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L’odorat des poissons

Qu’on se le dise: les  poissons possèdent un odorat extrèmement développé !

Leurs fosses nasales leur permettent de détecter une proie, un danger, des congénères… et également de s’orienter.

Ainsi, il est scientifiquement prouvé que les migrateurs sont guidés vers leur rivière d’origine par les odeurs spécifiques produites par ces dernières.

Bien entendu, toutes les capacités que possèdent les poissons en la matière n’ont pas encore été découvertes au niveau scientifique mais des études pointues sont en cours.

Il est important de savoir que les insectes aquatiques émettent des odeurs, des ondes chimiques sous forme de phéromones sexuelles qui guident les éclosions et communiquent des signaux olfactifs aux truites par le biais de l’eau:

  • selon la puissance de ces signaux, elles se mettent en chasse de leurs proies.

 

  • selon l’intensité des éclosions elles se mettent à gober en fonction des insectes attendus suivant  leur odeur et leur préférence.

On se demande souvent comment les truites font pour « se passer le mot » et se mettre en activité en même temps à un moment précis: je suis persuadé que ces odeurs véhiculées dans l’eau constitue le vecteur primordial qui donne le top départ de l’activité de nos partenaires.

Bien entendu, ces signaux olfactifs sont également couplés avec les signaux visuels: les deux se complètent et doivent correspondre à la mémorisation qu’en font les poissons. En cas de différence entre ces deux signaux, les poissons éduqués se méfieront et marqueront très certainement un refus rédhibitoire.

Il existe certainement des parfums qui marquent l’eau selon les saisons, selon les moments de la journée et en fonction des éclosions: le perception olfactive de la mouche de mai doit être très différente de celle des sedges mais parfois ces odeurs peuvent se mêler selon les insectes présents sur la rivière et selon le stade des différentes éclosions.

Chaque poisson, en fonction de ses goûts et de ses habitudes alimentaires doit très certainement « faire son marché »…

C’est pour cette raison que je vous préconise de saisir le moins possible vos artificielles entre vos doigts afin de les imprégner à minima de votre odeur, surtout si vos mains sont parfumées avec le savon que vous utilisez ou sentent l’odeur de la cigarette si vous fumez.

A noter que les diverses pollutions agricoles (notamment l’utilisation des pesticides) et les métaux lourds rejetés dans les rivières détruisent les capacités olfactives des poissons et entraînent un impact négatif sur la chaîne alimentaire.

Il faut donc que nous en prenions rapidement conscience et que nous agissions pour préserver ces écosystèmes complexes si nous voulons que des poissons en pleine forme peuplent encore nos rivières, dans quelques dizaines d’années, pour le plaisir des prochaines générations !

Eric Le Rest.

Si vous êtes intéressé par les autres capacités des truites, vous pouvez également consulter utilement le post suivant: https://tenkaraworld.com/comment-les-truites-voient-elles-nos-artificielles/

 

Découvrez le Tenkara

   

Une alliance subtile entre tradition et modernité:

Le Tenkara est une technique ancestrale de pêche à la mouche originaire du Japon.

Au pays du soleil levant, le nom Tenkara veut dire, au sens littéral du terme, “Tombé du ciel” (très certainement en liaison avec les nuages d’éphémères liés à des éclosions massives qui entraînent des périodes de folies collectives chez les truites venant en surface se gaver de nourriture à bon compte).

Les origines de cette technique de pêche remontent au VIIIème siècle: elle a été inventée et perfectionnée par les habitants des montagnes du pays du soleil levant. Ils pêchaient dans les torrents bouillonnants qui descendent des montagnes japonaises pour se nourrir et assurer la subsistance de leur famille.

Pour autant, ne nous y trompons pas: au delà de sa vocation d’assouvir des besoins primaires, le Tenkara est considéré comme un véritable art au Japon.

A ses débuts, cette pêche était pratiquée uniquement avec une longue canne en bambou, un fil et des imitations d’éphémères permettant de leurrer un maximum de poissons. Il s’agit d’une technique simple (mais absolument pas simpliste) et efficacement redoutable (elle permet de prendre rapidement du poisson et du plaisir) qui fait figure d’ancêtre de la pêche à la mouche “moderne”.

Ainsi, au fil des décennies, les Japonais ont amélioré les différents matériaux (d’abord le bambou, puis la fibre de verre et enfin le carbone).

Nous assistons, depuis une dizaine d’années, à un véritable renouveau de la technique du Tenkara qui se diffuse sur toute la planète (surtout aux Etats Unis où elle n’arrête pas de gagner du terrain) et qui devient progressivement une véritable philosophie de pêche à la mouche, une ode à la fluidité et à la finesse.

Eric Le Rest.

Tenkaraworld.com :

Vous allez penser, vivre & rêver pêche à la mouche !

     

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