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La pêche à la mouche au féminin

L’engouement pour la pêche à la mouche au féminin est extraordinaire aux USA.

Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder, sur les réseaux sociaux, le nombre impressionnant de femmes, souvent jeunes, qui visiblement “s’éclatent” en pêchant à la mouche, surtout en utilisant la technique du Tenkara, pour un nombre croissant d’entre elles.

Vous pouvez cliquer sur le lien suivant pour obtenir, via Pinterest, la confirmation de ce que j’indique plus haut:  https://www.pinterest.fr/tenkaraworld/p%C3%AAche-%C3%A0-la-mouche-au-f%C3%A9minin/

En France, on ne peut pas dire, pour l’instant, que la pêche attire beaucoup la gent féminine et, à titre personnel, je le déplore fortement:

  • nous dénombrons seulement un peu plus d’un millier de pêcheuses à la mouche pour environ 50.000 moucheurs (les femmes ne représentent donc que ~2% des pêcheurs à la mouche Français contre entre 15 et 20 % aux Etats Unis, idem pour l’Angleterre et pour les Pays Nordiques)
  • le manque de femmes qui pratiquent la pêche à la mouche restreint, à mes yeux, le développement de notre sport.

A noter que le nombre de pêcheuses françaises semble toutefois en augmentation alors que le nombre de pêcheurs est, quant à lui, en nette diminution depuis quelques années.

Pour autant et comme nous le savons tous, ce qui se passe outre Atlantique finit souvent par arriver en France et en Europe, avec quelques années de décalage !

Voici donc les principaux atouts que propose la pêche à la mouche (et plus particulièrement le Tenkara) et qui devrait attirer de plus en plus de femmes au bord de nos rivières françaises:

  • la pêche à la mouche propose une gestuelle “noble” – la beauté, la finesse et l’élégance du geste sont indéniables – et une sensibilité – le calme, la sérénité et le sens de l’observation – qui devraient intéresser de plus en plus de femmes.
  • en pêchant à la mouche, les femmes sont généralement beaucoup plus précises et patientes que les hommes et leur technique qui s’avère plus fine et délicate fait des miracles sur des poissons de plus en plus “éduqués”.
  • le montage des mouches est également une activité qui plait beaucoup aux femmes car elles sont souvent beaucoup plus minutieuses que les hommes.

  • la pratique du “no kill” (la pêche à la mouche et surtout la technique du Tenkara qui se pratique sans ardillon ne constituent pas un sport qui vise à tuer les poissons car, la plupart du temps, nous les remettons à l’eau), la sauvegarde de l’environnement, la protection, la réhabilitation du milieu aquatique, la sensibilisation des jeunes et le retour à une nature magique et magnifique sont des atouts importants aux yeux de la gent féminine.
  • le matériel de pêche est léger et parfaitement adapté à la morphologie des femmes.
  • la beauté, la variété des paysages et le contact avec la nature qui méritent de tout mettre en œuvre pour qu’on les préserve.
  • l’accueil des pêcheurs masculins est très généralement chaleureux – à part quelques machos de base indécrottables – car ils ne demandent qu’à expliquer, sans “esprit de compétition”, et à montrer leur passion pour cette technique de pêche et pour les sites naturels dans lesquels ils évoluent.

Les freins sont peu nombreux:

  • pour l’instant, il n’existe pas encore assez de tenues adaptées et de produits spécifiques sauf chez certaines marques américaines.
  • l’image de la pêche est encore trop vieillotte, voire ringarde: il faut donc œuvrer à la dépoussiérer. Espérons que Tenkaraworld.com ainsi que l’action des autres moucheurs contribueront à rendre plus “fun”, accueillante et attirante la pratique de la pêche à la mouche au féminin.

Mesdames, il faut surtout que osiez faire le premier pas pour découvrir la pêche à la mouche et pour que cette technique parfaitement adaptée aux femmes prenne le même essor et gagne ses lettres de noblesse, en France, à l’instar de ce qui se passe dans les pays Anglo-Saxons.

Eric Le Rest.

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Les principes d’un bon ferrage & la pêche à la mouche

Le ferrage qui consiste à planter la pointe de l’hameçon dans la bouche des poissons est une étape essentielle qui nécessite de l’anticipation, de la maîtrise et de la vitesse afin de piquer correctement les poissons qui se sont intéressés à nos artificielles.

Un bon ferrage n’est pas franchement simple à réaliser surtout lorsqu’on débute à la pêche à la mouche:

  • tout est lié à une question de timing. Lorsqu’on est débutant, soit on le déclenche trop rapidement et, dans ce cas, on enlève la mouche de la gueule du poisson. Soit, le ferrage est trop tardif et la truite a le temps de recracher l’hameçon lorsqu’elle a senti l’aspect anormal de notre artificielle par rapport aux insectes naturels.

  • il faut savoir que si l’on atteint un ratio de réussite au ferrage compris entre 60 et 80%, c’est que l’on se situe à un très, très bon niveau. Bien entendu, le débutant ratera, au début de son apprentissage, beaucoup de poissons et atteindra un pourcentage  de prise effective d’environ 20 à 30%. Toutefois, la montée en puissance sera régulière au fur et à mesure des heures de pratique.

Quels sont les grands principes à mettre en œuvre afin de progresser rapidement en matière de ferrage ? :

  • il convient tout d’abord de ne pas être brutal et d’effectuer un mouvement mesuré grâce à son poignet et/ou son bras et tout cela au bon moment.
  • plus vous pêchez loin et plus vous devez contrôler la longueur de votre soie qui est étendue à la surface de l’eau. En effet, plus vous pêchez à longue distance (entre 15 et 20 mètres), plus votre ferrage sera difficile à réaliser et plus votre soie devra être tendue pour vous faciliter la tâche.

C’est pour cette raison que le ferrage est beaucoup plus efficace lorsque vous pêchez au Tenkara qu’avec un matériel de pêche à la mouche classique (votre canne est plus souple, vous pêchez à petite distance, vous n’avez pas de soie et votre bas de ligne est beaucoup plus tendu). Ainsi, grâce au Tenkara, votre ratio de réussite au ferrage est très rapidement supérieur aux 80% indiqués ci-dessus !

  • au ferrage et avec un matériel classique de pêche à la mouche, vous devez redresser simultanément votre canne, écarter de votre corps le bras qui vous sert à lancer et, en même temps, tirer sur votre soie. Tout cela demande de la synchronisation et une pratique fréquente.

Rien de tel avec le Tenkara dans la mesure où il n’y a pas de soie: il suffit donc de relever sa canne et, éventuellement, son bras. La très grande souplesse de la canne et la tension directe sur la ligne permettent généralement au poisson de se ferrer tout seul.

  • il faut adapter la vitesse de son ferrage à la taille du poisson leurré. Nos anciens disaient toujours: “un ferrage rapide pour les petits poisson mais un ferrage lent pour les gros”. Je vous conseille, si vous êtes débutant, de vous exercer sur les ablettes de nos rivières de seconde catégorie qui sont des petits poissons extraordinaires en terme de vivacité. Si vous arrivez à ferrer efficacement un nombre élevé d’ablettes et sans leur arracher une partie de la bouche c’est que vous êtes en bonne voie pour devenir un expert du ferrage efficace.
  • veillez bien à l’affutage de vos hameçons et, si vous doutez de leur piquant, n’hésitez pas à utiliser une petite lime (du style lime à ongles en métal) pour qu’ils récupèrent toute leur efficacité initiale.

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Les trois typologies de pêcheurs

Les analyses marketing transposées au monde de la pêche ont permis de déterminer trois typologies de pêcheurs en France :

  • Les “pêcheurs terroirs”, sédentaires ou pêcheurs traditionnels :
    • Ils sont issus du milieu rural,
    • La pêche est leur loisir principal exercé en proximité,
    • Ils pratiquent la pêche “cueillette”.

 

  • Les pêcheurs “nouvelle génération” mobiles ou pêcheurs spécialisés :
    • Ils sont urbains et très souvent spécialistes d’un type de pêche,
    • Ce sont des pêcheurs adeptes du no kill,
    • Ils pêchent souvent entre amis,
    • Ils ont une approche sportive en relation avec la nature assortie de recherche de techniques,
    • Ils sont adeptes de la capture de gros spécimens en termes de taille ou de poids ou de poissons sauvages ,
    • Ils consomment des produits non encadrés et de façon autonome,
    • Ils aiment le perfectionnement du geste et la recherche de nouvelles techniques pour améliorer leur pratique,
    • Ils sont très actifs sur internet où ils échangent des informations, créent des forums dédiés et de réelles “communautés”,
    • Ils sont prêts à rouler 600 à 800 kms pour trouver un lieu de pêche spécifique.

  • Les vacanciers pêcheurs :
    • Ils sont vacanciers avant tout, ils pratiquent d’autres activités,
    • Pour eux, il s’agit d’un loisir ludique au bord de l’eau en famille,
    • Ils pratiquent la pêche de façon occasionnelles,
    • Ils sont à la recherche de séjours encadrés “pêche & loisirs” en fonction des opportunités offertes,
    • Ils pêchent pour s’amuser et pour apprendre le respect de la nature,
    • Ils recherchent les moments de convivialité via une activité ludique,
    • La pêche doit être facile et confortable via l’aménagement des lieux de pêche / aires de pique-nique par exemple).

Eric Le Rest

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La pêche en France: un sport superstar!

 

Découvrons ensemble un certain nombre de chiffres clés qui caractérisent l’activité pêche en eau douce en France:

  • 1,4 million de français pratiquent régulièrement la pêche. La Fédération Nationale de la Pêche (FNPF) qui bénéficie du dévouement de 3.900 associations extrêmement actives (40.000 bénévoles) est la 2ème après celle du football ! Notre pays compterait près de 50.000 « mordus » de pêche à la mouche.

 

  • 5% des français vont à la pêche régulièrement. 10% de la population française se déclare être pêcheur. 41% ont déjà essayé une fois de pêcher dans leur vie. 11% ont pratiqué la pêche assez régulièrement à une époque puis ont abandonné. La moyenne du nombre de pêcheurs par département s’élève à 13.459 pêcheurs. La France est le pays, au sein de l’UE, qui compte le plus de pêcheurs (nous sommes 30 millions à l’échelle européenne).

 

  • Pour autant et malheureusement, le nombre de pêcheurs est en baisse constante chaque année (-3,06% en 2018 / 2017). Il y avait 2,2 millions dans les années 80…

  • La pêche est une passion qui touche toutes les générations avec un engouement croissant des jeunes (23% des pêcheurs ont moins de 18 ans, environ 1/4 moins de 25 ans, 70% ont moins de 50 ans). Contrairement aux idées reçues, les plus de 65 ans ne représentent que 16% des pêcheurs.

 

  • Le marché de la pêche représente 2 milliards d’euros de chiffre d’affaire pour l’économie française (presque autant que le tennis). Les adeptes de la pêche dépensent, en moyenne, 680 € par an pour assouvir leur passion (hors coût de la carte de pêche mais frais de déplacement compris). La pêche représente 7% de la production d’articles de sport dans notre pays et 10.000 emplois en France.

 

  • La pêche est une activité essentiellement masculine (97% d’hommes). Quel dommage qu’il n’y ait pas plus de femmes au bord de l’eau comme c’est déjà le cas aux USA ! (mais, comme inévitablement la plupart des choses qui se passent aux Etats Unis se produisent en France avec un décalage de quelques années, tous les espoirs nous sont permis).La France propose 275.000 kms de cours d’eau et 110.000 ha de plans d’eau (sans parler des 4.000 kms de côte sur lesquelles nous pouvons également pratiquer la pêche à la mouche notamment à la recherche des bars…)

Eric Le Rest

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Le Tenkara: une pêche sportive

En effet, avec le Tenkara, tous les paramètres constitutifs d’une pêche sportive sont réunis:

les sensations sont décuplées par la légèreté et la simplicité du matériel. Les bagarres avec les poissons deviennent intenses dès qu’ils dépassent les 25 à 30 cm

– comme nous l’avons déjà vu ensemble, le Tenkara permet de prendre du plaisir (plaisir de prendre, de pécher et de relâcher https://tenkaraworld.com/apprendre-a-prendre-apprendre-a-relacher/, plaisir du retour à la nature)

– cette technique de pêche allie efficacité (les nombreuses touches permettent de prendre plus de poissons) et pragmatisme (lorsque les gobages se font intenses à la surface de l’eau le moucheur reste concentré sur l’essentiel sans être “pollué” par des considérations liées à son matériel. Grâce à cette pêche fine et très épurée on évite de rembobiner la soie, de régler le frein de son moulinet et d’emmêler la ligne dans les anneaux de sa canne.

une discrétion étonnante pour mieux soigner l’approche et une précision décuplée permettent de déposer avec délicatesse une mouche là où on le souhaite et d’atteindre tous les postes entre 2 m à 15 m à la ronde, selon la longueur de votre bas de ligne.

la rapidité de mise en œuvre et la capacité plus importante de prospection offrent la possibilité d’être toujours en action de façon dynamique, extensive et énergique

– le technique du Tenkara est idéale pour conjuguer randonnée ou marche/ballade ou VTT et pêche à la mouche: le matériel est léger et d’un très faible encombrement car il peut être rangé et sorti très rapidement d’un sac à dos dans lequel il tient très confortablement.

Eric Le Rest

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La pêche à la mouche accessible à tous

Don’t blow your budget

La technique du Tenkara permet, sans dépenser des milliers d’euros comme cela peut parfois être le cas pour la pêche à la mouche classique.

Je pense également aux carpistes qui peuvent investir des fortunes dans des matériels de plus en plus sophistiqués et bourrés d’électronique.

Mais ne dit-on pas que vivre totalement sa passion, cela n’a pas de prix ?

Vous pouvez disposer d’un matériel complet de bonne facture pour environ 150 € tout compris.

On trouve dans le commerce des formules “Prêt à pêcher” comprenant tout le matériel utile aux environs de 140 € et des cannes premier prix pour moins de 100 €.

Ce moindre coût est un vecteur très important de démocratisation de cette technique de pêche, notamment auprès des jeunes générations qui pourront ainsi rejoindre les amoureux des rivières.

Outre le prix attractif, la technique du Tenkara offre la possibilité d’une acquisition rapide des compétences minimales par les apprentis moucheurs car elle est d’une compréhension très aisée. Ainsi, les débutants montent très vite en puissance et prennent très rapidement du poisson (même si ces poissons sont souvent, dans un premier temps, de petite taille…mais en nombre).

Cette vertu formatrice constitue donc une très bonne école pour appréhender et maîtriser de façon fulgurante tous les paramètres de la pêche à la mouche.

Vous l’avez compris, la simplicité de l’équipement (on peut même parler ici de minimalisme) et de la technique conjuguée à de moindres contraintes sont des atouts majeurs pour que le Tenkara continue, sur un rythme soutenu, l’expansion de son utilisation à travers la planète.

Quand simplicité rime avec efficacité et avec modernité !

Eric Le Rest

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Fluidité & finesse du Tenkara

Feel everything !

La technique du Tenkara permet une approche très soignée des poissons, sans forcer, avec des posés du bas de ligne sur l’eau tout en douceur: discrétion et précision sont vraiment au rendez-vous sans besoin d’aller chercher nos partenaires à de longues distance de lancer. Ainsi lorsqu’un pêcheur se déplace à pas de sioux sur la berge ou dans le lit de la rivière il se fond avec les éléments et ne provoque pas la fuite des poissons. Il est fort à parier que quelques belles truites se trouvent à quelques mètres, voire dans ses bottes lorsqu’il s’agit d’ombres qui vivent en bancs et qui ne sont absolument pas farouches.

La photographie ci-dessous est celle de l’aileron (c’est à dire sa nageoire dorsale) de ce poisson magnifique et magique qu’est l’ombre (nom scientifique: thymallus thymallus). Cette couleur irisée est caractéristique de la période des amours !

Au Tenkara, la pureté et la légèreté sont également de mise. Cette technique permet donc la capture “plus aisée” des poissons les plus méfiants.

Le matériel très épuré et réduit à sa plus simple expression – le minimalisme est ici recherché – contribue également à cette impression de fluidité et de finesse: comme si, grâce au Tenkara, on se débarrassait du superflu pour ne conserver que l’essentiel (pas de soie, pas de backing, pas d’anneaux sur la canne, pas de moulinet).

Un atout important du Tenkara repose sur le fait que les poissons ne sont pas effrayés par la soie sur l’eau comme c’est le cas lorsqu’on pêche avec une canne à mouche classique équipée d’un moulinet garni de soie. Au Tenkara, la mouche est juste posée sur la surface de l’eau dans le champ de vision des poissons. Cette artificielle peut être animée et déposée comme bon vous chante sur des postes où se tiennent les truites. La dérive est donc beaucoup plus naturelle qu’en pêche à la mouche classique et le dragage sur l’eau est fortement diminué.

Le Tenkara facilite également la pêche dans les mouchoirs de poche, au plus près des poissons ou dans des endroits qui offrent peu de capacité de lancers arrières à cause de la végétation, grâce aux lancers roulés.

Bien évidemment, il est également possible de « pêcher l’eau » avec  rapidité et efficacité car le Tenkara permet de donner une action pulsatile à l’artificielle qui vibrionne à la surface de l’eau grâce à une action / animation du dernier scion de la canne: votre mouche devient irrésistible !

 Eric Le Rest

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Le Tenkara, un véritable retour aux sources de la vie

Le retour au naturel, loin de la routine !

Le monde moderne (sa course perpétuelle, le stress engendré, notre société de surinformation et de surconsommation) ainsi que le monde du travail nécessitent vraiment de trouver des échappatoires régulières.

Le retour à la nature la plus sauvage et la plus préservée possible permet de prendre le recul nécessaire, de “recharger ses batteries”, de se ressourcer, de se recueillir auprès de la nature dans le cadre d’une parenthèse sauvage, d’écouter le seul bruit de l’eau ou les gazouillis des passereaux: un vrai bain de jouvence sous forme de redécouverte de l’essentiel.

Il me semble donc primordial de :

  •  cultiver une relation de grande proximité avec le milieu aquatique, là où « coule la rivière », là où la monotonie, la grisaille et la morosité n’ont pas leur place.
  • pouvoir laisser son regard vagabonder dans la quiétude de paysages verdoyants et sauvages

Je vous conseille vivement de voir et/ou de revoir le très beau film de Robert REDFORD “Et au milieu coule une rivière” qui a suscité, à l’époque de sa sortie en 1992, beaucoup d’intérêt pour la pêche à la mouche et de vous plonger dans le livre passionnant et remarquablement bien écrit de Norman MACLEAN “La rivière du sixième jour” qui a inspiré le film précité.

Ainsi le moucheur, en manipulant son fouet et en recherchant les poissons sauvages dans une nature protégée se désintoxe, vise l’apaisement, la paix intérieure grâce à une curiosité et un émerveillement toujours renouvelés. Le naturel revient au galop !

Une séquence de pêche à la mouche permet de s’échapper et de fuir, pour un temps, les contraintes, les soucis et les contrariétés de la vie quotidienne et se reconnecter avec la grandeur de la nature: pas de réseau le plus souvent dans les vallées encaissées et pas de Wifi durant un temps.

Il s’agit d’un adieu momentané à l’impatience, à l’énervement, à la précipitation et à la vitesse.

Le but principal consiste à « se rendre le plus léger possible », à se vider la tête, pour revenir plus fort et mieux affronter les difficultés ou pour mieux vivre tout simplement, en cultivant sa richesse intérieure.

La proximité avec la nature devrait redevenir notre priorité pour éviter toute séparation avec le sens même de notre vie…

Nous ne sommes tous que des passants sur cette terre (encore faudrait-il que nous en prenions conscience). Trop d’entre nous ne sont pas comblés par la vie qu’ils mènent et c’est bien dommage …

A titre personnel, la proximité avec une rivière, avec l’élément liquide, lieu de naissance de toute vie est quasi vitale et me procure un immense bonheur. Être heureux en toute simplicité, n’est-ce pas ce qui est le plus important ?

Le Tenkara grâce à sa technique dépouillée facilite grandement ce retour au goût des choses simples, essentielles et proches de la nature.

C’est aussi pour vous aider dans cette quête du “retour aux sources” que Tenkaraworld.com a été créé.

Eric Le Rest

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La pêche à la mouche & ses valeurs

A la pêche à la mouche, les principales valeurs mises en exergue et développées sont, à mes yeux, la persévérance et l’humilité.

Quelques parties de pêche sans touche renforcent la persévérance ainsi que la patience et font comprendre au moucheur que rien n’est jamais acquis, que ce qui a marché à un moment peut être remis en cause en quelques minutes.

Il en est de même pour l’humilité qui est un trait de caractère d’un individu qui se voit de façon réaliste.

Wikipédia nous précise que: “l’humilité n’est pas une qualité innée chez les humains; il est communément considéré qu’elle s’acquiert avec le temps, le vécu et qu’elle va de pair avec une maturité affective ou spirituelle. Elle s’apparente à une prise de conscience de sa condition et sa place au milieu des autres et de l’univers”.

La persévérance et l’humilité sont des valeurs typiquement véhiculées par la culture japonaise et plus particulièrement par la technique du Tenkara.

En parallèle de ces deux qualités, continuons à:

  • Relâcher les poissons que nous prenons en pratiquant sans modération le “Cash and Release”.
  • Défendre nos rivières, à les aménager, à les nettoyer, à les réhabiliter, à les reconquérir quand elles sont martyrisées et à faire en sorte qu’elles ne soient plus des torrents de boue l’hiver et des oueds l’été.
  • Ne rester jamais indifférents face aux pollutions et lutter avec acharnement contre les pollueurs de toute sorte.
  • Préserver la nature et redonnons-lui la place et la priorité qu’elle aurait toujours dû conserver !

A rechercher sans modération.

Eric Le Rest

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