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Matériaux utilisés pour le Fly Tying

Les matériaux utilisés pour le montage des Kébaris (nom que les japonais donnent à leurs mouches artificielles traditionnelles) sont relativement classiques: poils de lièvre, de taupe, d’écureuil,… et plumes de toutes les sortes avec des hackles souples.

En matière de plumes, celles de collerette de perdrix, de grouses ou de paons sont particulièrement utilisées car elles présentent une texture idéale, plutôt molle, qui vibre dans les courants.

En ce qui concerne les corps des Kébaris, je suis adepte des matériaux plus modernes que j’emploie pour exciter la curiosité et l’agressivité des poissons (krystal flash, antron, vinyl rib,…).

Au niveau des corps des artificielles, j’avoue avoir une préférence pour les dubbings aérés cerclés de tinsels ou de cuivre ou, en matière de mouches noyées, pour les perles de couleur enfilées sur le corps de l’hameçon qui permettent, en fonction de leur poids, de faire couler l’artificielle au niveau escompté.

A signaler que les Japonais utilisent beaucoup les dubbings de fibres de fougères Zenmai “Osmunda Nipponica” pour créer des corps à l’aspect translucide du plus bel effet, une fois qu’ils sont mouillés. Essayer cette fougère japonaise, c’est l’adopter…

Eric Le Rest

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Les cannes utilisées au Tenkara

Le dépouillement de cette technique traditionnelle revisitée repose sur un élément essentiel: une canne sans moulinet.

Les cannes Tenkara modernes fabriquées en carbone haut module et le plus souvent importées du Japon ou de Chine sont de véritables bijoux en terme d’innovations technologiques. Elles conjuguent design, souplesse, sensibilité, longueur, solidité (pour une structure aussi fine), équilibre, précision, puissance et légèreté (certaines cannes hyper légères ne pèsent pas plus de 50 grammes, en règle générale, leur poids s’étale entre 60 et 90 grammes).

  • Elles sont très équilibrées (le poignet ne se fatigue pas vite et supporte plus facilement de nombreuses heures de pêche sans le risque de générer une tendinite très douloureuse) et, généralement, d’action parabolique (cannes hyper souples sur l’ensemble de leur longueur et d’action progressive pour poser une mouche artificielle ou pour “travailler” un poisson, tout en douceur). Ainsi, sur les cannes paraboliques, l’action se joue sur toute la canne pour développer une courbe douce et lente.
  • Elles sont télescopiques, généralement d’une longueur une fois repliée entre de 50 à 60 cm (ce qui facilite considérablement leur transport dans un sac à dos durant l’action de pêche ou dans une valise lors d’un voyage sans que ça soit au détriment des autres affaires que l’on souhaite emporter) et d’une longueur variant de 2,70 m à 4,50 m une fois dépliées. A noter que les cannes les plus vendues se situent entre 3,60 m et 4 m, soit environ 14 à 15 pieds, et qu’il existe des cannes spécial rando qui, une fois repliées, tiennent dans un tube de 29,5 cm et des mini cannes dont la longueur repliée ne dépasse pas la taille de la main.

  • Elles sont de puissance variable, en fonction du type de pêche au Tenkara pratiquée (voir l’artcile portant sur “Les techniques” https://tenkaraworld.com/pecher-en-seche/) et d’action plus ou moins de pointe. Les cannes sont constituées d’une succession de brins “rigides” et “souples” en forme de cônes emboités les uns dans les autres. Vous trouverez des inscriptions sur le côté de la canne juste au-dessous de la poignée en liège du style 6:4. Ceci veut dire que cette canne est composée de 6 brins rigides et 4 brins souples. Plus le nombre de brins souples est important et plus la canne est parabolique  et donc particulièrement adaptée pour la pêche à la mouche noyée. A contrario, plus le nombre de brins rigides est important et plus la canne est dite de pointe (plus propice à la pêche à la nymphe).

  • Il existe différentes échelles d’action des cannes reprises dans le tableau ci-dessous:
Brins rigides Brins souples Actions de la canne Nombre de brins Type de pêche
8 2 De pointe 10 Nymphe
7 3 Semi de pointe 10 Sêche / Nymphe
6 4 Semi souple 10 Sêche
5 5 Souple / Parabolique 10 Noyée

Et vous, quel type de canne utilisez-vous ?

Eric Le Rest

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Le Tenkara: une pêche sportive

En effet, avec le Tenkara, tous les paramètres constitutifs d’une pêche sportive sont réunis:

les sensations sont décuplées par la légèreté et la simplicité du matériel. Les bagarres avec les poissons deviennent intenses dès qu’ils dépassent les 25 à 30 cm

– comme nous l’avons déjà vu ensemble, le Tenkara permet de prendre du plaisir (plaisir de prendre, de pécher et de relâcher https://tenkaraworld.com/apprendre-a-prendre-apprendre-a-relacher/, plaisir du retour à la nature)

– cette technique de pêche allie efficacité (les nombreuses touches permettent de prendre plus de poissons) et pragmatisme (lorsque les gobages se font intenses à la surface de l’eau le moucheur reste concentré sur l’essentiel sans être “pollué” par des considérations liées à son matériel. Grâce à cette pêche fine et très épurée on évite de rembobiner la soie, de régler le frein de son moulinet et d’emmêler la ligne dans les anneaux de sa canne.

une discrétion étonnante pour mieux soigner l’approche et une précision décuplée permettent de déposer avec délicatesse une mouche là où on le souhaite et d’atteindre tous les postes entre 2 m à 15 m à la ronde, selon la longueur de votre bas de ligne.

la rapidité de mise en œuvre et la capacité plus importante de prospection offrent la possibilité d’être toujours en action de façon dynamique, extensive et énergique

– le technique du Tenkara est idéale pour conjuguer randonnée ou marche/ballade ou VTT et pêche à la mouche: le matériel est léger et d’un très faible encombrement car il peut être rangé et sorti très rapidement d’un sac à dos dans lequel il tient très confortablement.

Eric Le Rest

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La pêche à la mouche accessible à tous

Don’t blow your budget

La technique du Tenkara permet, sans dépenser des milliers d’euros comme cela peut parfois être le cas pour la pêche à la mouche classique.

Je pense également aux carpistes qui peuvent investir des fortunes dans des matériels de plus en plus sophistiqués et bourrés d’électronique.

Mais ne dit-on pas que vivre totalement sa passion, cela n’a pas de prix ?

Vous pouvez disposer d’un matériel complet de bonne facture pour environ 150 € tout compris.

On trouve dans le commerce des formules “Prêt à pêcher” comprenant tout le matériel utile aux environs de 140 € et des cannes premier prix pour moins de 100 €.

Ce moindre coût est un vecteur très important de démocratisation de cette technique de pêche, notamment auprès des jeunes générations qui pourront ainsi rejoindre les amoureux des rivières.

Outre le prix attractif, la technique du Tenkara offre la possibilité d’une acquisition rapide des compétences minimales par les apprentis moucheurs car elle est d’une compréhension très aisée. Ainsi, les débutants montent très vite en puissance et prennent très rapidement du poisson (même si ces poissons sont souvent, dans un premier temps, de petite taille…mais en nombre).

Cette vertu formatrice constitue donc une très bonne école pour appréhender et maîtriser de façon fulgurante tous les paramètres de la pêche à la mouche.

Vous l’avez compris, la simplicité de l’équipement (on peut même parler ici de minimalisme) et de la technique conjuguée à de moindres contraintes sont des atouts majeurs pour que le Tenkara continue, sur un rythme soutenu, l’expansion de son utilisation à travers la planète.

Quand simplicité rime avec efficacité et avec modernité !

Eric Le Rest

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Fluidité & finesse du Tenkara

Feel everything !

La technique du Tenkara permet une approche très soignée des poissons, sans forcer, avec des posés du bas de ligne sur l’eau tout en douceur: discrétion et précision sont vraiment au rendez-vous sans besoin d’aller chercher nos partenaires à de longues distance de lancer. Ainsi lorsqu’un pêcheur se déplace à pas de sioux sur la berge ou dans le lit de la rivière il se fond avec les éléments et ne provoque pas la fuite des poissons. Il est fort à parier que quelques belles truites se trouvent à quelques mètres, voire dans ses bottes lorsqu’il s’agit d’ombres qui vivent en bancs et qui ne sont absolument pas farouches.

La photographie ci-dessous est celle de l’aileron (c’est à dire sa nageoire dorsale) de ce poisson magnifique et magique qu’est l’ombre (nom scientifique: thymallus thymallus). Cette couleur irisée est caractéristique de la période des amours !

Au Tenkara, la pureté et la légèreté sont également de mise. Cette technique permet donc la capture “plus aisée” des poissons les plus méfiants.

Le matériel très épuré et réduit à sa plus simple expression – le minimalisme est ici recherché – contribue également à cette impression de fluidité et de finesse: comme si, grâce au Tenkara, on se débarrassait du superflu pour ne conserver que l’essentiel (pas de soie, pas de backing, pas d’anneaux sur la canne, pas de moulinet).

Un atout important du Tenkara repose sur le fait que les poissons ne sont pas effrayés par la soie sur l’eau comme c’est le cas lorsqu’on pêche avec une canne à mouche classique équipée d’un moulinet garni de soie. Au Tenkara, la mouche est juste posée sur la surface de l’eau dans le champ de vision des poissons. Cette artificielle peut être animée et déposée comme bon vous chante sur des postes où se tiennent les truites. La dérive est donc beaucoup plus naturelle qu’en pêche à la mouche classique et le dragage sur l’eau est fortement diminué.

Le Tenkara facilite également la pêche dans les mouchoirs de poche, au plus près des poissons ou dans des endroits qui offrent peu de capacité de lancers arrières à cause de la végétation, grâce aux lancers roulés.

Bien évidemment, il est également possible de « pêcher l’eau » avec  rapidité et efficacité car le Tenkara permet de donner une action pulsatile à l’artificielle qui vibrionne à la surface de l’eau grâce à une action / animation du dernier scion de la canne: votre mouche devient irrésistible !

 Eric Le Rest

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Apprendre à prendre, apprendre à relâcher

Le “catch and release” cher aux anglos saxons veut dire, au sens littéral, “attraper et relâcher”.

Le fait de relâcher, avec d’infinies précautions, le poisson que l’on vient de prendre (toujours après avoir mouillé ses mains pour éviter d’infliger, sur ses flancs, l’équivalent de “véritables brûlures”) procure au pêcheur à la mouche, au delà d’une immense fierté et du bonheur, une forte impression d’harmonie avec la nature qui transcende le sens de la pêche: voir, recevoir et rendre.

Ainsi, il m’arrive régulièrement, lorsque je prends un poisson, de l’embrasser sur le museau et de le remettre à l’eau avec d’infinies précautions après lui avoir réoxygéné les branchies pour qu’il retrouve de la vigueur… une sorte de cérémonial.

Le “catch and release” et le “no kill” permettent “d’éduquer” les poissons qui deviennent de plus en plus difficiles à reprendre pour soi même, lors d’une partie de pêche ultérieure et pour les autres pêcheurs. D’après les études les plus sérieuses menées par des scientifiques, 95% des poissons qui retrouvent ainsi leur élément naturel survivent lorsqu’ils ne saignent pas. Cette “éducation” des poissons qui « y regardent ultérieurement à deux fois » contribue à la sauvegarde des géniteurs et à la préservation d’une densité honorable de truites sur certains secteurs de pêche.

De plus, le souvenir d’une belle truite ou d’un beau saumon pris et relâché forge un lien inaltérable entre le moucheur et le monde des rivières et alimente sa passion.

Le Tenkara facilite le “cash and release”:

– le nombre de poissons de toute taille que l’on leurre (y compris les truitelles, tacons ou les ombrets) est beaucoup plus important qu’avec une technique classique. Ainsi, un pêcheur qui exerce ses talents durant toute une saison de pêche sur le même parcours pourrait « vider » une partie de la rivière s’il conservait toutes ses prises atteignant la taille légale.

– les hameçons utilisés pour monter les Kébaris (mouches artificielles japonaises) ne comportent pas d’ardillon et présentent des formes spécifiques qui permettent de décrocher les poissons plus facilement, sans trop les blesser (surtout qu’à la pêche à la mouche la plupart des poissons ne sont pris que par le bord des lèvres ce qui n’est absolument pas le cas avec d’autres techniques de pêche).

Eric Le Rest

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Le Tenkara, un véritable retour aux sources de la vie

Le retour au naturel, loin de la routine !

Le monde moderne (sa course perpétuelle, le stress engendré, notre société de surinformation et de surconsommation) ainsi que le monde du travail nécessitent vraiment de trouver des échappatoires régulières.

Le retour à la nature la plus sauvage et la plus préservée possible permet de prendre le recul nécessaire, de “recharger ses batteries”, de se ressourcer, de se recueillir auprès de la nature dans le cadre d’une parenthèse sauvage, d’écouter le seul bruit de l’eau ou les gazouillis des passereaux: un vrai bain de jouvence sous forme de redécouverte de l’essentiel.

Il me semble donc primordial de :

  •  cultiver une relation de grande proximité avec le milieu aquatique, là où « coule la rivière », là où la monotonie, la grisaille et la morosité n’ont pas leur place.
  • pouvoir laisser son regard vagabonder dans la quiétude de paysages verdoyants et sauvages

Je vous conseille vivement de voir et/ou de revoir le très beau film de Robert REDFORD “Et au milieu coule une rivière” qui a suscité, à l’époque de sa sortie en 1992, beaucoup d’intérêt pour la pêche à la mouche et de vous plonger dans le livre passionnant et remarquablement bien écrit de Norman MACLEAN “La rivière du sixième jour” qui a inspiré le film précité.

Ainsi le moucheur, en manipulant son fouet et en recherchant les poissons sauvages dans une nature protégée se désintoxe, vise l’apaisement, la paix intérieure grâce à une curiosité et un émerveillement toujours renouvelés. Le naturel revient au galop !

Une séquence de pêche à la mouche permet de s’échapper et de fuir, pour un temps, les contraintes, les soucis et les contrariétés de la vie quotidienne et se reconnecter avec la grandeur de la nature: pas de réseau le plus souvent dans les vallées encaissées et pas de Wifi durant un temps.

Il s’agit d’un adieu momentané à l’impatience, à l’énervement, à la précipitation et à la vitesse.

Le but principal consiste à « se rendre le plus léger possible », à se vider la tête, pour revenir plus fort et mieux affronter les difficultés ou pour mieux vivre tout simplement, en cultivant sa richesse intérieure.

La proximité avec la nature devrait redevenir notre priorité pour éviter toute séparation avec le sens même de notre vie…

Nous ne sommes tous que des passants sur cette terre (encore faudrait-il que nous en prenions conscience). Trop d’entre nous ne sont pas comblés par la vie qu’ils mènent et c’est bien dommage …

A titre personnel, la proximité avec une rivière, avec l’élément liquide, lieu de naissance de toute vie est quasi vitale et me procure un immense bonheur. Être heureux en toute simplicité, n’est-ce pas ce qui est le plus important ?

Le Tenkara grâce à sa technique dépouillée facilite grandement ce retour au goût des choses simples, essentielles et proches de la nature.

C’est aussi pour vous aider dans cette quête du “retour aux sources” que Tenkaraworld.com a été créé.

Eric Le Rest

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La pêche à la mouche & ses valeurs

A la pêche à la mouche, les principales valeurs mises en exergue et développées sont, à mes yeux, la persévérance et l’humilité.

Quelques parties de pêche sans touche renforcent la persévérance ainsi que la patience et font comprendre au moucheur que rien n’est jamais acquis, que ce qui a marché à un moment peut être remis en cause en quelques minutes.

Il en est de même pour l’humilité qui est un trait de caractère d’un individu qui se voit de façon réaliste.

Wikipédia nous précise que: “l’humilité n’est pas une qualité innée chez les humains; il est communément considéré qu’elle s’acquiert avec le temps, le vécu et qu’elle va de pair avec une maturité affective ou spirituelle. Elle s’apparente à une prise de conscience de sa condition et sa place au milieu des autres et de l’univers”.

La persévérance et l’humilité sont des valeurs typiquement véhiculées par la culture japonaise et plus particulièrement par la technique du Tenkara.

En parallèle de ces deux qualités, continuons à:

  • Relâcher les poissons que nous prenons en pratiquant sans modération le “Cash and Release”.
  • Défendre nos rivières, à les aménager, à les nettoyer, à les réhabiliter, à les reconquérir quand elles sont martyrisées et à faire en sorte qu’elles ne soient plus des torrents de boue l’hiver et des oueds l’été.
  • Ne rester jamais indifférents face aux pollutions et lutter avec acharnement contre les pollueurs de toute sorte.
  • Préserver la nature et redonnons-lui la place et la priorité qu’elle aurait toujours dû conserver !

A rechercher sans modération.

Eric Le Rest

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La pêche à la mouche: une “affaire de famille”

Bien que la pêche à la mouche repose sur des principes de base extrêmement simples – présenter une imitation artificielle d’insecte aquatique ou terrestre à des poissons afin de les leurrer – cette pêche reste d’une appréhension délicate et souvent difficile pour un novice.

L’apprendre grâce à un “professeur/sachant” (le plus souvent un aïeul, une “vieille main”, un ami ou, éventuellement, un club de pêche à la mouche ou un guide de pêche) permet de gagner un temps considérable et d’éviter le découragement inévitable qui peut gagner, à un moment ou un autre, tout néophyte.

Ce “professeur” possède idéalement la “lecture de l’eau”, connaît les bases de l’entomologie, monte, dans le meilleur des cas, lui même ses mouches artificielles et maîtrise les techniques de lancer.

Cette activité nécessite de la patience et de la sagesse:  il n’est pas inné de comprendre, d’apprendre et de s’approprier le vrai geste, celui qui permettra de faire monter le poisson le plus méfiant et le plus difficile à atteindre, là, juste en face, sous la frondaison des arbres, dans le petit courant où nous sommes certains que se cache notre “partenaire” de pêche.

Nous le savons tous, avec le recul et l’expérience, les plus belles rivières restent et resteront toujours celles de notre enfance, là où nous avons fait nos premières armes sous l’oeil attentif de notre “professeur”.

Ci-dessous une mouche de mai naturelle et son imitation réalisée en matériaux synthètiques, « quand la fiction rejoint la réalité ».

Ainsi, nous devenons pêcheurs pour la vie (à titre personnel, j’aime beaucoup l’idée qu’il est préférable de “réussir sa vie ” que de “réussir dans la vie”), amoureux des cours d’eau, de sa faune et de sa flore, de ses humeurs, de ses oiseaux et de ses poissons…

Le Tenkara, comme nous le verrons dans d’autres posts, facilite considérablement cette phase d’initiation grâce à son côté intuitif qui permet très rapidement d’aller à l’essentiel et de comprendre, en quelques dizaines de minutes, le bon geste.

Eric Le Rest

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Découvrez le Tenkara

   

Une alliance subtile entre tradition et modernité:

Le Tenkara est une technique ancestrale de pêche à la mouche originaire du Japon.

Au pays du soleil levant, le nom Tenkara veut dire, au sens littéral, “Tombé du ciel” (très certainement en liaison avec les nuages d’éphémères liés à des éclosions massives qui entraînent des périodes de folies collectives chez les truites venant en surface se gaver de nourriture à bon compte).

Les origines de cette technique de pêche remontent au VIIIème siècle: elle a été inventée et perfectionnée par les habitants des montagnes nipponnes. Ils pêchaient dans les torrents bouillonnants qui descendent des sommets pour se nourrir et assurer la subsistance de leur famille.

Pour autant, ne nous y trompons pas: au delà de sa vocation d’assouvir des besoins vitaux, le Tenkara est considéré comme un véritable art au Japon.

A ses débuts, cette pêche était pratiquée uniquement avec une longue canne en bambou, un fil et des imitations d’éphémères permettant de leurrer un maximum de poissons. Il s’agit d’une technique simple (mais nullement simpliste) et efficacement redoutable: elle permet de prendre rapidement du poisson et du plaisir. Cette pratique fait figure d’ancêtre de la pêche à la mouche “moderne”.

Ainsi, au fil des décennies, les Japonais ont amélioré les différents matériaux: d’abord le bambou, puis la fibre de verre et enfin le carbone.

Nous assistons, depuis une dizaine d’années, à un véritable renouveau de la technique du Tenkara qui se diffuse sur toute la planète – surtout aux Etats Unis où elle n’arrête pas de gagner du terrain – et qui devient progressivement une véritable philosophie de pêche à la mouche, une ode à la fluidité et à la finesse.

Eric Le Rest.

Tenkaraworld.com :

Vous allez penser, vivre & rêver pêche à la mouche !

     

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