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Les capacités visuelles des truites

Parfois et malgré tous nos espoirs, les truites qui se nourrissent très régulièrement à la surface de l’eau dédaignent magistralement nos artificielles alors que nous avons pris toutes les précautions pour ne pas nous faire repérer et que la dérive de nos mouches est parfaite …

Si l’artificielle que vous utilisez a déjà leurré des poissons plus tôt lors de votre partie de pêche, nous pouvons nous demander légitimement la façon dont la truite qui nous intéresse voit notre mouche.

Les scientifiques se sont penchés sur le sujet et leurs conclusions sont les suivantes:

  • les poissons n’ont pas une très bonne vision des couleurs mais, par contre, ils arrivent à distinguer les nuances de teinte (de la plus claire à la plus foncée grâce aux variations de la luminosité). L’œil des poissons, même si il est très proche de l’œil humain au niveau de sa constitution, est beaucoup moins performant que ce dernier. Seuls les contrastes sont distingués par nos partenaires en fonction, bien entendu, de l’agitation de l’élément liquide qui coule au dessus de leur tête et de la lumière ambiante.

  • ils arrivent à distinguer la forme et la taille des insectes qui les intéressent. Par exemple, les tricoptères ont une forme radicalement différente et donc une ombre portée et une translucidité très différente de celles des éphémères. Il en est de même pour les antennes et les cerques de ces insectes. Pour plus d’informations, vous pouvez vous reporter à l’article suivant que j’ai écrit au sujet des connaissance de base que tout moucheur doit connaitre sur l’entomologie: https://tenkaraworld.com/entomologie/
  • nos chasseresses détectent parfaitement les mouvements des insectes et donc des artificielles. Tout mouvement qui ne parait pas naturel a tendance à caler ou à faire fuir irrémédiablement les poissons qui étaient pourtant dans de bonnes dispositions. C’est pour cette raison, lorsque nous pêchons en sèche et en amont, il faut absolument prohiber tout dragage de nos artificielles à la surface de l’eau.

Bien entendu, tout dépend également du laps de temps dont dispose une truite pour observer nos mouches (une truite positionnée dans un courant a forcément moins de “confort visuel” et de temps pour observer une mouche avant de s’en saisir qu’un poisson se trouvant dans une partie beaucoup plus calme de la rivière). Plus le poisson se situe dans un plat de la rivière, plus il se montrera difficile sur la taille de nos artificielles, sur certains détails, les contrastes, voire même les nuances de teintes…

A noter que le cône de vision des poissons est assez vaste dans la zone qui se situe devant leur tête: ils pourraient même repérer, de façon précise, des proies jusqu’à une dizaine de mètres devant eux lorsqu’ils évoluent dans des zones tranquilles.

Par contre, leur vision latérale est assez restreinte, floue et sans possibilité de distinguer les reliefs.

Pensons-y pour modifier notre angle d’attaque et donc notre positionnement par rapport au gobage d’un poisson en activité !

Eric Le Rest.

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Découvrez le Tenkara

   

Une alliance subtile entre tradition et modernité:

Le Tenkara est une technique ancestrale de pêche à la mouche originaire du Japon.

Au pays du soleil levant, le nom Tenkara veut dire, au sens littéral, “Tombé du ciel” (très certainement en liaison avec les nuages d’éphémères liés à des éclosions massives qui entraînent des périodes de folies collectives chez les truites venant en surface se gaver de nourriture à bon compte).

Les origines de cette technique de pêche remontent au VIIIème siècle: elle a été inventée et perfectionnée par les habitants des montagnes nipponnes. Ils pêchaient dans les torrents bouillonnants qui descendent des sommets pour se nourrir et assurer la subsistance de leur famille.

Pour autant, ne nous y trompons pas: au delà de sa vocation d’assouvir des besoins vitaux, le Tenkara est considéré comme un véritable art au Japon.

A ses débuts, cette pêche était pratiquée uniquement avec une longue canne en bambou, un fil et des imitations d’éphémères permettant de leurrer un maximum de poissons. Il s’agit d’une technique simple (mais nullement simpliste) et efficacement redoutable: elle permet de prendre rapidement du poisson et du plaisir. Cette pratique fait figure d’ancêtre de la pêche à la mouche “moderne”.

Ainsi, au fil des décennies, les Japonais ont amélioré les différents matériaux: d’abord le bambou, puis la fibre de verre et enfin le carbone.

Nous assistons, depuis une dizaine d’années, à un véritable renouveau de la technique du Tenkara qui se diffuse sur toute la planète – surtout aux Etats Unis où elle n’arrête pas de gagner du terrain – et qui devient progressivement une véritable philosophie de pêche à la mouche, une ode à la fluidité et à la finesse.

Eric Le Rest.

Tenkaraworld.com :

Vous allez penser, vivre & rêver pêche à la mouche !

     

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