Mes différentes formules de bas de ligne

Voici les différentes formules de bas de ligne que j’utilise pour la pêche au Tenkara et pour la pêche à la mouche « classique » (c’est à dire avec  une canne à mouche et un moulinet) :

  1. Bas de ligne, pour pêcher au Tenkara en sèche ou en nymphe, à rajouter au bout de la tresse (dont la longueur varie généralement, quant à elle, entre 4 et 5 m voire plus en fonction de la taille de votre canne et de l’encombrement des rivières sur lesquelles vous pêchez) :
30 cm 25  / 100
25 cm 22  / 100
25 cm 20 / 100
20 cm 18 / 100
50 à 60 cm de 16 / 100 à 10 / 100

 

2.  Avec un matériel « classique », pour pêcher en sèche ou en nymphe en eaux lentes en recherchant la précision.

Ce bas de ligne mesure une longueur totale de 4,25 m :

90 cm 45 / 100
45 cm 40 / 100
30 cm 35 / 100
30 cm 30 / 100
30 cm 25 / 100
30 cm 20 / 100
30 cm 18 / 100
30 cm 16 / 100
30 cm 14 / 100
80 cm 12 / 100

 

Avec un matériel « classique », pour pêcher en sèche ou en nymphe en eaux rapides:

Ce bas de ligne court mesure 2,40 m :

40 cm 35 / 100
35 cm 30/ 100
30 cm 25 / 100
30 cm 20 / 100
25 cm 18 / 100
80 cm de 16 / 100 à 10 / 100

 

Pour pêcher à la mouche noyée, les jours de vent ou dans les rivières très encombrées. Ce bas de ligne mesure 2,50 m + 0,30 m de raccordement à la soie, soit un longueur totale de 2,80 m :

30 cm 40 / 100 Raccordement à la soie.
30 cm 35 / 100
30 cm 30 / 100
30 cm 26 / 100
60 cm 24 / 100 Potence de 5 à 8 cm.      Mouche sauteuse.
50 cm 22 / 100 Potence de 5 à 8 cm.     Mouche intermédiaire.
50 cm 22 / 100 Mouche de pointe

 

Pour pêcher à la mouche noyée, les jours sans vent et pour obtenir de très jolis posés. Ce bas de ligne mesure 3,20 m + 0,30 m de raccordement à la soie, soit une longueur totale de 3,50 m :

30 cm 40 / 100 Raccordement à la soie.
30 cm 35 / 100
30 cm 30 / 100
30 cm 28 / 100
30 cm 26 / 100
30 cm 24 / 100
60 cm 20 / 100 Potence de 5 à 8 cm.     Mouche sauteuse.
60 cm 20 / 100 Potence de 5 à 8 cm.    Mouche intermédiaire.
50 cm 20 / 100 Mouche de pointe

 

Pour pêcher à la mouche noyée, en eaux calmes, avec 2 mouches. Ce bas de ligne mesure 2,20 m + 0,30 m de raccordement à la soie, soit une longueur totale de 2,50 m :

30 cm 35 / 100 Raccordement à la soie.
30 cm 30 / 100
30 cm 26 / 100
30 cm 24 / 100
30 cm 22/ 100
30 cm 20 / 100 Potence de 5 à 8 cm.    Mouche sauteuse.
70 cm 20/ 100 Mouche de pointe

 

Pour pêcher à la mouche noyée avec 2 mouches, dans des eaux rapides et peu profondes (< 50 cm). Ce bas de ligne mesure 1,90 m + 0,30 m de raccordement à la soie, soit une longueur totale de 2,20 m :

30 cm 35 / 100 Raccordement à la soie.
30 cm 30 / 100
30 cm 26 / 100
30 cm 24 / 100
30 cm 22 / 100
30 cm 20 / 100 Potence de 5 à 8 cm.     Mouche sauteuse.
40 cm 20 / 100 Mouche de pointe

 

Bien entendu, je suis preneur de vos propres formules de bas de ligne que je me ferai un plaisir de publier dans la cadre de Tenkaraworld.com.

Eric Le Rest

Cet article peut également vous intéresser : http://tenkaraworld.com/les-differents-modeles-de-soies/

Les outils du monteur de mouches artificielles

Quel plaisir de pêcher un poisson avec des mouches artificielles réalisées par ses propres soins ! 

Entre nous et en démystifiant certaines vieilles croyances, le montage des mouches n’est pas bien compliqué : il faut juste un peu de patience et de dextérité (un peu à l’instar du modélisme)… la montée en compétence progressive fera le reste.

Pour ce faire, vous devez disposer d’un certain nombre d’outils de base pas très onéreux qui sont parfaitement adaptés pour réussir l’exercice très simplement.

Bien entendu, une fois que vous aurez acquis plus de maitrise en matière de montage vous pourrez compléter cette liste des matériel de base qui se compose des éléments suivants : 

 

 

  • Un étau : s’il est un élément indispensable, c’est bien celui-là. Il sert à maintenir l’hameçon dans ses mors en position horizontale durant tout le montage des mouches artificielles. Je vous conseille de ne pas lésiner sur sa qualité (et donc sur son prix, tout en restant raisonnable. On en trouve de très bons pour moins de 100 €) car il doit se refermer sur l’hameçon très facilement et doit absolument le tenir fermement.

 

 

  • Les ciseaux : ils doivent être très pointus et extrêmement affutés pour couper net, à leur base, tous les fils et les plumes et ne laisser sur l’hameçon aucune partie superflue qui viendrait troubler la dérive ou l’animation de vos artificielles. 

 

 

  • Un porte bobine : il s’agit également d’un outil indispensable. Il permet de coincer les bobines de fil entre les deux boules en métal qui fonctionnent comme un ressort et permet de doser la vitesse de dévidement du fil. Le poids du porte bobine et de la bobine elle-même permettent de tenir le fil sous tension lorsqu’on fait une pause lors du montage.

 

 

  • La pince à hackles : grâce à elle, nous pouvons saisir l’extrémité d’une plume afin de l’enrouler autour de la hampe de l’hameçon. Elle agit, sous l’effet de son ressort, comme une espèce de « pince à linge ».  


 

  • Une aiguille : pour déposer une goutte de vernis sur la tête de la mouche ou déboucher l’œillet en cas d’obturation par de la colle ou pour aérer un dubbing de poils une fois le montage de la mouche terminé ou encore dégager les fibres de plumes qui seraient restées emprisonnées lors du montage. 

 

 

  • Le « whip finish » ou « finisseur de nœud » : cet outil d’aspect un peu barbare est très intéressant et très utile pour réaliser des nœuds de finition du montage, juste avant l’œillet de l’hameçon, extrêmement solides (car rien n’est plus frustrant qu’un montage qui se défait sur une mouche qui prend du poisson uniquement par défaut de qualité de son nœud final). Je vous monterai dans le cadre d’une future vidéo comment bien l’utiliser. A noter que vous pouvez également utiliser deux de vos doigts pour remplacer le whip finish mais il faut que ces derniers soient relativement fins et avoir préalablement acquis une dextérité certaine liée à de longues heures de pratique.

 

 

  • La colle cyanolite : elle colle extrêmement rapidement et est très puissante. Elle permet de consolider les nœuds de finition, avant leur éventuel vernissage en fonction des mouches réalisées. Faites vraiment attention de l’utiliser avec beaucoup de parcimonie (les débutants tombent souvent dans le travers d’en mettre une quantité beaucoup trop importante – j’ai coutume de dire qu’un quart de goutte suffit largement – et surtout n’en déposez pas sur vos doigts sous peine de finir à l’hôpital pour traitement de brûlures de votre peau ou pour vous faire décoller des doigts à l’aide d’un scalpel – ce qui ne doit pas être franchement très « agréable »). 

 

 

Dans un premier temps, c’est tout ce qu’il vous faut pour réaliser des artificielles de base puis, par la suite, de plus en plus sophistiquées lors de votre montée en compétence et en habileté.

 

A signaler qu’il existe dans le commerce des kits clé en main qui regroupent tous les outils utiles pour un débutant. Le prix est attractif mais la qualité de chaque outil est relativement moyenne. Je vous conseille plutôt de les acheter séparément en misant d’emblée  sur la qualité pour éviter de les remplacer très rapidement en cours de montée en puissance.

Bien entendu, d’autres matériels pourront compléter votre panoplie du parfait monteur : l’enrouleur de dubbing, le protège-hackles, le coupe aile, l’aligne-poils, un cutter, …

 

Nous aurons l’occasion d’y revenir ultérieurement.

 

Eric Le Rest

 

Cet article peut également vous intéresser : http://tenkaraworld.com/modeles-preferes/

 

 

 

Comment les poissons voient-ils nos mouches ?

Le débat qui a animé la confrérie des moucheurs durant de nombreuses années est le suivant: les poissons distinguent-ils les couleurs de nos artificielles ?

Malgré le fait que certains pêcheurs sont absolument convaincus que tel est bien le cas, il apparait que les études scientifiques menées en la matière ont conclu le contraire: les poissons ne seraient sensibles qu’aux contrastes et non aux couleurs elles-mêmes. En résumé, ils perçoivent nos mouches de manière bien différentes que les distingue l’œil humain.

Mais ne nous y trompons pas, nos partenaires possèdent néanmoins une excellente vue: ils voient très bien tout ce qui se présente en face d’eux. Par contre, leur vision est beaucoup plus réduite sur les côtés.

La première explication réside dans le fait qu’ils les regardent de dessous, à travers l’élément liquide.

La luminosité extérieure représente donc un élément essentiel. Comme je l’ai déjà expliqué dans un post précédent, il convient, en conséquence, par temps sombre d’utiliser des artificielles de couleur sombre et par temps clair une mouche de couleur claire.

De plus, le temps d’observation d’un insecte aquatique et d’une artificielle quand il(elle) apparait dans le cône de vision d’un poisson varie également en fonction du fait qu’il se situe dans un courant (dans ce cas, le poisson ne dispose que de quelques fractions de secondes pour se décider) ou qu’il évolue dans un lisse (le poisson pourra prendre tout son temps pour observer la mouche et, au moindre doute, rebrousser son chemin, avec dédain: c’est ce qu’on appelle un refus).

En parallèle de la vision, n’oubliez jamais que nos partenaires sont également très sensibles, grâce à leur système nerveux latéral à la moindre vibration dans l’eau. Il faut donc absolument soigner sa vitesse de déplacement ainsi que la lourdeur de ses pas au bord de la rivière ou dans l’eau et la qualité de ses posés car les poissons détectent toutes les vibrations et l’impact de nos mouches sur l’eau, avant même qu’elles ne rentrent dans leur champ de vision.

C’est aussi pour cette raison que j’utilise beaucoup:

– les plumes de cul de canard (CDC) car le moindre souffle d’air donne à nos artificielles une apparence d’insectes se débattant dans l’élément liquide et émettent des « ondes de vie » à la surface de l’eau.

– les plumes molles de perdrix, de flancs de cannes ou de faisans,… car elles vibrent dans l’eau, sous l’effet du courant et de l’animation réalisée par mes soins, lorsque je pêche en noyée, en nymphe ou au streamer.

Je préfère utiliser des « mouches d’ensemble » (des artificielles qui imitent de façon très générale voire approximative un insecte aquatique) à des mouches imitatives (dont certains monteurs mettent un temps infini à soigner le moindre détail pour imiter parfaitement la nature).

Je sais qu’en affirmant cela, il y a tout un partie des moucheurs qui ne sera pas d’accord avec moi.

Je suis certes admiratif du temps qu’ils passent devant leur étaux pour réaliser, avec une très grande précision, de façon souvent exceptionnelle de véritables œuvres d’art mais, j’avoue qu’il doit être très frustrant pour eux de perdre leurs artificielles dans les arbres, au fond de la rivière ou dans le gueule d’un poisson… Sans compter que certaines mouches qui ont pris plusieurs poissons sont complètement dépenaillées au niveau des collerettes ou des cerclages par les dents de nos partenaires…

Je compatis donc franchement mais je me dis qu’avec mes mouches d’ensemble respectant un juste équilibre entre les différents matériaux et correctement animées ou déposées à l’endroit idéal, je prends tout autant de poissons en produisant au montage, sur le même laps de temps, quatre à cinq fois plus d’artificielles.

Partagez-vous ce point de vue ?

Si tel n’était pas le cas, je serais absolument ravi d’échanger avec vous sur le sujet.

Eric Le Rest

Cet article peut également vous intéresser : http://tenkaraworld.com/poissons/