Pour bien pêcher à la mouche, observez les oiseaux

Les oiseaux qui vivent dans la ripisylve aiment les insectes aquatiques et les insectes terrestres: ils ont donc le même comportement que les poissons. Quand les uns se « mettent à table », les autres ne sont généralement pas en reste !

Comme vous le savez, les moucheurs se doivent d’observer pleinement et parfois longuement l’écosystème dans lequel ils se trouvent afin de:

  •  déterminer l’artificielles qu’ils vont choisir dans leurs boite parmi le plus souvent un nombre impressionnant de modèles, de tailles, de couleurs, de stades du cycle d’éclosion,…

 

  • en tirer des enseignements très utiles sur l’activité supposée des truites.

Une des bonnes pratiques en matière d’observation consiste à regarder précisément le comportement des oiseaux (les bergeronnettes, les mésanges, les chardonnerets, les rouges-gorges, les fauvettes, les pinsons, les hirondelles, les martinets, les gobe-mouches …) pour déterminer ce qui se passe à la surface de la rivière au bord de laquelle vous vous trouvez.

L’absence totale d’oiseaux n’est généralement pas bon signe pour le pêcheur à la mouche.

Un point particulier est à signaler au sujet des hirondelles: plus elles volent bas, parfois en frôlant la surface de l’eau en donnant des coups de becs dans la surface, et plus c’est un moment propice pour le moucheur.

Lorsque les oiseaux sont nombreux et se rapprochent franchement de la rivière, il est prévisible qu’une éclosion suivie de gobages des poissons qui nous intéressent soit imminente.

Ces moments précis sont souvent liés à des changements de pression atmosphérique et/ou des changements de temps (par exemple lorsqu’il y a une petite pluie fine par temps chaud, avant et après les orages, quand les nuages sont très bas, …).

Voici un tableau de synthèse qui permet rapidement et, à grosses mailles, de déterminer comment procéder :

Absence d’oiseaux Pas ou très peu d’éclosions Météo perturbée Mouche noyée
Oiseaux en altitude Très petits insectes dans les airs Météo changeante Nymphe et noyée
Oiseaux actifs dans la ripisylve Insectes dans les feuillages / Activité parfois importante des éphémères Pluie fine, nuages bas, températures douces Sèche ou noyée sous les branches et près des berges
Oiseaux en proximité de l’eau Nombreux insectes terrestres et éphémères Avant ou après un orage, tôt le matin ou tard le soir Sèche sur les gobages, nymphe à vue et noyée en début et en fin d’éclosions.
Hirondelles rasant la surface de l’eau Nombreux divers Ephémères de toutes les tailles, insectes terrestres Changement de temps brutal La rivière « bouillonne ». Restez calme et « attaquez vous » aux gobages les uns après les autres, avec méthode !

Eric Le Rest.

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La mouche de mai: la star des éphémères !

Selon les régions, les éclosions de mouches de mai (Ephéméra Danica) se déroulent généralement de la fin du mois de mai à la fin juin (parfois jusqu’au début du mois de juillet).

La May Fly est incontestablement le symbole fort de notre passion pour la pêche à la mouche !

Il arrive que des milliers d’insectes dérivent en même temps sur l’eau et que les truites en activité mettent certaines rivières « en ébullition » tant elles se gavent d’éphémères (certains poissons, lorsque vous les pêchez ont vraiment le ventre énorme tellement ils se goinfrent)… une espèce de vent de folie boulimique qui souffle sur les rivières (à noter, qu’en France, seules l’Ile de France et la Corse ne bénéficient pas de la présence d’Ephéméra Danica).

Généralement, il s’agit pour les moucheurs d’une période bénie des dieux car les grosses truites sont souvent de sortie lors de ses éclosions spectaculaires  et n’hésitent pas à venir en surface malgré leur légendaire méfiance.

Lorsque j’étais enfant, parfois, il y avait tellement d’éclosions de May Fly qu’il arrivait, lorsque nous passions en voiture à côté de certaines rivières bretonnes, que le conducteur soit obligé de mettre ses essuie-glace pour continuer à voir à travers son pare brise…

Toutefois, les éclosions diminuent au fil des ans (les plus anciens d’entre nous en parlent avec passion, émerveillement et nostalgie) et s’étalent sur une période beaucoup plus courte à cause des pollutions liées à l’agriculture intensive (usage, trop souvent, totalement dément des pesticides, des engrais et des épandages de fumier). Néanmoins, les éclosions des mouches de mai méritent vraiment toute notre attention.

Les moments les plus propices pour ces éclosions se situent lorsque le temps a été beau, sans vent toute la journée et que le soleil se voile en fin d’après midi !

Il convient également de préciser que ces éclosions sont la plupart du temps irrégulières d’une année sur l’autre et varient en fonction des niveaux d’eau et des conditions météorologiques.

Comme pour beaucoup d’éphémères, les truites sont surtout intéressées par le stade émergent de l’insecte: il convient dont d’utiliser des mouches qui flottent bas, quasi immergées, juste sous la surface de l’eau (pour se faire, vous pouvez même dégarnir votre mouche en lui retirant un certain nombre de poils et/ou de fibres).

Lorsque Ephéméra Danica se métamorphose, elle se contorsionne dans tous les sens pour se débarrasser  de son exuvie: une sorte de seconde peau qui se détache lorsque la nymphe, qui a passé deux ans dans une sorte de « terrier » creusé dans le sable (on dit qu’il s’agit d’une larve fouisseuse, de près de 3 cm, qui vit surtout dans des galeries creusées dans les fonds limoneux/sablonneux et qui se nourrit de débris végétaux et organiques), gagne la surface très rapidement juste avant que la mouche de mai ne devienne un subimago.

L’imago (éphémère au stade adulte) ne vit que deux ou trois jours. Après l’accouplement, dans des balais aériens intenses ponctués de vols pendulaires, il meurt après avoir pondu des milliers d’œufs à la surface de l’eau et devient un spent (éphémères morts qui dérivent à la surface de l’eau et qui intéressent également les poissons qui en font des razzias en surface).

Il y a une vingtaine d’années, on trouvait dans le commerce ou on montait soi même les « May Fly » sur des gros hameçons N° 8 à tige longue qui faisaient vriller nos bas de ligne lorsqu’on descendait en dessous du 18/100.

Aujourd’hui, les éphémères sont beaucoup plus petits: on se contente donc d’hameçons N°10 voire N°12 et les bas de ligne peuvent descendre en diamètre.

Il convient, par ailleurs, de prévoir de changer de mouche pratiquement après chaque capture: il est donc largement souhaitable que vous montiez un nombre important de mouches de mai pour que vous ne soyez jamais en « rupture de stock » au cours d’un moment de folie collective.

A signaler que les ombres bien qu’ils aient une petite bouche aiment également monter sur les May Fly.

Vivement la fin du joli mois de mai pour que, une nouvelle fois, la magie se reproduise et qu’Ephéméra Damica nous apporte son lot de très belles surprises !

Eric Le Rest.Cet article peut également vous intéresser: http://tenkaraworld.com/le-mythique-coup-du-soir/

Les truites sont de mieux en mieux « éduquées » !

Toutes les « vieilles mains » qui fréquentent les mêmes rivières, depuis parfois de nombreuses années, vous le diront: les truites sont de plus en plus difficiles à prendre car elles gardent en mémoire les mouches artificielles qui les ont leurrées.

Ainsi, une truite lorsqu’elle a été prise une fois à la mouche sera beaucoup plus vigilante, bien plus sélective, par rapport à tous les leurres proposés ultérieurement par les moucheurs et/ou les autres pêcheurs. Bien entendu, ce principe ne prévaut que dans la mesure où elle a été remise à l’eau avec d’infinies précautions (je fais référence ici aux pêcheurs, très souvent des moucheurs, qui pratiquent assidûment le « Cash and release » ou, en français, « Apprendre à prendre, apprendre à relâcher »).

C’est aussi pour cette raison que de nombreux pêcheurs pensent, souvent à tort, qu’il y a beaucoup moins de poissons dans les rivières, ce qui est souvent vrai à cause des pollutions diverses et variées subies par le milieu aquatique (notamment liées à l’activité agricole intensive et ses rejets de pesticides et de nitrates) mais dans des proportions nettement inférieures à celles qu’ils imaginent.

Ainsi les pêcheurs qui relâchent les poissons qu’ils capturent sont, à mes yeux, de vrais écologistes au sens noble du terme (rien à voir avec les « écologistes de salons » qui parlent beaucoup mais qui n’agissent que très rarement sur le terrain):

  • les rivières pêchées très régulièrement à la mouche voient leur densité de poissons augmenter sensiblement

 

  • la taille moyenne des truites qui sont de plus en plus difficiles à leurrer augmente également de façon importante

 

  • le nombre de géniteurs progresse et contribue donc à faire croitre le renouvellement naturel des cheptels.

Alors, dans ce contexte, comment faire pour continuer à prendre (et à relâcher) des truites de mieux en mieux éduquées ?

Comment choisir dans ses boites, parmi des centaines, voire des milliers (l’énergie créatrice des pêcheurs à la mouche qui pratiquent le Fly Tying est sans limite), LA bonne mouche ou l’artificielle miracle qui prendra des poissons de plus en plus méfiants ou considérés comme « imprenables » à cause de ce véritable phénomène d’accoutumance ?

Il existe deux écoles qui « s’affrontent » :

  • les « imitationnistes »: ces pêcheurs et monteurs de mouches artificielles souhaitent reproduire le plus parfaitement de possible (grâce aux plumes, aux poils, aux divers matériaux naturels ou synthétiques qu’ils dressent sur leurs hameçons) une catégorie d’insectes naturels et bien évidemment aux différents stades d’évolution de leur cycle de vie.

Bien entendu, ils ont le soucis extrême du détail: la couleur, la taille, la silhouette, les pattes, le thorax, l’abdomen, les cerques …

  • les adeptes des mouches d’ensemble: ils n’utilisent que quelques mouches en diverses tailles qui n’ont qu’une vague apparence avec les insectes naturels mais ils les montent avec des matériaux qui « donne vie » à leurs artificielles (par exemple le CDC). Les mouches utilisées sont surtout soignée sur la partie ventrale et non sur la partie dorsale car c’est elle qui est visible des poissons (n’oublions jamais que les truites voient nos mouches du dessous, à travers l’eau).

Le débat est ouvert depuis de nombreuses années et est loin d’être tranché… :-))

Quant à moi, je me classe clairement dans la deuxième catégorie car je refuse d’avoir sur moi des milliers de mouches artificielles (d’être transformé en une espèce de magasin ambulant d’articles de pêche), de perdre un temps précieux  face à des choix cornéliens et parce que j’ai quelques modèles fétiches qui ont prouvé leur efficacité sur des rivières différentes dans lesquels je crois (la confiance dans le matériel utilisé est ici essentielle, comme souvent dans le cadre d’activités sportives).

La solution aux deux questions posées ci-dessus repose, d’après moi, sur la notion d’apparence de vie que nous arrivons à donner à nos mouches.

Une fois mouillées, nos artificielles doivent, à mes yeux, proposer de la translucidité, une apparence naturelle et vibrionner grâce aux matériaux utilisés pour proposer un simulacre de vie.

Lors du montage de vos artificielles, il convient donc de mélanger les matériaux (dubbing naturel et fil de montage, cul de canal et poil de masque de lièvre, fil de cuivre et fourrure,…) et surtout de créer des mouches qui flottent bas sur la surface de l’eau, voire juste en dessous de la pellicule, pour imiter le stade de l’émergence des éphémères (c’est à ce stade que les truites se gavent à bon compte des éphémères pas encore totalement formés au niveau de leurs ailes et en complète mutation).

En sèche, j’utilise donc très souvent, sur les poissons éduqués, des « Oreilles de lièvre », des « Peutes » inventées par Henry BRESSON, des montages parachute, des spinners dépouillés, des mouches en CDC de plus en plus simples, « dévêtues », aérées, voire minimalistes. La beauté n’est certes pas toujours au rendez-vous mais l’important c’est surtout que ces artificielles obtiennent les suffrages des poissons et non qu’elles flattent mes yeux !

Dans le cadre d’un prochain article, je vous présenterai ces différentes mouches et leur réalisation.

Eric Le Rest.

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Le fabuleux CDC

Les plumes de Cul De Canard sont connues et utilisées, depuis de nombreuses années, par les pêcheurs à la mouche car elles possèdent des pouvoirs de flottabilité et d’attractivité extraordinaires.

On peut constater qu’elles remplacent progressivement les plumes classiques des cous de coq sur les montages de plus en plus d’artificielles proposées sur le marché.

Si vous le voulez bien, penchons-nous ensemble sur les atouts indéniables des plumes de cul de canard:

  • elles permettent à notre artificielle de flotter plus bas sur l’eau ce qui lui confère un aspect plus naturel en étant plus engluée dans la pellicule de l’eau.

 

  • grâce à sa légèreté, le CDC procure à nos mouches une durée de flottaison beaucoup plus importante que les artificielles composées de plumes plus traditionnelles. Elles sont naturellement graissées par les glandes qui se trouvent à côté du croupion du canard et qui dégagent une espèce de sébum huileux.

 

 

  • le CDC retient dans ses minuscules barbes de la plume des micro bulles d’air qui augmentent son aspect brillant, sa texture vaporeuse, son côté duveteux et procure donc aux artificielles un aspect vibrionnant proche de la fébrilité naturelle des éphémères à la surface de l’eau. Cette attractivité est également renforcée par le moindre souffle d’air qui anime les barbules des plumes de Cul De Canard.

 

  • le CDC se teinte facilement (alors qu’au naturel la plume peut être de couleur grise, marron ou blanche) ce qui permet, grâce à différents traitements chimiques d’obtenir des couleurs plus vives et plus variées.

 

 

  • le rachis ébarbés des CDC peuvent être également utilisés pour imiter les pattes des différents insectes que nous souhaitons reproduire lors de nos séances de montage.

 

  • il est possible et particulièrement conseillé de fabriquer du dubbing en fibre de CDC pour confectionner des corps d’artificielles ou de disposer des toupets de CDC juste derrière l’œillet de l’hameçon pour confectionner des montages parachutes.

Comme vous pouvez le constater, les plumes de Cul De Canard présentent de nombreuses qualité et leurs usages sont très variés. Le seul défaut qu’on pourrait leur trouver est leur fragilité. Il est certain que plusieurs passages dans la gueule des poissons altèrent définitivement leurs qualités décrites ci-dessus.

Eric Le Rest.

Vous pouvez également consulter l’article suivant: http://tenkaraworld.com/montages-diy-do-it-yourself/

Le mythique coup du soir

A la pêche à la mouche, le monde appartient souvent à ceux qui se couchent tard et pratiquent leur passion, juste avant l’heure légale de la fin de la pêche (souvent 22h30 sur la plupart des rivières françaises).

C’est à ce moment que les éclosions se succèdent et que les grosses truites sortent de leur cache pour s’alimenter intensément en suivant, très souvent, des circuits pré-établis.

Voici quelques clés pour réussir le mythique coup du soir que de nombreux moucheurs attendent avec beaucoup d’impatience:

  • aux beaux jours, lorsque le soleil se couche et que la luminosité se situe entre « chien et loup »,  mieux vaut être préalablement préparé tant ces moments de grâce où les truites sautent avidement sur « tout ce qui bouge » peuvent être fugaces (maximum une heure et demie, souvent beaucoup moins) et incertains (tout dépend aussi des conditions météorologiques: absence de vent et bon degré d’hygrométrie).

Je vous conseille vivement, avant le coup du soir, de procéder à un repérage précis des lieux dans lesquels vous allez pratiquer afin d’éviter toute mauvaise surprise (trous d’eau, retrouver votre chemin de retour, distance des coups de pêche, …) lorsque la luminosité sera très faible, voire quand la nuit sera tombée…

Dans tous les cas de figure, prévoyez de glisser dans votre gilet une petite lampe torche (les modèles avec des LED donnent de très bons résultats) voire, dans certains cas, une lampe frontale lorsque vous avez un bon bout de chemin à parcourir et que vous avez besoin de l’usage de vos mains pour monter sur la berge.

  • observez les oiseaux: la présence des hirondelles au ras de l’eau et des bergeronnettes sur les blocs de pierre au milieu de la rivière constitue un excellent signe précurseur de l’imminence d’une éclosion et donc de la mise en activité de nos partenaires.

  • généralement, de nombreuses familles d’éphémères sont présentes à la surface de l’eau (de la plus petite à la plus grande) : il faut donc observer les insectes qui intéressent les truites ainsi que leur taille  pour choisir dans sa(ses) boite(s) les bonnes artificielles. Sachant que les truites peuvent changer de menu au cours du coup du soir, les choix à opérer peuvent parfois s’avérer assez complexes: il convient donc de pratiquer des tests et de changer rapidement d’artificielle si celle que vous avez choisie ne donne pas les résultats escomptés.

 

  • la puissance des gobages et leur bruit peuvent donner des indications appréciables sur les insectes et leur stade de vie qui intéressent les truites en activité: les gobages discrets sont liés à des imagos de petite taille ou des petits moucherons; les gobages violents et sonores sont générés par des subimagos ou des imagos de grosse taille. Pour plus de précisions sur le cycle de vie des insectes aquatiques, vous pouvez consulter utilement l’article suivant: http://tenkaraworld.com/entomologie/

A noter que les gobages peuvent également être identifiés sous la forme de remous sous la surface: dans ce cas, les truites sont généralement intéressées par des nymphes qui tentent de rejoindre l’air libre pour poursuivre leur mutation. Dans cette situation, changez de technique de pêche en passant en nymphe ou, ce que je préfère largement, en noyée.

  • les coup du soir commencent généralement par les gobages des poissons les plus petits et se terminent par ceux des plus gros (il est rare de voir les plus beaux sujets gober avant la nuit). Les moments d’intense activité sont souvent suivis par des périodes de calme avant que la « folie » reprenne de plus belle.

  • lorsque la nuit est proche, le dernier acte du coup du soir, est souvent marqué par la présence de trichoptères qui peuvent déclencher un dernier moment d’hystérie collective où les truites peuvent perdre toute prudence. Je vous conseille donc, à ce moment précis, de choisir des imitations de sedges en respectant la taille, la couleur et le stade du cycle des insectes présents à la surface de l’eau et qui intéressent les truites. Voir l’article sur l’entomologie en cliquant que le lien suivant : http://tenkaraworld.com/entomologie/

L’utilisation de subsedges (nymphe de tricoptère montées sur des hameçons de belle taille  n° 8 ou n° 10) en pêchant en aval et en faisant draguer son artificielle à la surface de l’eau donne, à ce moment là, de très bons résultats. En effet, les femelles déposent leurs œufs à la surface en virevoltant et en tapant leur abdomen sur l’eau: les truites les suivent lors de véritables chasses sur plusieurs mètres avant de s’en emparer goulument.

Un vrai moment d’extase pour nous moucheurs !

Eric Le Rest.

Cet article peut également vous intéresser: http://tenkaraworld.com/les-trois-vies-dun-pecheur-a-la-mouche/

Les capacités visuelles des truites

Parfois et malgré tous nos espoirs, les truites qui se nourrissent très régulièrement à la surface de l’eau dédaignent magistralement nos artificielles alors que nous avons pris toutes les précautions utiles pour ne pas nous faire repérer et que la dérive de nos mouches est parfaite …

Si l’artificielle que vous utilisez a déjà leurré des poissons plus tôt lors de votre partie de pêche, nous pouvons nous demander légitimement la façon dont la truite qui nous intéresse voit notre artificielle.

Les scientifiques se sont penchés sur le sujet et leurs conclusions sont les suivantes:

  • les poissons n’ont pas une très bonne vision des couleurs mais, par contre, ils arrivent à distinguer les nuances de teinte (de la plus claire à la plus foncée grâce aux variations de la luminosité). L’œil des poissons, même si il est très proche de l’œil humain au niveau de sa constitution, est beaucoup moins performant que ce dernier. Seuls les contrastes sont distingués par nos partenaires en fonction, bien entendu, de l’agitation de l’élément liquide qui coule au dessus de leur tête et de la lumière ambiante.

  • ils arrivent à distinguer la forme et la taille des insectes qui les intéressent. Par exemple, les tricoptères ont une forme radicalement différente et donc une ombre portée et une translucidité très différente de celles des éphémères. Il en est de même pour les antennes et les cerques de ces insectes. Pour plus d’informations, vous pouvez vous reporter à l’article suivant que j’ai écrit au sujet des connaissance de base que tout moucheur doit connaitre sur l’entomologie: http://tenkaraworld.com/entomologie/

 

  • nos partenaires détectent parfaitement les mouvements des insectes et donc de nos artificielles. Tout mouvement qui ne parait pas naturel a tendance à caler ou à faire fuir irrémédiablement les poissons qui étaient pourtant dans de bonnes dispositions. C’est pour cette raison, lorsque nous pêchons en sèche et en amont, il faut absolument prohiber tout dragage de nos artificielles à la surface de l’eau.

Bien entendu, tout dépend également du laps de temps dont dispose une truite pour observer nos mouches (une truite positionnée dans un courant a forcément moins de « confort visuel » et de temps pour observer une mouche avant de s’en saisir qu’un poisson se trouvant dans une partie beaucoup plus calme de la rivière). Plus le poisson se situe dans un plat de la rivière, plus il se montrera difficile sur la taille de nos artificielles, sur certains détails, les contrastes, voire même les nuances de teintes…

A noter que le cône de vision des poissons est assez vaste dans la zone qui se situe devant leur tête (ils pourraient même repérer, de façon précise, des proies jusqu’à une dizaine de mètres devant eux lorsqu’ils évoluent dans des zones tranquilles).

Par contre, leur vision latérale est assez restreinte, floue et sans possibilité de distinguer les reliefs.

Pensons-y pour modifier notre angle d’attaque et donc notre positionnement par rapport au gobage d’un poisson en activité !

Eric Le Rest.

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Les outils du monteur de mouches artificielles

Quel plaisir de pêcher un poisson avec des mouches artificielles réalisées par ses propres soins ! 

Entre nous et en démystifiant certaines vieilles croyances, le montage des mouches n’est pas bien compliqué : il faut juste un peu de patience et de dextérité (un peu à l’instar du modélisme)… la montée en compétence progressive fera le reste.

Pour ce faire, vous devez disposer d’un certain nombre d’outils de base pas très onéreux qui sont parfaitement adaptés pour réussir l’exercice très simplement.

Bien entendu, une fois que vous aurez acquis plus de maitrise en matière de montage vous pourrez compléter cette liste des matériel de base qui se compose des éléments suivants : 

 

 

  • Un étau : s’il est un élément indispensable, c’est bien celui-là. Il sert à maintenir l’hameçon dans ses mors en position horizontale durant tout le montage des mouches artificielles. Je vous conseille de ne pas lésiner sur sa qualité (et donc sur son prix, tout en restant raisonnable. On en trouve de très bons pour moins de 100 €) car il doit se refermer sur l’hameçon très facilement et doit absolument le tenir fermement.

 

 

  • Les ciseaux: ils doivent être très pointus et extrêmement affutés pour couper net, à leur base, tous les fils et les plumes et ne laisser sur l’hameçon aucune partie superflue qui viendrait troubler la dérive ou l’animation de vos artificielles. 

 

 

  • Un porte bobine: il s’agit également d’un outil indispensable. Il permet de coincer les bobines de fil entre les deux boules en métal qui fonctionnent comme un ressort et permet de doser la vitesse de dévidement du fil. Le poids du porte bobine et de la bobine elle-même permettent de tenir le fil sous tension lorsqu’on fait une pause lors du montage.

 

 

  • La pince à hackles: grâce à elle, nous pouvons saisir l’extrémité d’une plume afin de l’enrouler autour de la hampe de l’hameçon. Elle agit, sous l’effet de son ressort, comme une espèce de « pince à linge ».  

 

  • Une aiguille: pour déposer une goutte de vernis sur la tête de la mouche ou déboucher l’œillet en cas d’obturation par de la colle ou pour aérer un dubbing de poils une fois le montage de la mouche terminé ou encore dégager les fibres de plumes qui seraient restées emprisonnées lors du montage. 

 

 

  • Le « whip finish » ou « finisseur de nœud »: cet outil d’aspect un peu barbare est très intéressant et très utile pour réaliser des nœuds de finition du montage, juste avant l’œillet de l’hameçon, extrêmement solides (car rien n’est plus frustrant qu’un montage qui se défait sur une mouche qui prend du poisson uniquement par défaut de qualité de son nœud final). Je vous monterai dans le cadre d’une future vidéo comment bien l’utiliser. A noter que vous pouvez également utiliser deux de vos doigts pour remplacer le whip finish mais il faut que ces derniers soient relativement fins et avoir préalablement acquis une dextérité certaine liée à de longues heures de pratique.

 

 

  • La colle cyanolite: elle colle extrêmement rapidement et est très puissante. Elle permet de consolider les nœuds de finition, avant leur éventuel vernissage en fonction des mouches réalisées. Faites vraiment attention de l’utiliser avec beaucoup de parcimonie (les débutants tombent souvent dans le travers d’en mettre une quantité beaucoup trop importante – j’ai coutume de dire qu’un quart de goutte suffit largement – et surtout n’en déposez pas sur vos doigts sous peine de finir à l’hôpital pour traitement de brûlures de votre peau ou pour vous faire décoller des doigts à l’aide d’un scalpel – ce qui ne doit pas être franchement très « agréable »). 

 

 

Dans un premier temps, c’est tout ce qu’il vous faut pour réaliser des artificielles de base puis, par la suite, de plus en plus sophistiquées lors de votre montée en compétence et en habileté.

 

A signaler qu’il existe dans le commerce des kits clé en main qui regroupent tous les outils utiles pour un débutant. Le prix est attractif mais la qualité de chaque outil est relativement moyenne. Je vous conseille plutôt de les acheter séparément en misant d’emblée  sur la qualité pour éviter de les remplacer très rapidement en cours de montée en puissance.

Bien entendu, d’autres matériels pourront compléter votre panoplie du parfait monteur: l’enrouleur de dubbing, le protège-hackles, le coupe aile, l’aligne-poils, un cutter, …

 

Nous aurons l’occasion d’y revenir ultérieurement.

 

Eric Le Rest.

 

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Comment les poissons voient-ils nos mouches ?

Le débat qui a animé la confrérie des moucheurs durant de nombreuses années est le suivant: les poissons distinguent-ils les couleurs de nos artificielles ?

Malgré le fait que certains pêcheurs sont absolument convaincus que tel est bien le cas, il apparait que les études scientifiques menées en la matière ont conclu le contraire: les poissons ne seraient sensibles qu’aux contrastes et non aux couleurs elles-mêmes.

En résumé, ils perçoivent nos mouches de manière bien différentes que les distingue l’œil humain.

Mais ne nous y trompons pas, nos partenaires possèdent néanmoins une excellente vue: ils voient très bien tout ce qui se présente en face d’eux. Par contre, leur vision est beaucoup plus réduite sur les côtés.

La première explication réside dans le fait qu’ils les regardent de dessous, à travers l’élément liquide.

La luminosité extérieure représente donc un élément essentiel. Comme je l’ai déjà expliqué dans un post précédent, il convient, en conséquence, par temps sombre d’utiliser des artificielles de couleur sombre et par temps clair une mouche de couleur claire.

De plus, le temps d’observation d’un insecte aquatique et d’une artificielle quand il(elle) apparait dans le cône de vision d’un poisson varie également en fonction du fait qu’il se situe dans un courant (dans ce cas, le poisson ne dispose que de quelques fractions de secondes pour se décider) ou qu’il évolue dans un lisse (le poisson pourra prendre tout son temps pour observer la mouche et, au moindre doute, rebrousser son chemin, avec dédain: c’est ce qu’on appelle un refus).

En parallèle de la vision, n’oubliez jamais que nos partenaires sont également très sensibles, grâce à leur système nerveux latéral à la moindre vibration dans l’eau. Il faut donc absolument soigner sa vitesse de déplacement ainsi que la lourdeur de ses pas au bord de la rivière ou dans l’eau et la qualité de ses posés car les poissons détectent toutes les vibrations et l’impact de nos mouches sur l’eau, avant même qu’elles ne rentrent dans leur champ de vision.

C’est aussi pour cette raison que j’utilise beaucoup:

– les plumes de cul de canard (CDC) car le moindre souffle d’air donne à nos artificielles une apparence d’insectes se débattant dans l’élément liquide et émettent des « ondes de vie » à la surface de l’eau.

– les plumes molles de perdrix, de flancs de cannes ou de faisans,… car elles vibrent dans l’eau, sous l’effet du courant et de l’animation réalisée par mes soins, lorsque je pêche en noyée, en nymphe ou au streamer.

Je préfère utiliser des « mouches d’ensemble » (des artificielles qui imitent de façon très générale voire approximative un insecte aquatique) à des mouches imitatives (dont certains monteurs mettent un temps infini à soigner le moindre détail pour imiter parfaitement la nature).

Je sais qu’en affirmant cela, il y a tout un partie des moucheurs qui ne sera pas d’accord avec moi.

Je suis certes admiratif du temps qu’ils passent devant leur étaux pour réaliser, avec une très grande précision, de façon souvent exceptionnelle de véritables œuvres d’art mais, j’avoue qu’il doit être très frustrant pour eux de perdre leurs artificielles dans la ripisylve, au fond de la rivière ou dans le gueule d’un poisson… Sans compter que certaines mouches qui ont pris plusieurs poissons sont complètement dépenaillées au niveau des collerettes ou des cerclages par les dents de nos partenaires…

Je compatis donc franchement mais je me dis qu’avec mes mouches d’ensemble respectant un juste équilibre entre les différents matériaux et correctement animées ou déposées à l’endroit idéal, je prends tout autant de poissons en produisant au montage, sur le même laps de temps, quatre à cinq fois plus d’artificielles.

Partagez-vous ce point de vue ?

Si tel n’était pas le cas, je serais absolument ravi d’échanger avec vous sur le sujet.

Eric Le Rest

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Modèles préférés

Tous les moucheurs possèdent, dans leurs boites, des mouches préférées sans lesquelles ils n’envisageraient pas de partir à la pêche.

Lorsque j’étais jeune (beaucoup plus jeune) et que j’étais fébrilement à la recherche des conseils avisés des « vieilles mains », je croisais régulièrement au bord des rivières de mon enfance certains de ces anciens qui cachaient systématiquement les artificielles avec lesquelles ils pêchaient. Malgré mes questions polies, ils restaient totalement silencieux en s’éloignant de quelques centaines de mètres avant de recommencer à pêcher… C’était la tradition : vous deviez faire vos preuves et monter en puissance, par vous-même !

 

Il en était de même avec  les bons coins à champignons si bien que certains endroits qui produisaient, tous les ans, une production record de cèpes, ont été perdus pour un bon nombre d’années au décès d’un certain nombre de nos ainés.

Dans Tenkaraworld.com, je vais prendre le parfait contre-pied de cette pratique éculée et désuète. A l’heure du partage, de la co-construction et des réseaux sociaux, il me paraîtrait stupide, contreproductif et totalement « has been » de ne pas divulguer, le plus largement possible, mes modèles préférés surtout qu’une des ambitions de mon blog vise à démocratiser la pêche à la mouche via la technique du Tenkara et, notamment, auprès des jeunes générations.

Je vais même chercher à faire mieux en vous expliquant, pas à pas, sur ma future chaine « Youtube », comment monter par vous-même ces artificielles incontournables à mes yeux.

Certains modèles sont bien connus car ils ont été conçus et démocratisés par des grands pêcheurs du passé (qui, eux, ont joué le jeu et ont été altruistes, parfois aussi, il faut bien l’avouer, pour des raisons mercantiles).

D’autres artificielles ont totalement été conçues par mes soins, souvent avec des matériaux « modernes » (le Fly Tying permet beaucoup d’innovations) qui leur donnent un attrait particulier et une efficacité éprouvée sur différentes rivières que j’ai pratiquées en France ou à l’étranger.

Eric Le Rest

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Entomologie

 

L’entomologie peut s’avérer être un domaine rapidement complexe.

Je vais essayer de vous le présenter de la façon la plus simple et la plus efficace possible en classifiant les insectes.

Il existe deux grandes catégories d’insectes qui intéressent nos partenaires privilégiés:

1) Les insectes aquatiques: Ils passent leur stade larvaire dans l’eau durant plusieurs mois, voire plusieurs années, selon les espèces puis ils se muent en insectes volants qu’on appelle imagos. Ils représentent des mets de choix pour les poissons.

1a) Les éphémères:

Ces insectes représentent un intérêt majeur pour les pêcheurs car ils constituent une part importante de l’alimentation des poissons quels que soient les stades de leur cycle de vie.

Au stade adulte l’éphémère présente un corps fin se terminant par deux ou trois cerques selon les espèces. Lorsque l’éphémère est immobile ses ailes sont dressées à la verticale.

On trouve les larves des très nombreuses espèces dans les rivières aux eaux courantes et bien oxygénées. Elles se nourrissent en fouillant le sable dans le fond des rivières. Les éclusions qui apparaissent dès la mi-février sont souvent spectaculaires mettent les truites en folie.

Les plus connues des éphémères sont les mouches de mai qui sont fréquentes dans les rivières de plaine. Elles éclosent fin mai-début juin. La plus grande est l’Ephemera danica qui mesure 25 millimètres et présentent de belles couleurs jaune virant sur le brun.

Durant la période estivale, les éclosions se poursuivent: ce sont des Ephemera vulgata, des Ignita ou des Caenidés. Leur taille est plus petite (entre 8 et 20 millimètres) et leurs couleurs varient : noir, rougeâtre, vert olive, toutes les variations de jaune…

En fin de saison, apparaissent les Ignita Muticus ou Cleon.

Ci-dessous, la fameuse « Mouche de mai » naturelle et son imitation quasi parfaite réalisée à partir de matériaux synthétiques. On pourrait s’y méprendre et c’est d’ailleurs l’effet que nous recherchons auprès des truites :

 

1b) Les plécoptères ou perles:

On les appelle également les mouches de pierre qui ne se trouvent que dans les eaux fraîches, courantes et caractérisent un biotope de grande qualité.

Les nymphes (larves) restent aplaties dans le fond des rivières sous les pierres (d’où leur nom) pour résister à la force de l’eau. Les ailes des adultes sont grises et recouvrent le corps de l’insecte.

Les plécoptères sont relativement rares et ne constituent qu’environ 10% de l’alimentation des truites mais elles en raffolent.

1c) Les tricoptères (ou phryganes ou « porte bois » ou sedges):

Ils constituent un des mets préférés des truites quel que soit le stade de leur vie, du mois de mars au mois d’octobre. On les retrouve donc tout au long de la saison de pêche et tout au long de la journée mais surtout au moment du fameux coup de soir, juste au moment où il commence à faire nuit, entre « chien et loup ».

Au stade larvaire, les tricoptères s’abritent dans des étuis constitués de tout ce qu’on trouve dans le fond de la rivière: des petits morceaux de bois (d’où leur nom, dans le langage populaire, de « porte bois »), de minuscules graviers, de plantes conglomérés sous forme d’un petit tuyau dans lequel vit une larve. A la fin du stade larvaire, l’imago gagne la berge pour réaliser sa dernière métamorphose sur un obstacle partielle hors de l’eau.

Lorsque vous soulevez les pierres des rivières vous en trouvez quasiment systématiquement, du moins dans les rivières dignes d’intérêt pour les moucheurs.

Dans certains cours d’eau du Jura que j’ai ardemment pratiqués à une certaine époque, il suffisait de se baisser pour ramasser des centaines d’étuis abonnés par leur larve. Vous pouvez ainsi imaginer la qualité du milieu aquatique dans lequel certains pêcheurs ont la chance d’évoluer et la manne nourricière que cela représente pour les truites et les ombres.

Pour s’en convaincre, il suffit lorsque vous ne graciez pas un poisson (à éviter) et lorsque vous videz leur intestin de constater à quel point vous retrouvez à l’intérieur d’étuis de porte bois !

Les sedges se caractérisent, au stade adulte, par de longues antennes orientées vers l’avant, des ailes de couleur brune, velues qui sont positionnées en forme de toit sur le corps.

La vie des tricoptères est très souvent nocturne. Durant la journée, on les retrouve souvent sur les feuilles des arbres qui bordent la rivière. Il suffit de les secouer pour voir quelques sedges tomber et de regarder la couleur et la taille de l’artificielle que vous devez choisir dans votre(vos) boite(s).

Ci-dessous, une imitation d’un sedge. L’artificielle que tout moucheur doit impérativement posséder dans sa boite à mouches:

2) Les insectes terrestres:

Leur développement ne dépend pas de l’élément aquatique.

Nous pouvons les trouver en grande quantité sur les berges à proximité de la rivière dans laquelle ils tombent régulièrement pour le plus grand bonheur des truites. Selon les saisons, nous pouvons recenser pêle-mêle les sauterelles, les grillons, les fourmis, les abeilles, les guêpes, les coléoptères, les hannetons, les mouches, les chenilles, …

Vous noterez ici que je n’ai pas vraiment voulu parler des moustiques que l’on retrouve le plus souvent dans les eaux stagnantes chargées de matières organiques et qui rentrent essentiellement dans l’alimentation des poissons blancs ou des truites de réservoir ou de lac. Ces larves de chironomes (vers de vase) montent en surface tout au long de la saison de pêche et intéressent particulièrement les poissons précités.

Bien entendu, il existe des montages spécifiques imitant tous ces insectes dont nous verrons ensemble, ultérieurement, toutes les réalisations dans le cadre de la rubrique vidéos de Tenkara World.

Ces artificielles sont souvent utilisées au cœur de l’été, en pêchant les bordures. Elles réservent régulièrement de très belles surprises !

Eric Le Rest

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