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Le brochet à la mouche

Image impressionnante d’un gros brochet en surface prêt à bondir sur tout ce qui bouge

Les truites et les ombres ne sont pas les seuls poissons qui peuvent être capturés grâce à une mouche artificielle. Ainsi, les carnassiers et plus particulièrement les brochets (mais également les black-bass et les perches) mordent très bien aux streamers et autres leurres de surface.

Certains moucheurs se sont spécialisés dans cette pêche passionnante qui apporte beaucoup de sensations: voir monter le “bec” en surface, suivre votre artificielle, l’observer avant de l’enfourner dans des remous jaillissants et des gerbes d’éclaboussures est particulièrement spectaculaire et jouissif !

Néanmoins, il ne faut pas imaginer que c’est pour autant facile de capturer un brochet dans tous les étangs ou toutes les rivières de deuxième catégorie, dans n’importe quelle condition et avec n’importe quel leurre ou quel matériel.

Je souhaite dans cet article vous faire découvrir cette technique impressionnante et palpitante de pêche à la mouche et vous indiquer un certain nombre de bonnes pratiques qui vont vous permettre, je l’espère, de faire la différence:

  • Premièrement, il convient de choisir des rivières ou des étangs pas trop profonds et pas trop envahis par la végétation aquatique.
  • Pour atteindre plus facilement certains postes, il ne faut pas hésiter à utiliser un float tube (1) et porter des lunettes polarisantes pour faciliter le repérage des poissons en état de fébrilité nourricière. Les polarisantes permettent également de suivre l’attaque avec précision et d’éviter tout phénomène de surprise qui joue toujours en défaveur du moucheur.

  • Aux moments les plus chauds de l’année, entre les mois de juin et de septembre (les mois sans “r” contrairement à la dégustation des huîtres), les brochets occupent généralement des postes de chasse proches de la surface. Il s’agit donc d’une pêche estivale de surface pratiquée avec une soie flottante et avec des streamers faiblement plombés. Bien entendu, les brochets peuvent également se pêcher en hiver et en profondeur, lorsque les eaux sont froides (avec des artificielles très plombées et une soie plongeante, voire très plongeante). Je trouve, à titre personnel, cette pêche hivernale trop monotone et trop rébarbative. Je préfère rester au chaud, devant mon étau, à monter des mouches pour la saison suivante.
Comment un brochet pourrait-il résister longtemps à ce genre d’artificielle ?

Les leurres à fouetter que j’utilise, à titre personnel sont des petits poppers flottants ou de streamers qui sont des artificielles incitatives composées de matériaux “flashy” du style Krystal Hair ou Flashabou ou des modèles imitatifs comme des libellules, des grenouilles, des souris réalisées en poils de cervidés ou avec des bandelettes de fourrure. A noter qu’il est préférable d’équiper vos artificielles d’un système anti accrochage composé d’un brin de nylon anti-herbe.


Un popper très incitatif équipé d’un système anti-herbe.

L’action de pêche est itinérante: il faut passer d’un poste à l’autre après avoir essayé à 3 ou 4 reprises au même endroit de tenter un brochet en embuscade. Rien ne sert d’insister plus longtemps car soit le brochet est actif et il va se manifester très rapidement, soit il est inactif et il est inutile de perdre son temps…

Il convient de lancer son leurre à côté des postes riches en végétation aquatique (par exemple des nénuphars ou des herbiers d’été) ou des arbres morts, à quelques mètres du bord et de mettre votre streamer immédiatement en activité. L’idéal étant évidemment de repérer les brochets en activité grâce à une chasse de surface et de poser son artificielle à l’endroit prometteur.

Le secret de la réussite consiste à imprimer à son streamer une nage attractive grâce à la vitesse de récupération de sa soie et au tricotage imprimé grâce à sa main gauche. Il convient de procéder en surface ou juste en dessous de cette dernière à des glissades, des bonds en avant sur de courtes distances et d’amplitudes variées, des relâchers, des nages ondulatoires (succession de plongées et de remontées), des dandinements, des changements de trajectoire, … bref à une animation qui agace et attire l’intérêt du brochet tout en excitant son agressivité.

En cas d’attaque, laissez le brochet se retourner sur votre leurre et, surtout, adoptez un léger différé de ferrage pour conserver d’inoubliables souvenirs.

Au niveau du matériel, vous pouvez utiliser une canne de 9′ ou 9’6 d’action rapide équipée d’un talon de combat et calibrée pour une soie de 7 (de type WF) qui permet de lancer de gros streamers volumineux sur de longues distances sans se fatiguer et de combattre de gros poissons.

Il est préférable de prévoir, sur un moulinet de qualité et dont le frein aura été préalablement bien réglé, un backing d’une longueur de 60 m dans le cas où vous seriez confronté à une belle bagarre avec un très beau poisson.

Des streamers colorés qui donnent de bons résultats

En matière de bas de ligne, il est inutile de finasser: un bas de ligne de 2,10 m avec une pointe en Kevlar fera très bien l’affaire. Voici une formule que j’utilise: 80 cm de 50/100, 40 cm de 40/100, 40 cm de 30/100, 50 cm de Kevlar / 4 kgs (avec un raccord boucle dans boucle).

La pêche du brochet (Exos Lucius) à la mouche est sportive, captivante et riche en émotions. Elle représente une bonne alternative pour pratiquer la pêche à la mouche sur les rivières de deuxième catégorie dans les départements qui n’ont pas la chance de posséder des rivières salmonicoles.

Éric Le Rest.

Tonton François aurait adoré, j’en suis certain, pêcher le brochet à la mouche sauf, qu’à l’époque, la technique n’existait pas: elle n’est seulement apparue que dans les années 80.

(1) Le Float Tube est une espèce de petit pneumatique qui a été inventé aux USA et qui est de plus en plus utilisé par les pêcheurs pour atteindre des portions de rivière sauvages jusqu’alors totalement inaccessibles des berges et donc quasiment jamais prospectées. Ces petites embarcations sont légères, discrètes (il arrive même que des carnassiers ne se rendent pas compte de notre présence dans l’eau à quelques mètre d’eux) et facilement pilotables (grâce à des palmes montées sur les chaussures de waders). Le Float Tube n’est pas très onéreux au regard des avantages apportés. L’utilisation du Float Tube est donc particulièrement recommandée et payante avec, très souvent à la clé, des combats limités dans le temps mais très intenses.

Pour bien pêcher à la mouche, observez les oiseaux

Les oiseaux qui vivent dans la ripisylve aiment les insectes aquatiques et les insectes terrestres: ils ont donc le même comportement que les poissons. Quand les uns se “mettent à table”, les autres ne sont généralement pas en reste !

Comme vous le savez, les moucheurs se doivent d’observer pleinement et parfois longuement l’écosystème dans lequel ils se trouvent afin de:

  •  déterminer l’artificielles qu’ils vont choisir dans leurs boite parmi le plus souvent un nombre impressionnant de modèles, de tailles, de couleurs, de stades du cycle d’éclosion,…

 

  • en tirer des enseignements très utiles sur l’activité supposée des truites.

Une des bonnes pratiques en matière d’observation consiste à regarder précisément le comportement des oiseaux (les bergeronnettes, les mésanges, les chardonnerets, les rouges-gorges, les fauvettes, les pinsons, les hirondelles, les martinets, les gobe-mouches …) pour déterminer ce qui se passe à la surface de la rivière au bord de laquelle vous vous trouvez.

L’absence totale d’oiseaux n’est généralement pas bon signe pour le pêcheur à la mouche.

Un point particulier est à signaler au sujet des hirondelles: plus elles volent bas, parfois en frôlant la surface de l’eau en donnant des coups de becs dans la surface, et plus c’est un moment propice pour le moucheur.

Lorsque les oiseaux sont nombreux et se rapprochent franchement de la rivière, il est prévisible qu’une éclosion suivie de gobages des poissons qui nous intéressent soit imminente.

Ces moments précis sont souvent liés à des changements de pression atmosphérique et/ou des changements de temps (par exemple lorsqu’il y a une petite pluie fine par temps chaud, avant et après les orages, quand les nuages sont très bas, …).

Voici un tableau de synthèse qui permet rapidement et, à grosses mailles, de déterminer comment procéder :

Absence d’oiseaux Pas ou très peu d’éclosions Météo perturbée Mouche noyée
Oiseaux en altitude Très petits insectes dans les airs Météo changeante Nymphe et noyée
Oiseaux actifs dans la ripisylve Insectes dans les feuillages / Activité parfois importante des éphémères Pluie fine, nuages bas, températures douces Sèche ou noyée sous les branches et près des berges
Oiseaux en proximité de l’eau Nombreux insectes terrestres et éphémères Avant ou après un orage, tôt le matin ou tard le soir Sèche sur les gobages, nymphe à vue et noyée en début et en fin d’éclosions.
Hirondelles rasant la surface de l’eau Nombreux divers Ephémères de toutes les tailles, insectes terrestres Changement de temps brutal La rivière “bouillonne”. Restez calme et “attaquez vous” aux gobages les uns après les autres, avec méthode !

Eric Le Rest.

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La pêche à la mouche au féminin

L’engouement pour la pêche à la mouche au féminin est extraordinaire aux USA.

Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder, sur les réseaux sociaux, le nombre impressionnant de femmes, souvent jeunes, qui visiblement “s’éclatent” en pêchant à la mouche (surtout en utilisant la technique du Tenkara, pour un nombre croissant d’entre elles).

Vous pouvez cliquer sur le lien suivant pour obtenir, via Pinterest, la confirmation de ce que j’indique plus haut:  https://www.pinterest.fr/tenkaraworld/p%C3%AAche-%C3%A0-la-mouche-au-f%C3%A9minin/

En France, on ne peut pas dire, pour l’instant, que la pêche attire beaucoup la gent féminine et, à titre personnel, je le déplore fortement:

  • nous dénombrons seulement un peu plus d’un millier de pêcheuses à la mouche pour environ 50.000 moucheurs (les femmes ne représentent donc que ~2% des pêcheurs à la mouche français contre entre 15 et 20 % aux Etats Unis, idem pour l’Angleterre et pour les Pays Nordiques)

 

  • le manque de femmes qui pratiquent la pêche à la mouche restreint, à mes yeux, le développement de notre sport.

A noter que le nombre de pêcheuses françaises semble toutefois en augmentation alors que le nombre de pêcheurs est, quant à lui, en nette diminution depuis quelques années.

Pour autant et comme nous le savons tous, ce qui se passe outre Atlantique finit souvent par arriver en France et en Europe, avec quelques années de décalage !

 

Voici donc les principaux atouts que propose la pêche à la mouche (et plus particulièrement le Tenkara) et qui devrait attirer de plus en plus de femmes au bord de nos rivières françaises:

  • la pêche à la mouche propose une gestuelle “noble” (la beauté, la finesse et l’élégance du geste sont indéniables) et une sensibilité (le calme, la sérénité et le sens de l’observation) qui devrait intéresser de plus en plus de femmes.

 

  • en pêchant à la mouche, les femmes sont généralement beaucoup plus précises et patientes que les hommes et leur technique qui s’avère plus fine et délicate fait des miracles sur des poissons de plus en plus “éduqués”.

 

  • le montage des mouches est également une activité qui plait beaucoup aux femmes car elles sont souvent beaucoup plus minutieuses que les hommes.

  • la pratique du “no kill” (la pêche à la mouche et surtout la technique du Tenkara qui se pratique sans ardillon ne constituent pas un sport qui vise à tuer les poissons car, la plupart du temps, nous les remettons à l’eau), la sauvegarde de l’environnement, la protection, la réhabilitation du milieu aquatique, la sensibilisation des jeunes et le retour à une nature magique et magnifique sont des atouts importants aux yeux de la gent féminine.

 

  • le matériel de pêche est léger et parfaitement adapté à la morphologie des femmes.

 

  • la beauté, la variété des paysages et le contact avec la nature qui méritent de tout mettre en œuvre pour qu’on les préserve.

 

  • l’accueil des pêcheurs masculins est très généralement chaleureux (à part quelques machos de base indécrottables) car ils ne demandent qu’à expliquer, sans “esprit de compétition”, et à montrer leur passion pour cette technique de pêche et pour les sites naturels dans lesquels ils évoluent.

Les freins sont peu nombreux:

  • pour l’instant, il n’existe pas encore assez de tenues adaptées et de produits spécifiques sauf chez certaines marques américaines.

 

  • l’image de la pêche est encore trop vieillotte, voire ringarde: il faut donc œuvrer à la dépoussiérer. Espérons que Tenkaraworld.com ainsi que l’action des autres moucheurs contribueront à rendre plus “fun”, accueillante et attirante la pratique de la pêche à la mouche au féminin.

Mesdames, il faut surtout que osiez faire le premier pas pour découvrir la pêche à la mouche et pour que cette technique parfaitement adaptée aux femmes prenne le même essor et gagne ses lettres de noblesse, en France, à l’instar de ce qui se passe dans les pays Anglo-Saxons.

Eric Le Rest.

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L’ouverture à la mouche

L’ouverture de la pêche (programmée, en France, cette année, le samedi 09 mars) est toujours un événement qui alimente, les temps qui précédent, les rêves les plus fous des amoureux de la truite et qui attire au bord des rivières de nombreux pêcheurs avides de sensations fortes.

Cette ouverture peut se pratiquer, bien évidemment, grâce à la technique du Tenkara ou également à la pêche à la mouche classique avec de bonnes chances de succès, sans passer pour un “dingue ou un fanatique” auprès des autres pêcheurs.

Il est toutefois préférable d’attendre les heures les plus chaudes de la journée avant de commencer à pêcher. “Le coup de midi” quand les autres pêcheurs, qui ont souvent débuté aux aurores, commencent à être fatigués est souvant le moment idéal …

Votre réussite dépend du niveau de l’eau, de sa couleur et de sa température :

  • il convient que les niveaux ne soient pas trop hauts et que l’eau ne soit pas très teintée. En effet, si la rivière déborde de partout, il vous faudra envisager de rejoindre le haut des bassins, de changer de cours d’eau ou de changer de technique car vous aurez peu de chance de succès.

  • Idem si les eaux sont trop froides, c’est à dire en dessous des 3 à 7 degrés, il ne faut pas espérer réussir une belle journée de pêche très productive. C’est aussi pour cette raison que les eaux de neige glaciales et sales sont à éviter.

 

  • l’idéal, serait d’avoir des eaux relativement basses et claires pour la saison avec une température supérieure à 7 degrés.  A ce propos, je vous conseille d’avoir toujours dans votre gilet un thermomètre qui vous permet de prendre la température de l’eau avant de commencer toute partie de pêche.

 

Quelles techniques de pêche à la mouche choisir à l’ouverture ?

Mon premier conseil, c’est d’utiliser la pêche à la mouche noyée. C’est, en tout état de cause, ma technique de prédilection et celle qui me rapporte de très belles surprises en début de saison. Pour en savoir plus, merci de lire l’article sur la pêche en noyée en cliquant sur le lien suivant: https://tenkaraworld.com/pecher-en-noyee/

Vous pouvez également pêcher avec des streamers que vous ferez évoluer le long des berges et des blocs de rochers avec un animation saccadée tout au cours de leur dérive. Pour plus de précisions, vous pouvez vous reporter au post suivant: https://tenkaraworld.com/pecher-au-streamer/

Par eaux basses et claires, vous pouvez utiliser des petits modèles de streamers montés sur des hameçons N°10 très clairs et très brillants.

Si les eaux sont hautes et légèrement teintées, vous pouvez passer aux streamers plus gros (montés sur des hameçons N° 8 à 6) comprenant des yeux (du style chainette de lavabo) et du poil de lapin sur peau avec des couleurs plus “flashy” du style rouge, orange et pourquoi pas fluo.

Je vous souhaite une très belle ouverture !!!

Eric Le Rest.


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Les “trois vies” d’un pêcheur à la mouche

Je souhaiterais vous parler des “trois vies” qui jalonnent l’existence d’un moucheur:

1) Lorsque le pêcheur à la mouche débute, généralement, il veut prendre le plus de poissons qu’il est possible d’en pêcher. Il s’agit là d’une période pas forcément la plus glorieuse pour tous les pêcheurs où la graciation des poissons n’est pas assez souvent au rendez-vous. J’ai connu cette période, lorsque j’étais plus jeune: il m’est malheureusement arrivé, la mort dans l’âme, de jeter à la poubelle de très beaux poissons non consommés après quelques mois passés dans le fond de mon congélateur au lieu de les avoir laissés dans leur élément !!!

2) Le deuxième stade s’atteint, après plusieurs années de pratique : il consiste à prendre les poissons les plus gros possibles. Bien évidemment, la lutte n’est pas gagnée d’avance: ce sont les poissons trophées que l’on perd régulièrement et dont on ne se «console» jamais. On y pense, on en parle, on en rêve et on fait tout pour les retoucher un jour.

Ce deuxième stade constitue donc  le cap des records que l’on affiche fièrement sur les réseaux sociaux et dont on parle à la fin des repas de famille ou entre amis pour autant que cela intéresse quelqu’un dans votre entourage…

 

 

3) Le stade ultime consiste à prendre et, bien entendu, à relâcher en vie (sans qu’ils saignent) les poissons les plus difficiles à leurrer. Il s’agit là des poissons « éduqués », c’est à dire ceux qui :

  • ont déjà été pris une ou plusieurs fois et qui ne se laissent pas reprendre facilement

  • sont postés dans des endroits impossibles, difficilement atteignables sans une grande technicité au niveau de vos lancers. Il faut que le choix de l’artificielle (correspondant au type d’insecte dont le poisson en activité se nourrit, à sa taille, à sa couleur et à son stade d’évolution), le poser et la dérive soient parfaits. Bref, le sommet de l’art.

Et vous, à quel “stade de votre vie de pêcheur” vous situez-vous ?

Eric Le Rest

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La pêche en France: un sport superstar!

 

Découvrons ensemble un certain nombre de chiffres clés qui caractérisent l’activité pêche en eau douce en France:

  • 1,4 million de français pratiquent régulièrement la pêche. La Fédération Nationale de la Pêche (FNPF) qui bénéficie du dévouement de 3.900 associations extrêmement actives (40.000 bénévoles) est la 2ème après celle du football ! Notre pays compterait près de 50.000 « mordus » de pêche à la mouche.

 

  • 5% des français vont à la pêche régulièrement. 10% de la population française se déclare être pêcheur. 41% ont déjà essayé une fois de pêcher dans leur vie. 11% ont pratiqué la pêche assez régulièrement à une époque puis ont abandonné. La moyenne du nombre de pêcheurs par département s’élève à 13.459 pêcheurs. La France est le pays, au sein de l’UE, qui compte le plus de pêcheurs (nous sommes 30 millions à l’échelle européenne).

 

  • Pour autant et malheureusement, le nombre de pêcheurs est en baisse constante chaque année (-3,06% en 2018 / 2017). Il y avait 2,2 millions dans les années 80…

  • La pêche est une passion qui touche toutes les générations avec un engouement croissant des jeunes (23% des pêcheurs ont moins de 18 ans, environ 1/4 moins de 25 ans, 70% ont moins de 50 ans). Contrairement aux idées reçues, les plus de 65 ans ne représentent que 16% des pêcheurs.

 

  • Le marché de la pêche représente 2 milliards d’euros de chiffre d’affaire pour l’économie française (presque autant que le tennis). Les adeptes de la pêche dépensent, en moyenne, 680 € par an pour assouvir leur passion (hors coût de la carte de pêche mais frais de déplacement compris). La pêche représente 7% de la production d’articles de sport dans notre pays et 10.000 emplois en France.

 

  • La pêche est une activité essentiellement masculine (97% d’hommes). Quel dommage qu’il n’y ait pas plus de femmes au bord de l’eau comme c’est déjà le cas aux USA ! (mais, comme inévitablement la plupart des choses qui se passent aux Etats Unis se produisent en France avec un décalage de quelques années, tous les espoirs nous sont permis).La France propose 275.000 kms de cours d’eau et 110.000 ha de plans d’eau (sans parler des 4.000 kms de côte sur lesquelles nous pouvons également pratiquer la pêche à la mouche notamment à la recherche des bars…)

Eric Le Rest

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Une pêche sportive

 

En effet, avec le Tenkara, tous les paramètres constitutifs d’une pêche sportive sont réunis:

les sensations sont décuplées par la légèreté et la simplicité du matériel. Les bagarres avec les poissons deviennent intenses dès qu’ils dépassent les 25 à 30 cm

– comme nous l’avons déjà vu ensemble, le Tenkara permet de prendre du plaisir (plaisir de prendre, de pécher et de relâcher https://tenkaraworld.com/apprendre-a-prendre-apprendre-a-relacher/, plaisir du retour à la nature)

– cette technique de pêche allie efficacité (les nombreuses touches permettent de prendre plus de poissons) et pragmatisme (lorsque les gobages se font intenses à la surface de l’eau le moucheur reste concentré sur l’essentiel sans être “pollué” par des considérations liées à son matériel et grâce à cette pêche fine et très épurée on évite de rembobiner la soie, de régler le frein de son moulinet et d’emmêler la ligne dans les anneaux de sa canne).

 

 

une discrétion étonnante pour mieux soigner l’approche et une précision décuplée permettent de déposer avec délicatesse une mouche là où on le souhaite et d’atteindre tous les postes entre 2 m à 15 m à la ronde, selon la longueur de votre bas de ligne.

la rapidité de mise en œuvre et la capacité plus importante de prospection offrent la possibilité d’être toujours en action de façon dynamique, extensive et énergique

 

 

– le technique du Tenkara est idéale pour conjuguer randonnée ou marche/ballade ou VTT et pêche à la mouche: le matériel est léger et d’un très faible encombrement (il peut être rangé et sorti très rapidement d’un sac à dos dans lequel il tient très confortablement).

Eric Le Rest

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Valeurs

 

A la pêche, les principales valeurs mises en exergue et développées sont, à mes yeux, la persévérance et l’humilité.

Quelques parties de pêche sans touche renforcent la persévérance ainsi que la patience et font comprendre au moucheur que rien n’est jamais acquis, que ce qui a marché à un moment peut être remis en cause en quelques minutes.

 

 

Il en est de même pour l’humilité qui est un trait de caractère d’un individu qui se voit de façon réaliste.

Wikipédia nous précise que: “l’humilité n’est pas une qualité innée chez les humains; il est communément considéré qu’elle s’acquiert avec le temps, le vécu et qu’elle va de pair avec une maturité affective ou spirituelle. Elle s’apparente à une prise de conscience de sa condition et sa place au milieu des autres et de l’univers”.

La persévérance et l’humilité sont des valeurs typiquement véhiculées par la culture japonaise et plus particulièrement par la technique du Tenkara.

A rechercher sans modération.

Eric Le Rest

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Une “affaire de famille”

Bien que la pêche à la mouche repose sur des principes de base extrêmement simples (présenter une imitation artificielle d’insecte aquatique ou terrestre à des poissons afin de les leurrer), cette pêche reste d’une appréhension délicate et souvent difficile pour un novice.

L’apprendre grâce à un “professeur/sachant” (le plus souvent un aïeul, une “vieille main”, un ami ou, éventuellement, un club de pêche à la mouche ou un guide de pêche) permet de gagner un temps considérable et d’éviter le découragement inévitable qui peut gagner, à un moment ou un autre, tout néophyte.

Ce “professeur” possède idéalement la lecture de l’eau, connaît les bases de l’entomologie, monte, dans le meilleur des cas, lui même ses mouches artificielles et maîtrise les techniques de lancer.

Cette activité nécessite de la patience et de la sagesse, car il n’est pas inné de comprendre, d’apprendre et de s’approprier le vrai geste, celui qui permettra de faire monter le poisson le plus méfiant et le plus difficile à atteindre là, juste en face, sous la frondaison des arbres, dans le petit courant où nous sommes certains que se cache notre “partenaire” de pêche.

Nous le savons tous, avec le recul et l’expérience, les plus belles rivières restent et resteront toujours celles de notre enfance, là où nous avons fait nos premières armes sous l’oeil attentif de notre “professeur”.

Ci-dessous une mouche de mai naturelle et son imitation réalisée en matériaux synthètiques, « quand la fiction rejoint la réalité ».

Ainsi, nous devenons pêcheurs pour la vie (à titre personnel, j’aime beaucoup l’idée qu’il est préférable de « réussir sa vie » que de « réussir dans la vie »), amoureux des cours d’eau, de sa faune et de sa flore, de ses humeurs, de ses oiseaux et de ses poissons…

Le Tenkara, comme nous le verrons dans d’autres posts, facilite considérablement cette phase d’initiation grâce à son côté intuitif qui permet très rapidement d’aller à l’essentiel et de comprendre, en quelques dizaines de minutes, le bon geste.

Eric Le Rest

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Découvrez le Tenkara

   

Une alliance subtile entre tradition et modernité:

Le Tenkara est une technique ancestrale de pêche à la mouche originaire du Japon.

Au pays du soleil levant, le nom Tenkara veut dire, au sens littéral du terme, “Tombé du ciel” (très certainement en liaison avec les nuages d’éphémères liés à des éclosions massives qui entraînent des périodes de folies collectives chez les truites venant en surface se gaver de nourriture à bon compte).

Les origines de cette technique de pêche remontent au VIIIème siècle: elle a été inventée et perfectionnée par les habitants des montagnes du pays du soleil levant. Ils pêchaient dans les torrents bouillonnants qui descendent des montagnes japonaises pour se nourrir et assurer la subsistance de leur famille.

Pour autant, ne nous y trompons pas: au delà de sa vocation d’assouvir des besoins primaires, le Tenkara est considéré comme un véritable art au Japon.

A ses débuts, cette pêche était pratiquée uniquement avec une longue canne en bambou, un fil et des imitations d’éphémères permettant de leurrer un maximum de poissons. Il s’agit d’une technique simple (mais absolument pas simpliste) et efficacement redoutable (elle permet de prendre rapidement du poisson et du plaisir) qui fait figure d’ancêtre de la pêche à la mouche “moderne”.

Ainsi, au fil des décennies, les Japonais ont amélioré les différents matériaux (d’abord le bambou, puis la fibre de verre et enfin le carbone).

Nous assistons, depuis une dizaine d’années, à un véritable renouveau de la technique du Tenkara qui se diffuse sur toute la planète (surtout aux Etats Unis où elle n’arrête pas de gagner du terrain) et qui devient progressivement une véritable philosophie de pêche à la mouche, une ode à la fluidité et à la finesse.

Eric Le Rest.

Tenkaraworld.com :

Vous allez penser, vivre & rêver pêche à la mouche !

     

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