Pour bien pêcher à la mouche, observez les oiseaux

Les oiseaux qui vivent dans la ripisylve aiment les insectes aquatiques et les insectes terrestres: ils ont donc le même comportement que les poissons. Quand les uns se « mettent à table », les autres ne sont généralement pas en reste !

Comme vous le savez, les moucheurs se doivent d’observer pleinement et parfois longuement l’écosystème dans lequel ils se trouvent afin de:

  •  déterminer l’artificielles qu’ils vont choisir dans leurs boite parmi le plus souvent un nombre impressionnant de modèles, de tailles, de couleurs, de stades du cycle d’éclosion,…

 

  • en tirer des enseignements très utiles sur l’activité supposée des truites.

Une des bonnes pratiques en matière d’observation consiste à regarder précisément le comportement des oiseaux (les bergeronnettes, les mésanges, les chardonnerets, les rouges-gorges, les fauvettes, les pinsons, les hirondelles, les martinets, les gobe-mouches …) pour déterminer ce qui se passe à la surface de la rivière au bord de laquelle vous vous trouvez.

L’absence totale d’oiseaux n’est généralement pas bon signe pour le pêcheur à la mouche.

Un point particulier est à signaler au sujet des hirondelles: plus elles volent bas, parfois en frôlant la surface de l’eau en donnant des coups de becs dans la surface, et plus c’est un moment propice pour le moucheur.

Lorsque les oiseaux sont nombreux et se rapprochent franchement de la rivière, il est prévisible qu’une éclosion suivie de gobages des poissons qui nous intéressent soit imminente.

Ces moments précis sont souvent liés à des changements de pression atmosphérique et/ou des changements de temps (par exemple lorsqu’il y a une petite pluie fine par temps chaud, avant et après les orages, quand les nuages sont très bas, …).

Voici un tableau de synthèse qui permet rapidement et, à grosses mailles, de déterminer comment procéder :

Absence d’oiseaux Pas ou très peu d’éclosions Météo perturbée Mouche noyée
Oiseaux en altitude Très petits insectes dans les airs Météo changeante Nymphe et noyée
Oiseaux actifs dans la ripisylve Insectes dans les feuillages / Activité parfois importante des éphémères Pluie fine, nuages bas, températures douces Sèche ou noyée sous les branches et près des berges
Oiseaux en proximité de l’eau Nombreux insectes terrestres et éphémères Avant ou après un orage, tôt le matin ou tard le soir Sèche sur les gobages, nymphe à vue et noyée en début et en fin d’éclosions.
Hirondelles rasant la surface de l’eau Nombreux divers Ephémères de toutes les tailles, insectes terrestres Changement de temps brutal La rivière « bouillonne ». Restez calme et « attaquez vous » aux gobages les uns après les autres, avec méthode !

Eric Le Rest.

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L’art du mending

Le  mending qui consiste à repositionner sa soie est une technique indispensable que tout moucheur doit absolument maitriser pour obtenir une bonne dérive de ses mouches artificielles à la surface de l’eau ou, sous la surface, lorsque vous pêchez en noyée.

Ainsi, plus la dérive est naturelle et plus les chances de leurrer les truites sont importantes.

Le mending provient du verbe anglais « to mend » qui signifie « rectifier ou corriger ». Effectivement, nous avons régulièrement besoin de corriger le positionnement de notre soie afin:

  • d’éviter le dragage des mouches à la surface de l’eau
  • d’obtenir de belles dérives.

Il existe plusieurs types de mendings:

  • le mending droit: lorsque vous effectuez un lancer en travers de la rivière, de l’autre côté de la berge, le courant et les différentes veines d’eau entraînent  la soie en créant une boucle qui fera inévitablement draguer l’artificielle. Le mending permet en une fraction de seconde, par un coup de poignet vers l’amont de la rivière,  d’éviter la formation du ventre mou de la soie. Plus le courant est fort et plus votre geste doit être vif. A signaler que plusieurs mendings doivent parfois être réaliser, l’un après l’autre, en fonction de la vitesse du courant.

 

  • le mending courbe: il doit être utilisé en présence de plusieurs veines d’eau avec  des courants de forces différentes voire des parties lentes alternant avec des parties rapides. La courbe amont de la soie à la surface de l’eau s’obtient en effectuant lors du lancer un mouvement de va et vient latéral. Bien entendu, la maitrise parfaite de ce mending nécessite de réaliser un certain nombre de tests préalables au bord de la rivière, par exemple lorsque les poissons ne sont pas en activité et que vous attendez les premiers gobages (autant vous entraîner dans l’intervalle…).

  • Les miniroulés: ils doivent être réalisés de façon successive lorsque la soie est étendue à la surface de l’eau. L’objectif poursuivi est de provoquer des miniroulés sans tirer sur son bas de ligne afin que sa mouche plonge et continue sa dérive de la façon la plus naturelle possible. J’utilise régulièrement cette technique lorsque je pêche en noyée. Elle est remarquablement efficace.

Avec de la pratique, on apprend à progresser dans les techniques du mending et surtout dans le dosage de ses mouvements qui sont souvent trop violents, dans un premier temps, puis lorsqu’ils gagnent en douceur et en fluidité sont des gages de réussite. La clé du succès repose sur la notion de dosage.

Comme je vous l’indiquais, la technique du mending est absolument essentielle dans le cadre de la pratique de la pêche à la mouche classique.

A noter que lorsque vous pêchez au Tenkara avec des mouches sèches, les mendings sont moins incontournables car il n’y a pas de soie et, très souvent, seule la mouche repose à la surface de l’eau permettant d’éviter le dragage.

Toutefois, lorsque je pêche en noyée en utilisant la technique du Tenkara, il m’arrive de réaliser régulièrement des mendings pour mieux faire travailler mon train de mouches et donc le rendre plus irrésistible.

Eric Le Rest.

Pour de plus amples informations sur le dragage, vous pouvez consulter utilement l’article suivant: http://tenkaraworld.com/dragage/

Le dragage: le piège à éviter

Le dragage (du mot anglais « drag » qui signifie sillage) peut être considéré comme un défaut de présentation qui provoque le mouvement suspect de nos artificielles à la surface de l’eau.

Dans ce cas précis, ces dernières sont à la « remorque » du bas de ligne entrainé par le courant.

Ce sillage peut ne pas être facilement perceptible par le pêcheur à la mouche tant il peut être léger mais le résultat est toujours le même: il provoque le calage ou la fuite des poissons qui nous intéressent.

Comment éviter toute anomalie, lors de la dérive de nos mouches ?:

  • lorsque vous pêchez à la mouche de façon classique, pour éviter les dérives plus lentes de vos mouches artificielles que les insectes naturels qui sont à la surface de l’eau, il convient tout d’abord de poser le moins de soie possible sur l’élément liquide. Cette opération est facilitée par l’utilisation d’une longue canne.

A noter que ce problème de dragage n’existe pratiquement pas avec la technique du Tenkara car nous n’utilisons pas de soie mais un bas de ligne tissé et nos cannes sont relativement longues. Ainsi la partie du nylon qui est en contact avec l’eau est réduite à sa plus simple expression. Le bas de ligne en nylon peut éventuellement n’avoir aucun contact avec l’eau lorsque la canne est relevée, car seule la mouche est posée à la surface de la rivière. Ainsi, vous augmentez donc considérablement vos chances de leurrer un poisson.

  • pour éviter ce phénomène de sillage, avec un matériel classique, vous pouvez, premièrement, procéder à un poser en zigzag: il convient de lancer comme si vous vouliez poser votre artificielle dans l’air en amont du poisson et vous devez relever un peu le scion de votre canne en fin de lancer. Votre soie et votre bas de ligne se poseront à la surface de l’eau de façon sinueuse et ces « ondulations » diminuent sensiblement les effets des différents courants sur votre mouche.

 

  • Deuxième possibilité, vous pouvez également réaliser un lancer courbe en basculant votre scion vers l’amont en le relevant doucement avant le poser de votre artificielle à la surface de l’eau.

 

  • La troisième solution consiste à utiliser un lancer parachute qui permet de réaliser un zigzag au niveau de son bas de ligne. Pour ce faire, il faut transmettre un grande énergie à la canne pour obtenir une boucle de lancer étroite et bloquer de façon très énergique sa canne à 11 H lors de votre shoot avant afin de laisser sa soie, son bas de ligne et sa mouche tomber tout en douceur à la surface de l’eau

 

  • Ultime précision, la longueur de la pointe de votre bas de ligne et la finesse du nylon employé limitent le dragage de vos artificielles à la surface de l’eau.

Eric Le Rest

Pour de plus amples informations sur les lancers, vous pouvez consulter utilement le post suivant: http://tenkaraworld.com/lancers/

L’ouverture à la mouche

L’ouverture de la pêche (programmée, en France, cette année, le samedi 09 mars) est toujours un événement qui alimente, les temps qui précédent, les rêves les plus fous des amoureux de la truite et qui attire au bord des rivières de nombreux pêcheurs avides de sensations fortes.

Cette ouverture peut se pratiquer, bien évidemment, grâce à la technique du Tenkara ou également à la pêche à la mouche classique avec de bonnes chances de succès, sans passer pour un « dingue ou un fanatique » auprès des autres pêcheurs.

Il est toutefois préférable d’attendre les heures les plus chaudes de la journée avant de commencer à pêcher. « Le coup de midi » quand les autres pêcheurs, qui ont souvent débuté aux aurores, commencent à être fatigués est souvant le moment idéal …

Votre réussite dépend du niveau de l’eau, de sa couleur et de sa température :

  • il convient que les niveaux ne soient pas trop hauts et que l’eau ne soit pas très teintée. En effet, si la rivière déborde de partout, il vous faudra envisager de rejoindre le haut des bassins, de changer de cours d’eau ou de changer de technique car vous aurez peu de chance de succès.

  • Idem si les eaux sont trop froides, c’est à dire en dessous des 3 à 7 degrés, il ne faut pas espérer réussir une belle journée de pêche très productive. C’est aussi pour cette raison que les eaux de neige glaciales et sales sont à éviter.

 

  • l’idéal, serait d’avoir des eaux relativement basses et claires pour la saison avec une température supérieure à 7 degrés.  A ce propos, je vous conseille d’avoir toujours dans votre gilet un thermomètre qui vous permet de prendre la température de l’eau avant de commencer toute partie de pêche.

 

Quelles techniques de pêche à la mouche choisir à l’ouverture ?

Mon premier conseil, c’est d’utiliser la pêche à la mouche noyée. C’est, en tout état de cause, ma technique de prédilection et celle qui me rapporte de très belles surprises en début de saison. Pour en savoir plus, merci de lire l’article sur la pêche en noyée en cliquant sur le lien suivant: http://tenkaraworld.com/pecher-en-noyee/

Vous pouvez également pêcher avec des streamers que vous ferez évoluer le long des berges et des blocs de rochers avec un animation saccadée tout au cours de leur dérive. Pour plus de précisions, vous pouvez vous reporter au post suivant: http://tenkaraworld.com/pecher-au-streamer/

Par eaux basses et claires, vous pouvez utiliser des petits modèles de streamers montés sur des hameçons N°10 très clairs et très brillants.

Si les eaux sont hautes et légèrement teintées, vous pouvez passer aux streamers plus gros (montés sur des hameçons N° 8 à 6) comprenant des yeux (du style chainette de lavabo) et du poil de lapin sur peau avec des couleurs plus « flashy » du style rouge, orange et pourquoi pas fluo.

Je vous souhaite une très belle ouverture !!!

Eric Le Rest.

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En eau salée aussi…

 

Et oui, les maquereaux, les mulets, les bars, … se pêchent également à la mouche en eau salée et à quelques mètres du bord durant les périodes estivales.

Je peux vous certifier que ces poissons de mer, lorsque vous avez la chance d’en piquer un, vous offrent de très belles bagarres et sensations.

Pour bien débuter en mer, il faut tout d’abord savoir identifier quelques repères :

  • observez l’activité des oiseaux marins: lorsqu’ils sont regroupés et qu’ils plongent dans l’eau c’est qu’il y a certainement un banc de poisson fourrage qui attisent, en même temps, l’intérêt et l’activité des poissons plus gros qui nous intéressent. Attention, ces chasses ne durent pas longtemps. Il convient donc de se hâter pour se mettre en action très rapidement en utilisant des artificielles composées de matériaux souples et brillants qui constituent des mouches pas trop fournies excitant la curiosité et l’agressivité des poissons.

  • en été et lorsque le temps est chaud, les bars se rapprochent des côtes et n’hésitent pas à être intéressés par des artificielles qui évoluent à la surface de l’eau (vous aurez l’impression d’utiliser la même technique que pour pêcher le black bass, avec à la clé, des sensations encore plus fortes).

 

  • je vous conseille, lorsque vous animez vos mouches en récupérant votre soie, de varier très régulièrement la vitesse de nage de vos artificielles car nos partenaires marins ont horreur des animations trop linéaires et trop mécaniques.

  •  si vous n’observez pas de chasse, vous pouvez prospecter les endroits qui vous semblent intéressants, comme vous le feriez en rivière (avancées rocheuses, rochers isolés, bras de mer, les estuaires, les criques, les abords des parcs à huitres où maraudent souvent les bars, les zones avec des forts courants, les bordures des massifs d’algues, …)

 

  • je vous conseille également de vous procurer les horaires des marées de l’endroit où vous vous trouvez et de pêcher durant les deux dernières heures de la marée descendantes: cela vous évitera des accidents liés aux marées et à la force des vagues et d’explorer des zones plus sauvages car elles ne sont découvertes que ponctuellement dans la journée.

 

 

Au niveau du matériel, vous pouvez essayer votre canne Tenkara sur les petits sujets, pour vous amuser.

Par contre, si vous tombez sur un gros poisson, le Tenkara n’est pas vraiment approprié car cette technique de pêche est trop légère et trop fine: il conviendra de passer à un matériel de pêche à la mouche classique composé d’un moulinet (avec une bonne longueur de backing), une canne adaptée aux soies de 9/10 (celle que vous utilisez pour pêcher les carnassiers à la mouche fera très bien l’affaire). Un rinçage à l’eau douce de l’ensemble de votre matériel s’impose après chaque sortie car l’eau de mer est très corrosive et risquerait d’endommager irrémédiablement toutes les parties métalliques.

Bonne nouvelle, les bas de ligne que vous utilisez pour pêcher en mer ne doivent pas être très sophistiqués:

  • il est inutile qu’ils excèdent la longueur de la canne

 

  • il faut absolument veiller à la solidité des nœuds

 

  • la formule suivante peut être retenue: 0,60 m de 45/100 puis 2,5 m de 18 à 30/100 selon la taille des poissons recherchés. Pour la pêche en mer, n’oubliez jamais l’adage:  « trop gros ne nuit jamais ».

La pêche à la mouche en eau salée peut également se pratiquer dans des endroits très exotiques qui font rêver, dans les mers chaudes, à la recherche d’espèces encore plus combatives comme le montrent les photographies ci-dessous (j’aurai d’occasion de vous en reparler dans le cadre d’un prochain post) :

Eric Le Rest.

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Les différents lancers

 

Quels sont les bons gestes du lancer ?

Grâce au lancer, il est possible de poser sa mouche artificielle qui ne pèse pratiquement rien à l’endroit où on le souhaite sur la rivière.

En fait, c’est la tresse (au Tenkara) ou la soie (dans le cadre de la pêche à mouche classique) qui constitue le lest propulsé par la canne via des mouvements synchronisés, vers l’arrière puis vers l’avant, sous l’impulsion du bras du moucheur qui fonctionne comme un véritable piston.

La technique du lancer n’est pas très compliquée à acquérir mais il est largement préférable d’avoir recours à l’aide d’un « sachant » pour éviter une mauvaise acquisition du geste dont on aurait beaucoup de mal à se débarrasser ultérieurement.

Tout simplement savoir lire l’heure :

Je vous conseille vivement de vous entrainer sur un terrain de football ou sur un espace de jardin bien dégagé.

Après avoir accroché un morceau de laine au bout de votre bas de ligne et positionné sur le sol, à quelques mètres de vous un journal ou tout autre objet qui peut servir de cible (un cerceau par exemple), il convient d’actionner son bras, poignet bloqué, comme un levier en effectuant des mouvements très courts et à bonne vitesse (ni trop rapide, ni trop lente) avec un angle de canne très réduit (entre 10H et 12H) par rapport à votre corps, avec des arrêts bien marqués à 10H et à 12H.

A noter que pour la pêche à la mouche classique, les mouvements doivent se situer entre 11H et 13H.

Vous pouvez, dans un premier temps, vous retourner durant l’accomplissement du geste afin de voir votre tresse et votre bas de ligne se déplier totalement derrière vous.

C’est la canne qui travaille (surtout son nerf comme avec un fouet) dans le prolongement de votre bras.

Le geste doit être zen et le rythme constant. Au Tenkara, plus on force et moins ça marche !

Progressivement, vous gagnerez en simplicité et en fluidité au niveau du geste. Le Tenkara permet d’acquérir plus rapidement la bonne gestuelle du lancer qu’avec un matériel classique de pêche à la mouche: vous n’avez pas à vous soucier du moulinet (il n’y en a pas) et de la longueur de la soie à sortir de ce dernier (la tresse et le bas de ligne sont d’une longueur linéaire, c’est vous qui bougez pour atteindre le poste que vous souhaitez explorer).

En fait, le lancer du Tenkara doit se caractériser par de la puissance sur l’arraché et beaucoup de finesse sur le posé.

Lorsque vous serez en situation de pêche, sachez que le ferrage du poisson intéressé par votre artificielle ne doit pas être brutal,  il doit se faire tout en douceur. Sinon, vous risquez de lui arracher de la gueule votre mouche avant qu’il ait pu véritablement s’en saisir.

D’une manière générale et comme j’aime souvent à le dire : plus la mouche est en l’air, plus on perd de temps et moins on pêche !

Ou, si vous préférez, plus notre artificielle est sur l’eau et plus la probabilité de prendre un poisson est importante. Ce point est primordial car les périodes d’éclosion sont toujours limitées dans le temps: évitons de la frustration ou de l’énervement (je rappelle juste que nous sommes à la pêche pour prendre un maximum de plaisir et pas pour retomber dans les travers de la vie professionnelle) et pêchons au maximum.

Il faut donc réduire au strict minimum les faux lancers (lorsque votre tresse se trouve dans les airs) car vous n’êtes pas là pour faire de l’esthétisme ou « épater la galerie » (généralement, il n’y en a pas) mais pour être le plus efficace possible et éviter d’accrocher votre mouche dans les arbres qui bordent la rivière, surtout pendant que les poissons gobent à tout va.

Les lancers de base :

Le vertical (voir plus haut): c’est la lancer de base par excellence, le plus courant et le plus classique. Il peut être utilisé chaque fois que l’espace qui se situe derrière le moucheur est suffisamment dégagé ce qui est loin d’être toujours le cas, à moins que vous soyez en wading au milieu de la rivière ou au bord d’une rivière de montagne.

Le lancer horizontal: sa réalisation est identique au lancer vertical mais, comme son nom l’indique, il est réalisé sur un plan horizontal parallèle à la surface de l’eau. Il est bien pratique lorsque vous désirez poser votre artificielle sous la frondaison des arbres situés sur la rive opposée (la ripisylve est souvent abondante). Ici la précision est plus recherchée que la distance.

Le lancer roulé: il est utilisé lorsqu’il est impossible de dérouler la tresse derrière soi et de réaliser des faux lancers. Il permet d’atteindre de courtes distances ce qui est parfait pour la technique du Tenkara. Lorsque votre tresse et le bas de ligne se trouvent sur l’eau, vous devez ramener doucement votre tresse en réalisant une boucle dans votre dos. Le coup sec que allez donner vers l’avant permet de propulser la tresse qui s’étale parfaitement devant vous. De plus, si vous avez la chance d’avoir le vent dans votre dos, le lancer roulé est d’autant plus simple à réaliser.

Le lancer en revers: il se pratique lorsque les deux lancers précédents ne sont pas possibles. Au lieu que votre bras droit (si vous êtes droitier) se déplace sur le côté droit de votre corps, il rejoindra votre épaule gauche en formant un axe de 45° avec votre corps.

Il existe d’autres types de lancers plus complexes à réaliser comme le lancer parachute, le lancer sinueux, le lancer courbe, le lancer le lancer arbalète (pratiqué avec bonheur grâce au Tenkara, surtout sur les petits cours d’eau).

Je vous les expliquerai ultérieurement, avec grand plaisir, dans le cadre de posts spécifiques.

Eric Le Rest

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Pêcher au streamer

 

La pêche au streamer (en anglais le mot signifie « oriflammme ») n’est qu’une variante de la pêche à la mouche noyée.

Les artificielles qui sont montées avec toute sorte de matériaux ne cherchent pas à imiter un insecte mais plutôt un petit poisson ou encore un batracien. Nous sommes clairement ici dans le domaine des mouches incitatives (qui excitent l’agressivité des poissons) et non des mouches imitatives.

Il est hyper important de maîtriser correctement la manière dont évoluent les streamers et ceci à la bonne profondeur.

Il convient de les animer par des tremblements de la canne et de les entraîner à une profondeur plus ou moins importante avec un bas de ligne plongeant.

 

 

Les pêcheurs qui utilisent des streamers sont relativement peu nombreux sur les les rivières sauvages et les truites qui ne croisent donc pas souvent ce genre de leurre peuvent se jeter goulûment sur cette artificielle qui peut s’avérer redoutable, surtout en début de saison quand les eaux sont encore fortes. Les poissons trophées pris grâce à des streamers ne sont pas rares… également en été, de très bonne heure, quand les grosses truites se prélassent et furètent sur les radiers dans très peu d’eau.

En pratique, à la différence de la pêche en noyée, on n’emploie qu’un seul leurre et un bas de de ligne plus court d’environ 2,50 m et plus épais avec une pointe en 18/100.

 

 

Au Tenkara, j’utilise des mini streamers confectionnés avec du poil de lapin coloré et dont le corps est plus ou moins lesté. Je vous expliquerai le montage dans la rubrique éponyme. Je peux vous assurer qu’il m’est arrivé de « faire de véritables cartons » sur les truites du Scorff. Évidemment, lorsque vous touchez un saumon avec une canne au Tenkara, la sensation est particulièrement forte et l’issue du combat est plus qu’aléatoire.

 

 

En action de pêche, il convient de laisser dériver le streamer comme pour un train de noyées, d’animer par des tremblements de la canne en bout de dérive et de procéder à une remontée progressive de votre canne jusqu’au moment où le leurre retrouve la surface. Il n’est pas rare que les truites viennent prendre le streamer alors qu’il nage en surface, pensant sans doute qu’il s’agit d’un poissonnet qui essaye de s’enfuire.

Tout le secret de cette technique réside dans l’animation. Les touches peuvent être foudroyantes et les sensations sont garanties surtout qu’avec la technique du Tenkara, vous ramenez le poisson en tirant sur votre ligne grâce à votre main !

Eric Le Rest

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Pêcher en nymphe

 

Comme pour la pêche en noyée, la pêche en nymphe se pratique sous la surface de l’eau (les poissons se nourrissant beaucoup plus souvent sous l’eau qu’en surface) mais, contrairement à la technique de la noyée, en lançant en amont.

Elle est à la portée de n’importe quel pêcheur et allie finesse et délicatesse.

Il existe deux types de nymphes: celles qui sont lestées (elles pêchent en profondeur) et celles qui ne le sont pas (elles pêchent à quelques centimètres sous la surface de l’eau).

Avec la technique du Tenkara, lorsque vous pêchez en nymphe c’est surtout « au fil » et pas franchement  « à vue ».

La technique dite « au fil » est liée à l’utilisation de portions de fils de nylon de couleurs  différentes pour confectionner votre bas de ligne (différents morceaux de fluorocarbone alternant le fluo et le translucide sont tout à fait appropriés; bien entendu votre pointe doit être en nylon translucide).

Je préfère largement utiliser cette technique plutôt que de positionner sur votre bas de ligne un indicateur de touche qui s’apparente trop à la pêche au toc.

Ainsi, lorsque vous voyez une section de couleur marquer un arrêt ou plonger ou lorsque vous apercevez le moindre éclair argenté dans l’eau, vous pouvez(devez) ferrer: vous êtes quasiment certain qu’un poisson a été intéressé par votre nymphe et que la lutte va pouvoir commencer.

Grâce au Tenkara, les dérives des nymphes artificielles sont d’une grande précision, elles sont plus longues et beaucoup plus naturelles. Le Tenkara permet à votre nymphe de couler plus facilement au bon niveau car l’alignement de la canne, du bas de ligne et de la nymphe est généralement parfait.

Il convient, en l’espèce, de véritablement piloter votre nymphe dans chaque veine d’eau en gardant votre  fil le plus tendu possible pour pouvoir ferrer très rapidement  et de prospecter chacune d’elles sans oublier de faire passer au même endroit votre artificielle à plusieurs reprises car il n’est pas rare qu’une truite se laisse tenter après un certain nombre de présentations infructueuses. Il arrive même assez régulièrement qu’une truite fasse demi tour, se mette dans le sens du courant, pour poursuivre votre nymphe comme si elle regrettait de l’avoir laissée passer sans l’avoir saisie préalablement.

 

 

D’une manière générale, il convient de tenir compte de la profondeur à laquelle la nymphe doit évoluer en faisant attention à son poids et à la vitesse du courant. Si votre nymphe n’évolue pas à la bonne hauteur elle aura tendance à ne pas intéresser un poisson en activité. Généralement, il faut faire passer la nymphe lestée au raz du fond. Il faut donc poser sa nymphe suffisamment en amont pour qu’elle ait le temps de couler à la bonne hauteur à l’endroit que vous souhaitez prospecter.

Pour celles qui ne sont pas lestées, il est fréquent que les poissons s’en emparent et fassent un remous aussi significatif qu’un godage.

Lorsque l’on pêche en nymphe, votre choix doit s’orienter vers une canne Tenkara ayant une action de pointe pour soutenir le lancer de l’artificielle qui est plombée. Idéalement, une 7#3 longue de 3,60 m avec 3 m de ligne et 60 cm de bas de ligne.

Eric Le Rest

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Pêcher en noyée

 

La pêche à la mouche noyée représente la forme la plus traditionnelle de la pêche à la mouche. Aujourd’hui, elle est malheureusement un peu passée de mode alors qu’il s’agit d’une technique de pêche pleine de subtilités et très efficace.

A titre personnel, j’adore la pêche à la mouche noyée et j’en ai fait ma grande spécialité : j’ai en projet d’écrire plusieurs posts spécifiquement dédiés à la pêche à la mouche noyée afin de la remettre sous les feux de projecteurs en la modernisant et d’aider à passer le flambeau aux jeunes générations pour que cette technique  ne sombre pas dans l’oubli sous prétexte de « ringardise ».

 

 

Je pratique la pêche à la mouche noyée avec bonheur et gourmandise tout au long de la saison, que les eaux soient hautes ou basses. Bien entendu, il s’agit d’une technique plus particulièrement destinées au début de saison quand les courants sont soutenus, les eaux légèrement teintées et lorsque les poissons ne montent pas encore en surface mais sont néanmoins en activité.

La pêche en noyée permet de prendre plus régulièrement du poisson tout au long de la saison qu’en sèche. L’idée que je recherche en pêchant en noyée est de «varier les plaisirs » : pêcher en sèche quand on voit des gobages, pêcher en noyée le reste du temps. Il est très facile, avec un peu d’expérience, de passer d’une technique à l’autre car il suffit de changer son bas de ligne en fonction de l’activité des poissons.

A la différence de la pêche à la nymphe qui se pratique en amont, la pêche à la mouche noyée se caractérise par des lancers en travers de la rivière et une dérive des mouches vers l’aval. Il s’agit d’une méthode très tactile qui se pratique ligne tendue: on utilise le courant pour maintenir le bon niveau de tension sur la ligne. Les touches sont ressenties via de véritables secousses au niveau du poignet.

 

 

C’est là que la technique du Tenkara et le matériel utilisé sont particulièrement intéressants :

– les cannes sont légères (pas plus de 80 grammes), longues (généralement entre 3,60 m et 4 m) et souples (du style parabolique) ce qui permet de moins fatiguer le poignet, de bien mieux contrôler les dérives, de mieux ressentir les touches et de perdre beaucoup moins de poissons via des décrochages

– les tresses lorsqu’elles n’ont pas été graissées coulent aisément et permettent au bas de ligne de plonger sous la surface de l’eau, à la bonne profondeur, pour faire travailler son train de trois mouches. Si vous trouvez que vos mouches restent trop en surface, il est toujours possible de monter une portion de bas de ligne plongeant achetée dans le commerce ou d’employer un liquide « miracle » qui permet, après en avoir imbibé vos mouches, de les faire plonger à la bonne profondeur (à noter que la salive permet également de faire couler vos mouches).

 

– les mouches utilisées au Tenkara conviennent parfaitement à la technique de la noyée: les hackles sont souples et montés vers l’avant ce qui donne vie à vos artificielles lorsqu’elles vibrionnent dans le courant.

– le piquant des hameçons étant particulièrement important sur les les Kébaris, les décrochés des poissons sont beaucoup moins importants qu’avec des mouches montées sur des hameçons classiques. Leur forme particulière contribue également à optimiser le nombre de prises.

 

 

Par ailleurs, les bas de ligne à noeuds utilisés dans la cadre de la pêche à la mouche noyée sont beaucoup plus courts et sont réalisés avec des diamètres de fils beaucoup plus forts qu’en sèche. Les pointes sont en 18/100 (voire 20/100) en début de saison et descendent en 16/100 à la fin du printemps et durant l’été.

«A la fin de la tresse d’une longueur de 3 mètres et grâce à des noeuds dits du « chirurgiens » (je vous expliquerai dans une autre rubrique les différentes sortes de noeuds qui sont utilisés par les pêcheurs à la mouche). En ce qui me concerne, j’employe des bas de ligne dégressifs d’une longueur de 40 cm à 50 cm avec des nylons d’un diamètre successif de 24/100, 22/100 et trois bouts de 20/100. Sur les deux derniers bouts, on laisse une « potence » d’une dizaine de centimètres.

 

 

Grâce à ce montage, on pêche avec un train de trois mouches artificielles:

une mouche dite de pointe fixée au dernier brin de nylon et en règle générale lestée pour évoluer près du fond de la rivière. J’utilise très souvent des artificielles intégrant des billes placées près de l’oeillet de l’hameçon et des corps composés entièrement de cuivre ou cerclés de ce métal.

une mouche intermédiaire moyennement lestée montée sur la première potence à partir de la pointe de votre bas de ligne. Pour les intermédiaires, je mise beaucoup sur des artificielles montées avec des matériaux modernes un peu flashy qui excitent la curiosité, l’intérêt et/ou l’agressivité des poissons.

une sauteuse fixée à la deuxième potence et qui évolue légèrement sous la surface voire qui vient « taper » régulièrement sur l’eau,  comme le font les éphémères, ce qui a tendance à exciter l’apétit de nos partenaires.

 

 

Ces trois mouches représentent des insectes aquatiques à des stades différents de leur cycle de vie. Les mouches de pointe imitent des insectes au stade larvaire, les intermédiaires des insectes au stade nymphal ou des imagos agonisants après leur ponte et les sauteuses des insectes émergeants ou des imagos.

Il m’est arrivé, à plusieurs reprises, lorsque les truites sont vraiment en activité, sur la Saine qui est une rivière mythique du Jura et qui vient rejoindre l’Ain (précisément sur la commune de Syam) de prendre, en même temps et sur le même lancer,  deux beaux poissons sur mon train de trois mouches. Je peux vous assurer que lorsque les deux poissons décident de fuire dans un sens opposé (le temps que vous compreniez ce qui vous arrive) cela vous procure des sensations incroyables que vous garderez longtemps en mémoire !

 

 

La technique de la pêche en noyée consiste à lancer bien droit son train de mouches en plein travers de la rivière plus ou moins en amont des postes présumés. Puis après avoir abaissé sa canne, je vous conseille de suivre la dérive en gardant la canne dans l’alignement de la tresse et du bas de ligne. Il faut éviter que l’ensemble de la tresse et de la ligne ne prennent trop d’avance sous l’action du courant: si tel était le cas, il convient de pratiquer des mendings (rattrapage de la tresse pour la replacer dans l’axe de la canne en la rejetant vers l’amont grâce à une rotation du poignet) dont je vous expliquerai plus précisément la technique dans le cadre d’un autre post.

 

 

Le train de mouches doit être animé en action de pêche (pour donner une apparence de vie à vos artificielles) par des légers tremblements de la canne durant une partie de la dérive et par une remontée très progressive de la canne en fin de dérive (surtout ne pas la remonter trop rapidement). C’est très souvent à ce moment là que se produisent les touches.

Cette technique de la pêche noyée permet de véritablement «peigner » la rivière grâce à son train de mouches. Elle est très productive car on peut la pratiquer de façon extensive en descendant la rivère grâce à un ou deux pas de coté après chaque coup de ligne. Lors d’une journée de pêche, il est ainsi possible de longer la rivière sur plusieurs kilomètres en passant d’un poste à l’autre.

Eric Le Rest

Cet article peut également vous intéresser : http://tenkaraworld.com/pecher-en-nymphe/

 

Pêcher en sêche

 

Pêcher en sèche est, à juste raison, pour beaucoup de pêcheurs la technique reine et le nec plus ultra de la pêche à la mouche.

Or, le Tenkara est le moyen le plus simple et le plus efficace pour progresser rapidement  en sèche.

La pêche en sèche est aussi la manière la plus amusante pour attraper un poisson gobeur (grâce aux gobages, les moucheurs qui sont toujours en éveil peuvent repérer l’endroit où se situent les poissons en activité).

Il convient alors d’observer les insectes qui dérivent sur l’eau ou qui volent aux alentours pour se faire une idée plus précise de la nourriture qui intéresse ces poissons en activité.

 

 

Dans la foulée, le moucheur choisit dans sa boite à mouches l’artificielle dont la couleur, la taille et le stade du cycle de vie des insectes aquatiques correspond le mieux aux proies désirées par nos partenaires.

Parfois, plusieurs types d’insectes dérivent en même temps et c’est là que le choix se complique. Toutefois, si votre artificielle est refusée et que vos posés sont discrets avec une dérive qui n’entraine pas de dragage à la surface de l’eau, il est toujours possible de changer de mouche et d’en proposer une autre qui obtiendra un effet plus positif.

Pour autant et le plus souvent, les poissons en appétit et non éduqés sont plutôt réceptifs et pas trop regardants sur ce que vous leur présentez sous réserve de n’avoir pas éveillé leur méfiance (ce qui aurait pour effet de «caler» le poisson) et de pêcher avec des mouches d’ensemble cohérente: je veux dire par là qu’il ne faut pas pêcher au mois de mars avec une mouche de mai !

 

 

Pas de besoin de connaissances entomologiques très approfondies pour choisir la bonne artificielle mais il convient de connaître quelques principes de base: la taille de votre mouche, son niveau de flottaison et sa teinte générale (la règle est la suivante: temps clair, mouche claire / temps sombre, mouche sombre).

Lorsque les poissons gobent en nombre (on peut parfois voir la rivière se mettre à « bouillonner» tellement les éclosions sont nombreuses et tellement il y a de poissons en activité), le nombre de prises peut être impressionnant et restent dans la mémoire du pêcheur comme un moment féérique.

Au risque de, peut être, vous décevoir ces moments bénis des dieux sont éphémères comme les insectes aquatiques objet de toute notre attention et sont suivis de périodes de calme plat. C’est là aussi que réside toute l’étrangeté et la beauté de la nature.

 

 

Il faut savoir que les truites se nourrissent à 80% de larves et de nymphes chassées sous la surface de l’eau. Il ne reste donc que 20% du temps pour espérer voir des poissons gober en surface. Durant ces périodes de calme en surface, il est possible et même souhaitable de passer en noyée ou en nymphe pour continuer à prendre des poissons. Je vous conseille donc vivement, sans changer de matériel mais en jouant sur la longueur et le diamètre des  bas de ligne et la spécificité des mouches utilsées, d’alterner avec bonheur les techniques de pêche: sèche, noyée, nymphe. Vous n’en serez que plus efficace et n’en prendrez que plus de plaisir.

 

 

Lorsque le godage est localisé en prenant des repères en fonction des rochers, des berges, le fond de la rivière il convient éventuellement de changer de place pour trouver le meilleur angle d’attaque, de lancer et de poser son artificielle à une distance équivalente à la profondeur estimée de la rivière à l’endroit où se trouve le poisson en activité. Puis il faut laisser dériver son artificielle dans la même veine d’eau où se trouve le poisson et à la même vitesse que le courant pour bénéficier d’une longue dérive et ne pas générer de dragages anormaux à la surface à de l’eau. L’instinct de suivie du poisson ne doit pas l’emporter sur l’instinct de nutrition… Généralement le premier passage est le bon lorsqu’il n’y a pas beaucoup d’insectes à la surface de l’eau.

 

 

En présence d’importantes éclosions et lorsque la nourriture est très abondante, les truites montent à la surface à la façon d’un métronome: il faut donc trouver le bon timing pour présenter sa mouche au moment où votre partenaire monte pour se gaver.

Si un poisson qui montait régulièrement ne le fait plus après le passage de votre artificielle, il faut immédiatement interrompre vos tentatives et attendre le temps que votre partenaire se rassure et recommence à revenir à la surface. Pendant ce délai, il convient de changer de mouche et mettre au bout de son bas de ligne un modèle plus petit ou plus grand.

 

 

Dans un prochain article je vous parlerai des zones de prise de nos artificielles en fonction des cônes de vision des différents poissons (par exemple, la zone de prise d’un ombre est beaucoup plus large mais plus étroite que celle d’une truite).

Il faut également trouver le bon compromis entre la longueur du bas de ligne (plus le bas de ligne est long et moins vous aurez de dragage de votre artificielle à la surface de l’eau) et la précision (plus votre bas de ligne est court et plus vous gagnerez en  précision pour poser votre mouche facilement à l’endroit où vous le souhaitez mais dans ce cas vous aurez plus de dragage…). La réussite se trouve souvent, comme pour beaucoup de choses, dans le bon compromis.

En sèche, la façon dont on présente sa mouche artificielle conditionne tout le reste: il faut veiller à ne pas poser brutalement sa soie et son bas de ligne sur l’eau, éviter le sillage/dragage de la mouche pour éviter les refus des poissons pourtant bien disposés voire la fuite de nos partenaires qui en profitent pour caler tous les autres poissons sur un portion de rivière. Dans ce cas, vous n’avez plus qu’à changer de poste.

 

 

Le Tenkara permet une excellente qualité des lancers, des présentations très discrètes, une précision sans nulle autre pareille et une meilleure maitrise de la dérive dans un rayon de quelques mètres autour du moucheur: c’est pour cette raison que les résultats obtenus sont bien plus satisfaisants qu’avec la technique classique de pêche à la mouche.

Eric Le Rest

Cet article peut également vous intéresser : http://tenkaraworld.com/pecher-en-noyee/