque” du bas de ligne entraîné par le courant.

Ce sillage peut ne pas être facilement perceptible par le pêcheur à la mouche tant il peut être léger.

Toutefois, le résultat est toujours le même: il provoque le calage ou la fuite des poissons qui nous intéressent.

Comment éviter tout dragage, lors de la dérive de nos mouches ?

Lorsque vous pêchez à la mouche de façon classique, vous souhaitez éviter les dérives plus lentes de vos mouches artificielles que les insectes naturels qui sont à la surface de l’eau.

Ainsi, il convient tout d’abord de poser le moins de soie possible sur l’élément liquide.

Cette opération est facilitée par l’utilisation d’une longue canne.

Pas de dragage avec le Tenkara :

A noter que ce problème de dragage n’existe pratiquement pas avec la technique du Tenkara. En effet, au Tenkara nous n’utilisons pas de soie mais un bas de ligne tissé et nos cannes sont relativement longues.

Ainsi la partie du nylon qui est en contact avec l’eau est réduite à sa plus simple expression.

Le bas de ligne en nylon peut éventuellement n’avoir aucun contact avec l’eau lorsque la canne est relevée, car seule la mouche est posée à la surface de la rivière.

Ainsi, vous augmentez donc considérablement vos chances de leurrer un poisson.

Le zigzag :

Pour éviter ce phénomène de sillage, avec un matériel classique, vous pouvez, premièrement, procéder à un poser en zigzag.

Il convient de lancer comme si vous vouliez poser votre artificielle dans l’air en amont du poisson. Vous devez relever un peu le scion de votre canne en fin de lancer.

Votre soie et votre bas de ligne se poseront à la surface de l’eau de façon sinueuse. Ces “ondulations” diminueront sensiblement les effets des différents courants sur votre mouche.

Le lancer courbe :

Seconde possibilité, vous pouvez également réaliser un lancer courbe.

Il convient de basculer votre scion vers l’amont et en le relevant doucement avant le poser de votre artificielle à la surface de l’eau.

Le lancer parachute :

La troisième solution consiste à utiliser un lancer parachute qui permet de réaliser un zigzag au niveau de son bas de ligne.

Pour ce faire, il faut transmettre une grande énergie à la canne pour obtenir une boucle de lancer étroite .

Puis vous bloquez de façon très énergique votre canne à 11 H lors de votre shoot avant.

Cette opération permet de laisser votre soie, votre bas de ligne et votre mouche tomber tout en douceur à la surface de l’eau

La longueur du bas de ligne :

Ultime précision, la longueur de la pointe de votre bas de ligne et la finesse du nylon employé limitent le dragage de vos artificielles à la surface de l’eau.

Eric Le Rest

Pour de plus amples informations sur les lancers, vous pouvez consulter utilement le post suivant: https://tenkaraworld.com/lancers/

L’ouverture & la pêche à la mouche

L’ouverture de la pêche (programmée, en France, tout début mars) est toujours un événement qui alimente, les temps qui précédent, les rêves les plus fous des amoureux de la truite.

L’ouverte attire au bord des rivières de nombreux pêcheurs avides de sensations fortes.

Cette ouverture peut se pratiquer, bien évidemment, grâce à la technique du Tenkara ou également à la pêche à la mouche classique avec de bonnes chances de succès, sans passer pour un “dingue ou un fanatique” auprès des autres pêcheurs.

Il est toutefois préférable d’attendre les heures les plus chaudes de la journée avant de commencer à pêcher. “Le coup de midi” quand les autres pêcheurs, qui ont souvent débuté aux aurores, commencent à être fatigués est souvant le moment idéal …

Votre réussite dépend du niveau de l’eau, de sa couleur et de sa température.

Il convient que les niveaux ne soient pas trop hauts et que l’eau ne soit pas très teintée. En effet, si la rivière est en crue, il vous faudra envisager de rejoindre le haut des bassins, de changer de cours d’eau ou de passer à une autre technique car vous aurez peu de chance de succès.

  • Idem si les eaux sont trop froides, c’est à dire en dessous des 3 à 7 degrés, il ne faut pas espérer réussir une belle journée de pêche très productive. C’est aussi pour cette raison que les eaux de neige glaciales et sales sont à éviter.
  • l’idéal serait d’avoir des eaux relativement basses et claires pour la saison avec une température supérieure à 7 degrés.  A ce propos, je vous conseille d’avoir toujours dans votre gilet un thermomètre qui vous permet de prendre la température de l’eau avant de commencer toute partie de pêche.

 

 

Quelles techniques de pêche à la mouche choisir à l’ouverture ?

Mon premier conseil, c’est d’utiliser la pêche à la mouche noyée. C’est, en tout état de cause, ma technique de prédilection et celle qui me rapporte de très belles surprises en début de saison. Pour en savoir plus, merci de lire l’article sur la pêche en noyée en cliquant sur le lien suivant: https://tenkaraworld.com/pecher-en-noyee/

Vous pouvez également pêcher avec des streamers que vous ferez évoluer le long des berges et des blocs de rochers avec une animation saccadée tout au cours de leur dérive. Pour plus de précisions, vous pouvez vous reporter au post suivant: https://tenkaraworld.com/pecher-au-streamer/

Par eaux basses et claires, vous pouvez utiliser des petits modèles de streamers montés sur des hameçons N°10 très clairs et très brillants.

Si les eaux sont hautes et légèrement teintées, vous est possible de passer aux streamers plus gros (montés sur des hameçons N° 8 à 6) comprenant des yeux (du style chainette de lavabo) et du poil de lapin sur peau avec des couleurs plus “flashy” du style rouge, orange et pourquoi pas fluo.

Je vous souhaite une très belle ouverture !!!

Eric Le Rest.

 


Cet article peut également vous intéresser: https://tenkaraworld.com/la-peche-en-france-un-sport-superstar/