Les trois typologies de pêcheurs

Les analyses marketing transposées au monde de la pêche ont permis de déterminer trois typologies de pêcheurs en France :

  • Les « pêcheurs terroirs », sédentaires ou pêcheurs traditionnels :
  • Ils sont issus du milieu rural,
  • La pêche est leur loisir principal exercé en proximité,
  • Ils pratiquent la pêche « cueillette ».

 

 

  • Les pêcheurs « nouvelle génération » mobiles ou pêcheurs spécialisés :
    • Ils sont urbains et très souvent spécialistes d’un type de pêche,
    • Ce sont des pêcheurs adeptes du no kill,
    • Ils pêchent souvent entre amis,
    • Ils ont une approche sportive en relation avec la nature assortie de recherche de techniques,
    • Ils sont adeptes de la capture de gros spécimens en termes de taille ou de poids ou de poissons sauvages ,
    • Ils consomment des produits non encadrés et de façon autonome,
    • Ils aiment le perfectionnement du geste et la recherche de nouvelles techniques pour améliorer leur pratique,
    • Ils sont très actifs sur internet où ils échangent des informations, créent des forums dédiés et de réelles « communautés »,
    • Ils sont prêts à rouler 600 à 800 kms pour trouver un lieu de pêche spécifique.

 

 

  • Les vacanciers pêcheurs :
    • Ils sont vacanciers avant tout, ils pratiquent d’autres activités,
    • Pour eux, il s’agit d’un loisir ludique au bord de l’eau en famille,
    • Ils pratiquent la pêche de façon occasionnelles,
    • Ils sont à la recherche de séjours encadrés « pêche & loisirs » en fonction des opportunités offertes,
    • Ils pêchent pour s’amuser et pour apprendre le respect de la nature,
    • Ils recherchent les moments de convivialité via une activité ludique,
    • La pêche doit être facile et confortable via l’aménagement des lieux de pêche / aires de pique-nique par exemple).

Eric Le Rest

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Contemplation

Le pêcheur à la mouche est toujours à la recherche de la contemplation :

il se nourrit avidement de la vision d’un salmonidé en suspension dans son élément aquatique.

Il m’arrive fréquemment, à partir d’un pont qui surplombe une rivière, de me poster en observation durant de nombreuses minutes pour regarder, quelques mètres sous moi, le balai des truites en activité qui gobent les insectes qui se présentent dans leur champs de vision.

Ce spectacle d’une grande fluidité, sans frottement et sans contrainte m’a toujours fasciné.

Je vous conseille fortement d’en faire de même car cela vous apprendra beaucoup de choses sur le comportement des truites: l’observation nourrit la connaissance.

Vous serez surpris de constater que fréquemment des truites ne gobent pas de très beaux éphémères qui passent juste au dessus d’elles alors qu’elles peuvent faire des écarts de plusieurs dizaines de centimètres pour se saisir d’une minuscule larve à la dérive.

Avez-vous déjà observé ce manège ?

Eric Le Rest

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Les « trois vies » d’un pêcheur à la mouche

Je souhaiterais vous parler des « trois vies » qui jalonnent l’existence d’un moucheur:

1) Lorsque le pêcheur à la mouche débute, généralement, il veut prendre le plus de poissons possibles. Il s’agit là d’une période pas forcément la plus glorieuse pour tous les pêcheurs où la graciation des poissons n’est pas assez souvent au rendez-vous. J’ai connu cette période, lorsque j’étais plus jeune: il m’est malheureusement arrivé, la mort dans l’âme, de jeter à la poubelle de très beaux poissons non consommés après quelques mois passés dans le fond de mon congélateur au lieu de les avoir laissés dans leur élément !!!

2) Le deuxième stade s’atteint, après plusieurs années de pratique : il consiste à prendre les poissons les plus gros possibles. Bien évidemment, la lutte n’est pas gagnée d’avance: ce sont les poissons trophées que l’on perd régulièrement et dont on ne se «console» jamais. On y pense, on en parle, on en rêve et on fait tout pour les retoucher un jour.

Ce deuxième stade constitue donc  le cap des records que l’on affiche fièrement sur les réseaux sociaux et dont on parle à la fin des repas de famille ou entre amis pour autant que cela intéresse quelqu’un dans votre entourage…

 

 

3) Le stade ultime consiste à prendre et, bien entendu, à relâcher en vie (sans qu’ils saignent) les poissons les plus difficiles à leurrer. Il s’agit là des poissons « éduqués », c’est à dire ceux qui :

  • ont déjà été pris une ou plusieurs fois et qui ne se laissent pas reprendre facilement
  • sont postés dans des endroits impossibles, difficilement atteignables sans une grande technicité au niveau de vos lancers. Il faut que le choix de l’artificielle (correspondant au type d’insecte dont le poisson en activité se nourrit, à sa taille, à sa couleur et à son stade d’évolution), le poser et la dérive soient parfaits. Bref, le sommet de l’art.

Et vous, à quel « stade de votre vie de pêcheur » vous situez-vous ?

Eric Le Rest

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