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La pêche en sèche vers l’aval

La régle générale veut que l’on pêche en sèche vers l’amont. Or, la pêche vers l’aval peut aussi être très productive

Lorsqu’on se situe, en wading, au milieu d’une grande rivière, avec de l’eau au dessus de la taille, il peut être très intéressant de pêcher vers aval.

C’est le cas, notamment, lorsque des poissons de taille intéressante se mettent à goder à une dizaine de mètres en dessous de l’endroit où vous vous trouvez dans la rivière.

La pêche en aval permet, dans tous les cas de figure, de faire passer sa mouche avant son bas de ligne et sa soie. Ainsi le poisson en activité ne pourra pas être effrayé par un corps étranger qui lui passe au dessus de la tête avant votre imitation. Les moucheurs qui recherchent les ombres pratiquent souvent cette technique pour éviter d’effaroucher ce poisson fantasque.

Toutefois, vous devez connaître quelques « ficelles » utiles avant de pouvoir utiliser cette technique de façon concluante.

Comment éviter le dragage en pratiquant la pêche vers l’aval ?

Afin d’éviter le problème du dragage, il convient de poser sa soie en zigzag à la surface de l’eau. Ainsi, le courant « avale » les courbes de votre soie pendant que votre artificielle continue une descente tout à fait normale, sous l’action du courant, vers le cône de vision du poisson en activité.

A signaler que le posé en zigzag s’obtient, lors du shoot avant, en donnant à sa canne un mouvement horizontal, latéralement de gauche à droite, avant que sa soie s’étale à la surface de l’eau.

Quid de cette technique au Tenkara ?

A signaler que ce genre de problème n’existe pas au Tenkara dans la mesure où nous pêchons canne haute, bras tendu. Il suffit donc d’abaisser la canne au même rythme que le courant pour limiter considérablement le dragage. Ne pas oublier également les différentes technique d’animation décrites dans l’article suivant : https://tenkaraworld.com/quelle-technique-de-peche-utiliser-au-tenkara/

Utilisez les lancers courbes dans le cadre de la pêche vers l’aval

Avec un matériel à la mouche classique et en présence de plusieurs veines d’eau, les choses peuvent se compliquer. Vous devrez alors pratiquer des lancers courbes.

Pour ce faire, vous rabattrez votre canne, lors du lancer final, vers l’amont ou vers l’aval en fonction de la situation liée au courant intermédiaire qui se trouve devant vous. Le ventre de la soie obtenu permet une dérive correcte lors de la résorption du ventre créé.

A signaler que des mendings peuvent être pratiqués pour corriger les éventuelles erreurs que vous auriez pu commettre.

Au sujet de l’art des mendings, merci de bien vouloir vous reporter à l’article suivant: https://tenkaraworld.com/maitrise-lart-du-mending-pour-de-meilleures-derives/

Comme c’est souvent le cas, ce sont la pratique et l’entraînement qui permettent de maîtriser cette intéressantetechnique du lancer aval.

Eric Le Rest

Le coup du matin est souvent excellent à la mouche

Généralement, les moucheurs se focalisent exclusivement sur le fameux coup du soir. Le coup du matin est, pourtant, souvent excellent

Or, les pêcheurs qui se lèvent tôt peuvent également obtenir de très bons résultats. Pourtant, il s’agit d’une pratique encore assez confidentielle qui permet souvent d’évoluer dans une rivière rien que pour soi. C’est l’heure où la brume flotte encore à la surface de l’eau.

Ainsi, il est envisageable de surprendre de très beaux poissons en activité. Je vous conseille de privilégier les deux techniques suivantes:

  • la pêche au streamer
  • la nymphe

Les streamers et le coup du matin

Classiquement utilisé en début de saison, lorsque les eaux sont hautes, les moucheurs ne pensent pas assez à les sortir de leurs boites durant la période estivale.

En effet, au petit matin, beaucoup de beaux poissons, se positionnent sur les gravières peu profondes ou sur les radiers en fin de pools pour chasser les bancs de vairons. Ces poissonnets représentent pour les truites une forte valeur énergétique, sans trop d’efforts à déployer.

Or, ces grosses truites ne se nourrissent que rarement en surface au cours d’une saison de pêche. Il convient donc de profiter de l’opportunité qui nous est offerte d’explorer utilement toutes ces zones de la rivière. Ce sont ces zones que nous foulons allègrement avec nos chaussures de waders lors des coups du soir.

Par ailleurs, lorsque la végétation aquatique est importante, je vous conseille d’explorer les veines d’eau qui coulent entre les herbiers. Les truites qui sont embusquées sous les renoncules d’eau jaillissent souvent pour s’emparer d’un streamer correctement animé.

Cette pêche technique est facilitée par l’utilisation du Tenkara. En effet, la grande souplesse de la canne et la ligne relativement courte qui est utilisée, permettent d’animer parfaitement le streamer quelques centimètres sous la surface.

Grâce au Tenkara, les touches sur le streamers peuvent même être déclenchées de façon quasi prédictives comme on le ferait en pêchant en noyée.

Quels streamers utiliser ?

Je vous conseille de sélectionner des streamers de couleur plutôt sombres. Ils seront composés avec les matériaux les plus mobiles possibles et montés sur des hameçons de taille 6 à 10.

Les streamers réalisés avec de fines bandelettes de poil de lapin ou du marabout sont parfaits. Vous pouvez éventuellement apporter une petite touche de rouge ou d’orange mais ces couleurs ne doivent absolument pas être dominantes.

Pour savoir plus précisément comment pratiquer cette technique de pêche, merci de bien vouloir vous reporter à l’article suivant : https://tenkaraworld.com/wp-admin/post.php?post=1568&action=edit

La pêche à la nymphe lors du coup du matin

Il s’agit d’une pêche de sioux, très précise et directement tributaire d’une approche très silencieuse de la berge. L’usage des lunettes polarisantes est ici un atout primordial.

Vos chances sont décuplées lorsque vous connaissez bien la rivière prospectée et donc l’endroit où se tiennent les plus beaux poissons.

Cette pêche se pratique en remontant lentement a berge de la rivière. Vous devrez éviter de faire fuir les poissons qui, immanquablement, mettraient en éveil l’ensemble des truites du secteur prospecté.

Une fois que vous avez repéré visuellement un poisson, il convient d’observer son comportement. Le but recherché est d’anticiper la meilleure façon de lui présenter votre nymphe.

Vous devez absolument économiser vos gestes. Il est, par exemple, utile d’avoir recours au lancer arbalète plutôt que de multiplier les faux lancers. La canne, lorsqu’elle est bandé, doit propulser votre nymphe lestée qui vient trouer la surface de l’eau. Elle se positionne, en « one shot », à l’endroit où est sensé passer la truite en maraude.

Là encore, la Tenkara facilite les choses. En effet, le nerf de la canne est excessivement souple et donc plus facile à bander. Inutile de vous soucier du moulinet et de la soie qui est sortie puisqu’il n’y a en pas. La longueur de la canne et de votre ligne étant fixe, le positionnement de votre corps sert de variable d’ajustement en fonction de la cible que vous souhaitez atteindre.

Lorsque votre nymphe repose sur le fond de la rivière, vous devez la relever légèrement d’un coup de poignet quand le poisson s’en approche pour provoquer son attaque. C’est à ce moment que commencent les choses sérieuses !

Quelles nymphes utiliser ?

Outre le fait qu’elles doivent être plombées, comme nous l’avons vu plus haut, je vous conseille d’avoir recours à des gammares (imitations de crevettes d’eau douces) et à des nymphes montées avec des billes de laiton.

Si vous désirez en savoir plus sur la pêche au Tenkara à la nymphe : https://tenkaraworld.com/pecher-a-la-mouche-en-nymphe/

Eric Le Rest

Maîtriser l’art du Mending pour de meilleures derives

Le mending est un geste essentiel de la pêche à la mouche. Il consiste à repositionner sa tresse et/ou sa soie pour éviter qu’elles soient entraînées par le courant.

Cette opération évite que la dérive de l’artificielle ne soit pas naturelle. Un sillage à la surface de l’eau qui pourrait caler irrémédiablement des poissons bien disposés ne doit pas se produire.

Le mot « mending » provient du verbe anglais « to mend » qui signifie « corriger/rectifier ». Ainsi, grâce au mending, le dragage est évité car il est un des ennemis des pêcheurs à la mouche.

Il existe plusieurs types de mending que nous allons passer, ensemble, en revue.

Le mending courbe :

Il est employé sur une surface d’eau parcourue par plusieurs courants de nature différente. Ici, une dérive naturelle n’est pas chose facile à obtenir.

Une analyse visuelle des différents courants en présence est donc toujours préférable avant de commencer à lancer. Cela vous permettra d’imaginer comment votre ligne risque de dériver à la surface de l’eau.

Le mending courbe est provoqué, en fin de lancer et avant que votre artificielle ne se pose à la surface de l’eau, par un mouvement de va-et-vient latéral de la canne.

Bien entendu, seule la pratique au bord de l’eau permet de le maîtriser parfaitement car tout est lié à une question de dosage en fonction de la force des courants.


Le mending droit :

C’est le plus facile à réaliser. Il se pratique pour pêcher un courant de travers et pour éviter que la soie ne forme une boucle.

Un mending droit réussi repositionne la tresse ou la soie au dessus de la mouche. Il diminue ainsi les impacts négatifs de la vitesse de l’eau en surface. Il s’obtient par l’orientation de votre bras qui vous sert à lancer vers l’amont de la rivière, avant que votre artificielle se pose à la surface de l’eau.

Les mini-roulés :

Une fois que la soie a touché la surface de l’eau, il s’agit ici d’effectuer une succession de mini-roulés vers l’amont via cinq à six mouvements continus du poignet sans impacter la dérive de son artificielle.

Le mouvement qui consiste à faire « rouler » sa soie à la surface de l’eau est assez technique à réaliser. Il nécessite un bon dosage et il est grandement facilité par une soie en parfait état.

Je le pratique régulièrement lorsque je pêche en noyée pour permettre à mon train d’artificielles de descendre à la bonne profondeur.

Bien maitrisé, il est très efficace.


Trouver le bon dosage :

L’idéal, lorsqu’un mending est effectué, consiste à repositionner sa soie/sa tresse sans déplacer sa mouche lors de l’exécution du mouvement.

Tout repose donc sur la délicatesse du geste et sur l’anticipation d’un futur dragage de sa mouche à la surface de l’eau.

Ce mouvement, lorsqu’il est bien effectué, permet même de rendre à nouveau pêchante une artificielle mal positionnée. Il peut donc rendre de fiers services en action de pêche.

Eric Le Rest

Les différentes techniques de pêche au Tenkara

Je vous propose de trouver ensemble la technique que vous pourrez utiliser dans le cadre de la pêche au Tenkara.

Les pêcheurs japonais pratiquent classiquement six techniques.

Ces dernières sont progressivement complétées et affinées par les passionnés du Tenkara du monde entier.

Soulignons qu’il existe encore des marges de progression de ces pratiques, selon les différents types de pêche utilisés :

  • En amont ou en aval
  • Pêche en sèche
  • Pratique de la mouche noyée
  • Nymphe à vue ou au fil
  • Pêche au streamer

Ainsi, vous pouvez trouver et apporter à la communauté des pêcheurs au Tenkara votre touche personnelle.

Votre savoir-faire peut donc compléter utilement ces six techniques de base décrites ci-après :

1. La technique de la dérive inerte au Tenkara :

Il s’agit ici d’une technique de base de la pêche à la mouche classique.

Elle est pratiquée en sèche, en lançant son artificielle en amont d’un gobage ou d’un poste où un poisson en sensé être positionné.

La kebari suit le courant de la rivière. A chaque fin de dérive, lorsqu’elle revient vers le moucheur, l’artificielle est relancée en amont.

En résumé, vous lancez puis vous étendez votre bras qui tient la canne pour suivre le courant.

Pour éviter le dragage de votre kebari, seule une toute petite portion du bas de ligne doit être en contact avec l’eau.

Idéalement, si uniquement votre kebari pouvait reposer à la surface de l’eau, ça serait parfait.

La parfaite maîtrise de cette technique repose sur le bon positionnement de votre bras qui tient la canne. En effet, au fur et à mesure que votre artificielle dérive, vous devez relever votre bras en extension pour limiter au strict minimum la portion de nylon en contact avec l’élément liquide.

2. La dépose statique de votre kebari :

On utilise cette technique lorsqu’on pêche à travers le courant ou légèrement en aval. Dans ce cas de figure on recherche à immobiliser son artificielle sur un même périmètre très limité de la rivière.

On lance sa kebari à un endroit précis, on la laisse dériver pendant deux secondes puis on la replace au même endroit qu’initialement. Cette opération peut être réitérée à trois ou quatre reprises.

Si le repositionnement de votre artificielle est réalisé tout en douceur, le poisson qui se tient à cet endroit ne sera pas effrayé. Il pourra même se laisser tenter au troisième voire au quatrième passage en n’étant même pas «interloqué » par les passages précédents. On peut être amené à penser que l’attrait de la nourriture est supérieur à la mémoire vive des poissons !

Puis, bien entendu, on change régulièrement de poste, en descendant la rivière un peu plus bas, là où est sensé se tenir un nouveau poisson.

3. La combinaison de la dérive inerte et de la dépose statique (1 + 2) :

Cette technique se pratique en aval.

On lance sa kebari et on la pose, à contre courant, au niveau d’un poste identifié.

On la laisse dériver sur une distance d’environ 30 à 40 cm puis on relance d’un seul coup de poignet et on la laisse dériver une nouvelle fois au même endroit.

Cette opération accompagné d’un geste circulaire de la main, canne tendue, est répétée à plusieurs reprises. Le but recherché est de poser son artificielle et de la laisser s’approcher du poisson.


4. Une technique du Tenkara : L’ancrage

Cette technique s’utilise en amont, en travers du courant ou en aval.

Grâce à son bras tendu et des gestes de bas en haut, on donne à la kebari un mouvement de bas en haut comme si un insecte naturel émergeait à la surface de l’eau.

Ainsi, l’artificielle rentre et ressort de l’eau régulièrement, à répétition.

En utilisant cette technique, il faut bien avoir en tête trois éléments importants :

  • quelques centimètres uniquement de la ligne doivent rentrer dans l’eau
  • le succès de cette animation est lié au rythme avec lequel on effectue le geste de bas en haut avec le bras
  • les hackles de la collerette montés vers l’avant sur les kebari jouent ici pleinement leur rôle. L’action du courant donne à l’artificielle un côté pulsatile. Les hackles émettent des vibrations qui donnent une apparence de vie liée à la fébrilité de l’émergence.

5. La dérive animée de la kebari :

Cette technique se pratique en lançant en travers et légèrement en aval son artificielle et s’apparente grandement à la pêche en noyée.

Une fois posée, il convient de laisser couler son artificielle et de la mettre en action en l’animant sous la surface, à la bonne profondeur.

Pour ce faire, il faut tirer doucement d’une dizaine de centimètre la mouche vers soi, bras tendu, en donnant quelques légers coups de poignet.

Puis on relâche en la faisant dériver le long des rochers ou des herbiers positionnés dans la rivière.

Il convient de répéter cette opération tout au long de la dérive.

Avec de l’expérience et quand les poissons sont bien disposés, nous arrivons à :

  • suivre visuellement sa ou ses mouches sous la surface de l’eau
  • déclencher les touches de façon quasi prédictive.

C’est ce qui rend cette pêche si attrayante et si passionnante !

6. La technique combinatoire liée au Tenkara :

Il s’agit d’une pêche sous la surface de l’eau, en amont ou en aval, et qui mixe toutes les techniques indiquées précédemment.

On les utilise selon son inspiration du moment, les conditions de pêche ou en fonction de l’endroit de la rivière où on se trouve.

Ainsi, sur des portions de dérive, une fois votre kebari immergée, on combine et on panache la dérive inerte, la dépose statique, l’encrage et la dérive animée.

L’important est de prendre le plus de plaisir possible tout en étant efficace.

Pour conclure, la technique que vous utiliserez au Tenkara est directement liée :

  • au type de pêche que vous aimez spontanément pratiquer
  • à votre maîtrise en liaison avec l’expérience accumulée au bord de l’eau
  • aux circonstances de pêche. Il est clair qu’en présence de nombreux gobages, vous allez chercher à pêcher en sèche et pas monter un streamer au bout de votre ligne
  • aux résultats concluants que vous avez préalablement enregistrés lors de précédentes sorties de pêche.

Eric Le Rest

Bien débuter à la pêche à la mouche

Bien débuter à la pêche à la mouche :

La pêche à la mouche, comme toutes les passions et/ou tous les sports, possède sa propre terminologie et ses propres codes qui ne sont pas toujours très simples à appréhender pour les débutants. Comment bien débuter à la pêche à la mouche ?

Nous sommes à l’heure où la collaboration et la transversalité sont des valeurs de plus en plus mises sous les feux des projecteurs.

Ainsi, je vais essayer, le plus simplement possible, de transmettre aux débutants qui souhaitent s’initier et monter rapidement en puissance les différentes clés et les voies à emprunter pour les aider à lever les premiers obstacles auxquels ils vont être confrontés.

En premier lieu, le conseil que je souhaiterais mettre en exergue est de débuter la pêche à la mouche par la technique du Tenkara.

Pour ce faire, j’ai réalisé deux cartes heuristiques recensant les atouts du Tenkara par rapport à la technique de la pêche à la mouche classique :


Comme vous pouvez le constater, la technique du Tenkara vous permet de vous mettre le pied à l’étrier plus facilement en évitant de vous tromper. Il serait dommage de acquérir de mauvais gestes, de dépenser des sommes trop importantes. Par contre, il est important que vous preniez rapidement des poissons et du plaisir.

RENSEIGNEZ-VOUS AUPRÈS DES DÉTAILLANTS D’ARTICLES DE PÊCHE :

En fait, rester seul serait le meilleur moyen de vous décourager ou d’acquérir de mauvais gestes dont il vous sera très difficile, à postériori, de vous débarrasser.

Allez donc vous balader dans les magasins d’articles de pêche proches de chez vous ou sur le net, essayer de glaner tous les renseignement utiles et de poser toutes les questions qui vous viennent à l’esprit. A signaler que certains sites possèdent des numéros verts que vous pouvez contacter et les conseils donnés sont souvent de très bonnes factures

Généralement, les commerçants adorent parler de leur passion et vous mettront en contact avec des initiés, un club ou un guide pêche.

CONSULTEZ INTERNET :

Il est vrai que lorsque j’ai commencé à pêcher à la mouche en 1968, Internet n’existait pas (très loin de là…) et les « vieilles mains » étaient très avares du moindre renseignement…

Aujourd’hui, bien heureusement, les choses ont bien évolué. Les apprentis moucheurs se retrouvent, à l’inverse, face à une profusion de sources. Ces dernières peuvent générer une surabondance d’informations. Il est parfois compliqué d’en retirer la substantifique moelle.

Néanmoins, il est préférable de se voir proposer une masse d’informations et de réaliser un tri plutôt que de ne pas en avoir du tout, ou très peu et/ou pas forcément pertinentes.

POUR BIEN DÉBUTER À LA MOUCHE, JE VOUS CONSEILLE DONC DE :

  • vous inscrire sur les groupes Facebook (vous pouvez consulter mon profil sur lequel je poste très régulièrement des informations https://www.facebook.com/eric.lerest.9 ) autour de la pêche à la mouche pour échanger avec des sachants,

  • consulter des principaux réseaux sociaux comme Instagram, Pinterest et YouTube. Ils permettent la découvert de magnifiques photos et/vidéos au sujet de notre passion.

Bien entendu, les différents sites, forums, blogues et revues papier, voire dématérialisées, complèteront utilement votre référentiel de base et vous fourniront une mine de renseignements utiles.

ADRESSEZ VOUS AUX CLUBS :

Si vous en avez un proche de chez vous, n’hésitez pas. C’est le meilleur moyen de progresser rapidement en termes de casting . Les clubs organisent généralement des séances très régulièrement pour vous apprendre à lancer. Idées pour le montage des artificielles, en dehors de la saison de pêche.

Bien entendu, durant la saison, des sorties au bord des rivières permettent également au débutants de progresser très rapidement.

Ainsi, pour connaître les coordonnées des différents clubs sur notre territoire, vous pouvez consulter utilement le site de la Fédération Française des pêcheurs à la mouche ://www.ffpml.fr/

FRÉQUENTEZ LES SALONS SPÉCIALISÉS :

Même si les salons ne sont pas aussi nombreux en France qu’à l’étranger, il me paraissent incontournables pour :

  • rencontrer de nombreux passionnés, des clubs et des milieux spécialisés de la pêche à la mouche,

Deux salons, font référence à mes yeux :

  • Le salon de la mouche à Saint Etienne organisé tous les deux ans. La prochaine édition se déroulera en février 2021. Pour tout renseignement, consultez la site suivant :

http://www.sanama.fr

  • Le salon des pêches à la mouche de Carhaix, dans le Finistère (département cher à mon coeur), qui se déroulera les 22 & 23 février 2020.

https://www.sortir-en-bretagne.fr/105320/carhaix-plouguer/salon-des-peches-a-la-mouche.html

POUR BIEN DÉBUTER À LA MOUCHE, FAITES APPEL AUX GUIDES :

Outre le fait que les guides vous permettront d’acquérir les rudiments du lancer et de l’entomologie, ils vous enseigneront immédiatement les bons gestes et vous feront monter en puissance très rapidement.

L’investissement financier apparait assez conséquent. Toutefois, rien ne vous oblige à choisir une formule individuelle. Vous pouvez partager les frais avec d’autres « élèves ».

Vous pouvez aussi opter pour une formule du type cagnotte cadeau collectif pour un événement particulier (anniversaires, noël, …) qui vous fera certainement plus plaisir et vous laissera sûrement plus de souvenirs qu’un cadeau classique qui restera, peut être, dans le fond de vos placards.

RIEN NE REMPLACERA JAMAIS L’EXPÉRIENCE ACQUISE AU BORD DE L’EAU :

Pour conclure, n’oubliez jamais que l’expérience, la mise en pratique et l’observation sont des incontournables qui consolideront au fil des années votre socle de base en matière de compétence sur la pêche à la mouche.

Ainsi, quelles que soient les « heures de vol » que vous aurez acquises au bord des différentes rivières que vous fréquenterez ou que vous passerez sur l’étau à monter des artificielles, vous découvrirez toujours quelque chose de nouveau qui éclairera et complètera votre compétence et alimentera votre passion, voire votre addiction.

Éric Le Rest

Tenkara : tout est dans la présentation

Le fait de poser son artificielle au bon endroit est une chose mais, la faire passer sans draguer dans le cercle de vision d’un poisson, en est une autre. Tout repose sur la présentation de votre artificielle.

Il convient, en effet, pour obtenir une bonne présentation de faire preuve d’une infinie délicatesse.

Ainsi, la mouche doit se poser au bon endroit, sans que l’approche soit trop bruyante. Puis, elle doit dériver avec une grande liberté comme si elle n’était pas attachée à un fil de nylon, comme si elle n’avait aucune contrainte.

Il convient donc de veiller à obtenir une bonne dérive, sans tirer sur l’artificielle et sans la faire draguer, surtout si le poisson est bien éduqué. En effet, nous ne disposons pas vraiment du droit à l’erreur si nous voulons éviter d’attiser la méfiance et donc de provoquer un refus.

Pour ce faire, il est préférable de pratiquer de courtes dérives en évitant de poser votre artificielle trop en amont du poste où se trouve une truite. Ceci permettra de diminuer les risques de dragage.

La difficulté réside donc dans le fait de faire tomber discrètement votre artificielle ni trop en amont, ni trop en aval du poste prospecté. Un contact de la mouche avec l’eau qui serait trop énergique, lourd et bruyant effrayerait irrémédiablement le poisson recherché.

La technique du Tenkara facilite grandement la présentation de vos artificielles :


Au Tenkara, j’utilise principalement des bas de ligne ultra-courts (maximum 1,5 m) car les cannes utilisées sont généralement de grande longueur.

Ainsi, la tresse et le bas de ligne ne doivent, en théorie, pratiquement pas reposer à la surface de l’eau. Seuls quelques centimètres du bas de ligne et la mouche sont idéalement en contact avec l’élément liquide.

Ceci permet d’augmenter considérablement la discrétion et la précision.

Il s’agit en réalité et en synthèse d’une véritable sorte de technique de pêche à la mouche posée :

  • dans un premier temps, vous posez votre kebari à la surface de l’eau à l’endroit escompté,
  • vous la laissez dériver sur quelques dizaines de centimètres en ayant votre bras tendu et en faisant en sorte que seule votre mouche soit en contact avec l’élément liquide,
  • puis, en l’absence de touche, vous levez votre canne
  • et enfin, après un mini lancer, vous reposez l’artificielle au même endroit pour une seconde tentative.

Contrairement à la pêche en sèche avec un matériel classique, la technique du Tenkara permet un apprentissage assez simple des items suivants :

  • le geste du lancer,
  • la technique de la pose de la kebari à la surface de l’eau, à l’endroit opportun,
  • la maitrise d’une bonne dérive, comme s’il s’agissait d’un insecte réel.

La longueur de la canne augmentée de celles de la tresse et du bas de ligne permettent d’atteindre largement la plupart des postes où se situent les truites, surtout sur les petites et les moyennes rivières.

En matière de pêche à la mouche, comme pour beaucoup d’autres choses, l’efficacité est, à mon sens, le seul juge de paix.

Or, le Tenkara est une technique d’une redoutable efficience.

Eric Le Rest

Le brochet & la pêche à la mouche

Image impressionnante d’un gros brochet en surface prêt à bondir sur tout ce qui bouge

Les truites et les ombres ne sont pas les seuls poissons qui se capturent grâce à une mouche artificielle. Ainsi, les carnassiers et plus particulièrement le brochet (mais également le black-bass et la perche) mordent très bien aux streamers et autres leurres de surface.

Avec le brochet, les sensations sont au rendez-vous :

Certains moucheurs se sont spécialisés dans cette pêche passionnante qui apporte beaucoup de sensations. Voir monter le “bec” en surface, suivre votre artificielle, l’observer avant de l’enfourner dans des remous jaillissants et des gerbes d’éclaboussures est particulièrement spectaculaire et jouissif !

Algoma Pike Attacks

Great collage of pike attacks in this video made for Algoma Country in Northern Ontario. Lots of wonderful locations to fly fish for big pike on a fly! #algmomacountry Orvis Fly Fishing #DestinationON #gofishinontario

Publiée par The New Fly Fisher sur Lundi 2 décembre 2019

Néanmoins, il ne faut pas imaginer que c’est pour autant facile de capturer un brochet dans tous les étangs ou toutes les rivières de deuxième catégorie, dans n’importe quelle condition et avec n’importe quel leurre ou quel matériel.

Découvrons ensemble cette technique ce pêche à la mouche pour le brochet :

Je souhaite dans cet article vous faire découvrir cette technique impressionnante et palpitante de pêche à la mouche et vous indiquer un certain nombre de bonnes pratiques qui vont vous permettre, je l’espère, de faire la différence:

  • Premièrement, il convient de choisir des rivières ou des étangs pas trop profonds et pas trop envahis par la végétation aquatique.
  • Pour atteindre plus facilement certains postes, il ne faut pas hésiter à utiliser un float tube (1) et porter des lunettes polarisantes pour faciliter le repérage des poissons en état de fébrilité nourricière. Les polarisantes permettent également de suivre l’attaque avec précision et d’éviter tout phénomène de surprise qui joue toujours en défaveur du moucheur.

  • Aux moments les plus chauds de l’année, entre les mois de juin et de septembre (les mois sans “r” contrairement à la dégustation des huîtres), les brochets occupent généralement des postes de chasse proches de la surface. Il s’agit donc d’une pêche estivale de surface pratiquée avec une soie flottante et avec des streamers faiblement plombés. Bien entendu, les brochets se pêchent également en hiver et en profondeur, lorsque les eaux sont froides. Il faut alors utiliser des artificielles très plombées et une soie plongeante, voire très plongeante. Je trouve, à titre personnel, cette pêche hivernale trop monotone et trop rébarbative. Je préfère rester au chaud, devant mon étau, à monter des mouches pour la saison suivante.
Comment un brochet pourrait-il résister longtemps à ce genre d’artificielle ?

Quels leurres ?

Les leurres à fouetter que j’utilise, à titre personnel sont des petits poppers flottants ou de streamers qui sont des artificielles incitatives.

Elles sont composées de matériaux “flashy” du style Krystal Hair ou Flashabou ou des modèles imitatifs comme des libellules, des grenouilles, des souris réalisées en poils de cervidés ou avec des bandelettes de fourrure. A noter qu’il est préférable d’équiper vos artificielles d’un système anti accrochage composé d’un brin de nylon anti-herbe.


Un popper très incitatif équipé d’un système anti-herbe.

L’action de pêche est itinérante: il faut passer d’un poste à l’autre après avoir essayé à 3 ou 4 reprises au même endroit de tenter un brochet en embuscade. Rien ne sert d’insister plus longtemps car soit le brochet est actif et il va se manifester très rapidement, soit il est inactif et il est inutile de perdre son temps…

Il convient de lancer son leurre à côté des postes riches en végétation aquatique (par exemple des nénuphars ou des herbiers d’été) ou des arbres morts, à quelques mètres du bord et de mettre votre streamer immédiatement en activité. L’idéal étant évidemment de repérer les brochets en activité grâce à une chasse de surface et de poser son artificielle à l’endroit prometteur.

Quelle animation ?

Le secret de la réussite consiste à imprimer à son streamer une nage attractive grâce à la vitesse de récupération de sa soie et au tricotage imprimé grâce à sa main gauche.

Il convient de procéder en surface ou juste en dessous de cette dernière à des glissades, des bonds en avant sur de courtes distances et d’amplitudes variées, des relâchers, des nages ondulatoires (succession de plongées et de remontées), des dandinements, des changements de trajectoire, … bref à une animation qui agace et attire l’intérêt du brochet tout en excitant son agressivité.

En cas d’attaque, laissez le brochet se retourner sur votre leurre et, surtout, adoptez un léger différé de ferrage pour conserver d’inoubliables souvenirs.

Je vous conseille de prévoir, sur un moulinet de qualité et dont le frein aura été préalablement bien réglé, un backing d’une longueur de 60 m dans le cas où vous seriez confronté à une belle bagarre avec un très beau poisson.

Quel matériel ?

Au niveau du matériel, vous pouvez utiliser une canne de 9′ ou 9’6 d’action rapide équipée d’un talon de combat et calibrée pour une soie de 7 (de type WF).

Elle permet de lancer de gros streamers volumineux sur de longues distances sans se fatiguer et de combattre de gros poissons.

Des streamers colorés qui donnent de bons résultats

En matière de bas de ligne, il est inutile de finasser. Un bas de ligne de 2,10 m avec une pointe en Kevlar fera très bien l’affaire.

Voici une formule que j’utilise.

La pêche du brochet (Exos Lucius) à la mouche est sportive, captivante et riche en émotions. Elle représente une bonne alternative pour pratiquer la pêche à la mouche sur les rivières de deuxième catégorie, dans les départements qui n’ont pas la chance de posséder des rivières salmonicoles.

80 cm de 50/100, 40 cm de 40/100, 40 cm de 30/100, 50 cm de Kevlar / 4 kgs (avec un raccord boucle dans boucle).

Éric Le Rest.

(1) Le Float Tube est une espèce de petit pneumatique inventé aux USA.

Tonton François aurait adoré, j’en suis certain, pêcher le brochet à la mouche sauf, qu’à l’époque, la technique n’existait pas: elle n’est seulement apparue que dans les années 80.

Il est de plus en plus utilisé par les pêcheurs pour atteindre des portions de rivière sauvages. Ces endroits étaient jusqu’alors totalement inaccessibles des berges et donc quasiment jamais prospectées.

Ces petites embarcations sont légères, discrètes. Il arrive même que des carnassiers ne se rendent pas compte de notre présence dans l’eau à quelques mètre d’eux.

Le flot tube est facilement pilotables (grâce à des palmes montées sur les chaussures de waders). Il n’est pas très onéreux au regard des avantages apportés.

L’utilisation du Float Tube est donc particulièrement recommandée et payante avec, à la clé, des combats limités dans le temps mais très intenses.

Pêche à la mouche: comment éviter le vrillage ?

Une mouche de mai “traditionnelle” montée avec des ailes qui provoquent systématiquement le vrillage des bas de ligne.

Plus les mouches que vous utilisez sont volumineuses, plus elles offrent une résistance à l’air lors de vos faux lancers et plus votre bas de ligne est soumis à rude épreuve avec une fâcheuse tendance au vrillage.

Bien entendu, lorsqu’un bas de ligne est vrillé, il devient absolument impossible de réaliser de belles belles dérives et de bonnes présentations sous l’effet d’un nylon transformé en “tire-bouchon”. Vous n’avez alors qu’à changer toute votre pointe qui est devenue inutilisable, voire à refaire une grande partie de votre bas de ligne.

Ce phénomène indésirable se produit régulièrement lorsque vous utilisez de grandes artificielles rigides, je pense notamment à la mouche de mai. Lors de vos faux lancers, votre mouche se comporte comme une pale d’hélicoptère qui tourne autour de l’axe constitué par votre bas de ligne.

Certaines imitations de cette boite à mouches m’interpellent car elles doivent entraîner des vrillages quasi systématiques des bas de ligne !

Alors, comment éviter ce phénomène de vrillage qui est indésirable et frustrant ? Voici quelques éléments de réponse:

Les ailes sont problématiques et engendre le vrillage:

  • En premier lieu, évitez les artificielles avec des ailes comme on en voit encore trop souvent dans la littérature halieutique (voir les deux photographies de cet article). En ce qui concerne les imitations de mouche de mai, il s’agit des fameuses deux ailes de plumes de flancs de canard qui sont montées dos à dos sur la hampe de l’hameçon. Ces imitations flattent l’œil du pêcheur mais s’avèrent être de véritables “éoliennes” et vrillent immédiatement les bas de ligne sauf à utiliser des pointes d’au minimum 20/100 ce qui est totalement irréaliste sur des poissons éduqués.

Le choix du CDC :

  • Choisissez des artificielles dépouillées composées avec du CDC (Cul de Canard) ou avec des poils de cervidés. Le CDC n’offre que peu de résistance à l’air et donne à votre artificielle une impression supplémentaire de vie grâce à son côté pulsatile. Vos mouches flottent également plus bas ce qui imite avantageusement le stade émergent.
Imitations de mouches de mai réalisées avec du croupion de canard.

Le choix de la modernité :

  • Réduisez les hackles (plumes de cou de coq) qui ont pour vocation d’imiter les pattes des éphémères et optez pour des matériaux modernes hydrophobes: polypropylène, dubbings divers et variés. Si vous souhaitez néanmoins utiliser des collerettes formées par des hackles sur vos montages, limitez à deux tours autour de la hampe de l’hameçon et utilisez des hackles courts.

Des bas de ligne raisonnables :

  • Optez pour des bas de ligne de longueur raisonnable. Inutile d’utiliser, comme pour la pêche en nymphe, des bas de ligne extra longs: ils ne devront pas dépasser les 4 m – 4,5 m. Vous ne pouvez pas non plus avoir recours à des longueurs de bas de ligne moins importantes si vous souhaitez éviter le phénomène de dragage: comme pour beaucoup d’autres choses, il faut donc trouver un juste équilibre.

Le bon choix des nylons pour éviter le vrillage :

  • Enfin, utilisez des nylons de dernière génération en fluorocarbone qui possèdent les cinq avantages suivants: ils sont plus résistants, plus raides, plus coulissants, plus transparents et sans mémoire.

Ne sous-estimez pas le phénomène de vrillage car il peut gâcher une partie de pêche et ruiner tous vos espoirs, surtout lorsqu’il se produit en plein milieu d’un éclosion prometteuse ?

Éric Le Rest.

Une imitation d’Ephéméra Danica confectionnée par mes soins et que j’utilise régulièrement.

Pêche à la mouche: efficace comme les fourmis !

En premier lieu, tout moucheur devrait posséder des imitations de fourmis dans ses boites tant les truites et les ombres en sont friands.

Ces imitations sont des mouches estivales incontournables.

Je vous parle ici des fourmis ailées qui partent en essaimage, au cœur de l’été, durant les périodes de grosses chaleurs.

En effet, lorsque l’atmosphère est lourde, elles essaient de fonder de nouvelles colonies.

Malencontreusement, il leur arrive de tomber en abondance à la surface de nos rivières préférées.


Les fourmis, des terrestres sont irrésistibles:

En fait, nos partenaires adorent venir en surface cueillir ces petites terrestres. Ce sont souvent les seules espèces à les intéresser, même en présence de nombreux autres éphémères.

Lorsque vous avez essayé bon nombre d’artificielles et que rien ne marche, pensez donc à choisir des imitations de fourmis ailées.

C’est très souvent gage de réussite même lorsqu’il n’y a pas de fourmis à la surface de l’eau.

D’une manière générale les gobages sur les fourmis sont très discrets, furtifs mais très souvent en nombre important.

Par expérience, vous avez intérêt à choisir une imitation la plus réaliste possible car les truites et les ombres sont très regardants.

Par ailleurs, c’est surtout le cas si vous pêchez sur des grands lisses aux courants assez lents.

Faites le bon choix :

Il convient de bien veiller à utiliser des imitations, composées de résines UV et de Foam, de la même taille que celles qui sont présentes à la surface de l’eau.

Ainsi, vous pouvez donc, selon la taille, utilisez des modèles de fourmis montés sur des hameçons compris entre le n° 16 et le n° 22.

Je vous conseille de choisir généralement de choisir des imitation couleur noire et parfois de couleur rouge.

Il est préférable d’avoir dans ses boites des modèles de fourmis confectionnées avec les deux couleurs.

Ne pas hésiter à utiliser du Foam, matériau moderne qui donne une flottabilité extraordinaire à votre imitation.

Avec des artificielles d’aussi petite taille, vous devez recourir à de longs bas de ligne qui se terminent par de longues pointes en 10/100, voire en 8/100.

A noter que vous pouvez également utiliser les imitations de fourmis sous la surface.

Ainsi, il m’arrive souvent de pêcher en noyée, avec trois fourmis de taille et de poids différents et j’obtiens des résultats tout à fait satisfaisants.

Éric Le Rest.

Les fourmis de ma boite à mouche.

Pêcher à la mouche en tandem

Il est bien évidemment possible de pêcher en sèche ou de pêcher en nymphe mais nous avons trop tendance à ne pas imaginer qu’il est tout à fait intéressant et efficace de pratiquer les deux techniques en même temps. C’est ce que j’appelle la pêche en tandem.

Un procédé pourtant simple:

  • Vous utilisez déjà la technique du tandem lorsque vous pêchez en noyée: une artificielle en pointe et une autre en intermédiaire ou en sauteuse. Je vous propose ici de pêcher avec une nymphe en pointe qui sera donc active sous la surface de l’eau et une sèche en sauteuse qui jouera le rôle d’indicateur de touche et qui pourra, en même temps, leurrer des poisons en surface ,
  • La polyvalence est ici de mise car vous pouvez bénéficier de toutes les opportunités liées aux différents stades d’une éclosion,
  • Les ombres apprécient franchement cette technique qui permet de doubler son potentiel de captures. Les truites ne sont pas en reste,
  • Je vous recommande largement d’utiliser cette technique sur des rivières dont les fonds sont globalement de profondeur homogène,
  • La mouche sèche permet de bien visualiser la dérive de la nymphe mais elle doit également conserver tout son potentiel attractif et ne surtout pas être considérée comme une artificielle de “seconde zone”,
  • Bien entendu, cette “sauteuse” doit flotter haut et être visible . Je vous conseille donc fortement d’utiliser des artificielles montées avec du poil de cervidés et couronnées par un petit toupet en matériau synthétique de couleur vive, voire fluo. Pourquoi ne pas avoir recours aux imitations de terrestres ? En tout état de cause le poids de votre nymphe ne doit pas faire couler votre sèche qui doit toujours demeurer en surface. Il convient donc de trouver le juste équilibre entre le poids de l’une et la capacité de flottaison de l’autre.

Quelle technique utiliser pour pêcher en tandem ?

Pour constituer un tandem, la liaison entre la nymphe et la “sauteuse” s’obtient bien entendu à l’aide d’un fil en nylon.

Toutefois, pour ce faire, trois techniques s‘utilisent potentiellement :

  • Le nylon se fixe simplement via un nœud réalisé à la courbure de l’hameçon de votre “sauteuse”. Toutefois, ce montage confère une certaine rigidité à votre sèche qui paraîtra beaucoup  moins “libre” en terme de dérive,
  • Le nylon servant à retenir votre sèche par le biais de son œillet peut également être utilisé. Il suffit de conserver, au lieu de la couper, une pointe excédentaire suffisamment longue pour y nouer votre nymphe. Ainsi, votre “sauteuse” sera beaucoup moins contrainte et donc plus prenante.
  • Comme avec un train de noyées, vous pouvez réaliser une potence de quelques centimètres à laquelle vous attachez votre sèche. Le dragage de votre “sauteuse” sera limité et vous pourrez potentiellement toucher beaucoup plus de poissons.

C’est cette dernière option que j’utilise avec bonheur tout en veillant à éviter tout dragage de ma mouche de surface.

Eric Le Rest.