Modèles préférés

Tous les moucheurs possèdent, dans leurs boites, des mouches préférées sans lesquelles ils n’envisageraient pas de partir à la pêche.

Lorsque j’étais jeune (beaucoup plus jeune) et que j’étais fébrilement à la recherche des conseils avisés des « vieilles mains », je croisais régulièrement au bord des rivières de mon enfance certains de ces anciens qui cachaient systématiquement les artificielles avec lesquelles ils pêchaient. Malgré mes questions polies, ils restaient totalement silencieux en s’éloignant de quelques centaines de mètres avant de recommencer à pêcher… C’était la tradition : vous deviez faire vos preuves et monter en puissance, par vous-même !

 

 

Il en était de même avec  les bons coins à champignons si bien que certains endroits qui produisaient, tous les ans, une production record de cèpes, ont été perdus pour un bon nombre d’années au décès d’un certain nombre de nos ainés.

Dans Tenkaraworld.com, je vais prendre le parfait contre-pied de cette pratique éculée et désuète. A l’heure du partage, de la co-construction et des réseaux sociaux, il me paraîtrait stupide, contreproductif et totalement « has been » de ne pas divulguer, le plus largement possible, mes modèles préférés surtout qu’une des ambitions de mon blog vise à démocratiser la pêche à la mouche via la technique du Tenkara et, notamment, auprès des jeunes générations.

 

 

Je vais même chercher à faire mieux en vous expliquant, pas à pas, sur ma future chaine « Youtube », comment monter par vous-même ces artificielles incontournables à mes yeux.

Certains modèles sont bien connus car ils ont été conçus et démocratisés par des grands pêcheurs du passé (qui, eux, ont joué le jeu et ont été altruistes, parfois aussi, il faut bien l’avouer, pour des raisons mercantiles).

 

 

D’autres artificielles ont totalement été conçues par mes soins, souvent avec des matériaux « modernes » qui leur donnent un attrait particulier et une efficacité éprouvée sur différentes rivières que j’ai pratiquées en France ou à l’étranger.

Eric Le Rest

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Les différents lancers

Quels sont les bons gestes du lancer ?

Grâce au lancer, il est possible de poser sa mouche artificielle qui ne pèse pratiquement rien à l’endroit où on le souhaite sur la rivière.

En fait, c’est la tresse (au Tenkara) ou la soie (dans le cadre de la pêche à mouche classique) qui constitue le lest propulsé par la canne via des mouvements synchronisés, vers l’arrière puis vers l’avant, sous l’impulsion du bras du moucheur qui fonctionne comme un véritable piston.

La technique du lancer n’est pas très compliquée à acquérir mais il est largement préférable d’avoir recours à l’aide d’un « sachant » pour éviter une mauvaise acquisition du geste dont on aurait beaucoup de mal à se débarrasser ultérieurement.

Tout simplement savoir lire l’heure :

Je vous conseille vivement de vous entrainer sur un terrain de football ou sur un espace de jardin bien dégagé.

Après avoir accroché un morceau de laine au bout de votre bas de ligne et positionné sur le sol, à quelques mètres de vous un journal ou tout autre objet qui peut servir de cible (un cerceau par exemple), il convient d’actionner son bras, poignet bloqué, comme un levier en effectuant des mouvements très courts et à bonne vitesse (ni trop rapide, ni trop lente) avec un angle de canne très réduit (entre 10H et 12H) par rapport à votre corps, avec des arrêts bien marqués à 10H et à 12H.

A noter que pour la pêche à la mouche classique, les mouvements doivent se situer entre 11H et 13H.

Vous pouvez, dans un premier temps, vous retourner durant l’accomplissement du geste afin de voir votre tresse et votre bas de ligne se déplier totalement derrière vous.

C’est la canne qui travaille (surtout son nerf comme avec un fouet) dans le prolongement de votre bras.

Le geste doit être zen et le rythme constant. Au Tenkara, plus on force et moins ça marche !

Progressivement, vous gagnerez en simplicité et en fluidité au niveau du geste. Le Tenkara permet d’acquérir plus rapidement la bonne gestuelle du lancer qu’avec un matériel classique de pêche à la mouche: vous n’avez pas à vous soucier du moulinet (il n’y en a pas) et de la longueur de la soie à sortir de ce dernier (la tresse et le bas de ligne sont d’une longueur linéaire, c’est vous qui bougez pour atteindre le poste que vous souhaitez explorer).

En fait, le lancer du Tenkara doit se caractériser par de la puissance sur l’arraché et beaucoup de finesse sur le posé.

Lorsque vous serez en situation de pêche, sachez que le ferrage du poisson intéressé par votre artificielle ne doit pas être brutal,  il doit se faire tout en douceur. Sinon, vous risquez de lui arracher de la gueule votre mouche avant qu’il ait pu véritablement s’en saisir.

D’une manière générale et comme j’aime souvent à le dire : plus la mouche est en l’air, plus on perd de temps et moins on pêche !

Ou, si vous préférez, plus notre artificielle est sur l’eau et plus la probabilité de prendre un poisson est importante. Ce point est primordial car les périodes d’éclosion sont toujours limitées dans le temps: évitons de la frustration ou de l’énervement (je rappelle juste que nous sommes à la pêche pour prendre un maximum de plaisir et pas pour retomber dans les travers de la vie professionnelle) et pêchons au maximum.

Il faut donc réduire au strict minimum les faux lancers (lorsque votre tresse se trouve dans les airs) car vous n’êtes pas là pour faire de l’esthétisme ou « épater la galerie » (généralement, il n’y en a pas) mais pour être le plus efficace possible et éviter d’accrocher votre mouche dans les arbres qui bordent la rivière, surtout pendant que les poissons gobent à tout va.

Les lancers de base :

Le vertical (voir plus haut): c’est la lancer de base par excellence, le plus courant et le plus classique. Il peut être utilisé chaque fois que l’espace qui se situe derrière le moucheur est suffisamment dégagé ce qui est loin d’être toujours le cas, à moins que vous soyez en wading au milieu de la rivière ou au bord d’une rivière de montagne.

Le lancer horizontal: sa réalisation est identique au lancer vertical mais, comme son nom l’indique, il est réalisé sur un plan horizontal parallèle à la surface de l’eau. Il est bien pratique lorsque vous désirez poser votre artificielle sous la frondaison des arbres situés sur la rive opposée. Ici la précision est plus recherchée que la distance.

Le lancer roulé: il est utilisé lorsqu’il est impossible de dérouler la tresse derrière soi et de réaliser des faux lancers. Il permet d’atteindre de courtes distances ce qui est parfait pour la technique du Tenkara. Lorsque votre tresse et le bas de ligne se trouvent sur l’eau, vous devez ramener doucement votre tresse en réalisant une boucle dans votre dos. Le coup sec que allez donner vers l’avant permet de propulser la tresse qui s’étale parfaitement devant vous. De plus, si vous avez la chance d’avoir le vent dans votre dos, le lancer roulé est d’autant plus simple à réaliser.

Le lancer en revers: il se pratique lorsque les deux lancers précédents ne sont pas possibles. Au lieu que votre bras droit (si vous êtes droitier) se déplace sur le côté droit de votre corps, il rejoindra votre épaule gauche en formant un axe de 45° avec votre corps.

Il existe d’autres types de lancers plus complexes à réaliser comme le lancer parachute, le lancer sinueux, le lancer courbe, le lancer le lancer arbalète (pratiqué avec bonheur grâce au Tenkara, surtout sur les petits cours d’eau).

Je vous les expliquerai ultérieurement, avec grand plaisir, dans le cadre de posts spécifiques.

Eric Le Rest

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Nos partenaires privilégiés

A la première place des poissons, je positionne bien volontiers la truite, la déesse des pêcheurs à la mouche. La truite (Salmo trutta fario) est présente dans de très nombreuses rivières de notre pays ainsi que dans de nombreux pays du monde et plus particulièrement dans les têtes des bassins classés en 1ère catégorie. Elle se réproduit entre les mois de novembre et janvier selon les endroits. Il s’agit d’un poisson farouche mais qui accepte des mouches de toute sorte et de toute taille.

Une variété migratrice de truites descend grossir en mer et remonte chaque automne pour frayer en rivière: il s’agit de la truite de mer particulièrement intéressante pour les moucheurs.

 

Il existe aussi une variété de truites  dites « Arc en Ciel » originaires des bassins américains et asiatiques se jetant dans l’océan pacifique. Les truites arc en ciel ont été introduites en Frances, à la fin du 19ème siècle. Dans quelques rivières, on retrouve des arcs en ciel qui se sont reproduites naturellement mais la majeure partie des « arcs » sont des poissons qui ont été élevés en captivité puis lâchés dans nos rivières, le plus souvent au détriment des truites sauvages (elles peuplent également les réservoirs).

C’est pour cette raison que les moucheurs n’aiment pas trop cette espèce qui n’en demeure pas moins gobeuse et combattante. Les arcs fréquentent, bien volontiers, la pleine eau alors que les farios occupent des postes bien plus marqués.

Les ombres (Thymallus thymallus) étaient, par le passé, surtout implantés dans l’est de la France. Ce poisson a été introduit avec bonheur dans d’autres régions françaises.

L’ombre n’est pas franchement farouche. On peut même dire qu’il est d’une nature curieuse  et assez fantasque. Il lui arrive de refuser toutes les artificielles que vous lui proposez de façon impeccable et se jeter sur une mouche sans allure qui ressemble plus à un « sapin de noël » qu’à une imitation d’un insecte existant dans la nature. Thymallus thymallus est un sacré partenaire de combat.

Le saumon ou salmon solar en latin (ce qui veut dire « sauter », «bouger ») est, à mes yeux, le roi des poissons. J’ai toujours été fasciné par l’instinct qui pousse les saumons à remonter vers leur rivière natale pour s’y reproduire à leur tour. Prendre un saumon constitue le graal pour tout pêcheur en rivière,  surtout à la mouche. Cette capture vous met en état de lévitation. Le relâcher, lorsque l’on pêche en no kill, vous «rapproche très certainement du paradis». Ce saumon que vous aurez gracié afin qu’il poursuive son chemin et qu’il rejoigne son lieu de frai va très certainement alimenter vos rêves pour de nombreuses années, voire durant toute votre vie.

Rien n’arrête les saumons (sauf les barrages EDF non équipés d’échelles spécialisées ce qui est strictement anormal). Le combat avec salmo solar n’est jamais gagné d’avance… mais quelles sensations !

Soyons lucides et transparents, le Tenkara n’est pas la technique la plus appropriée pour capturer un saumon (le matériel utilisé est bien trop léger pour ne pas se le faire « exploser » dans les mains). Il convient donc, pour ce faire, d’avoir recours à un équipement spécifique dont je vous reparlerai dans un prochain post.

La pêche au Tenkara n’est pas franchement non plus appropriée pour capturer facilement les brochets (Exos lucius) quoique les plus petits exemplaires peuvent être pêchables grâce à cette technique. Par contre, avec un matériel de pêche à la mouche classique une canne pour soie de 8 à 10 et un moulinet équipé d’un frein puissant, les brochets sont passionnants à pêcher à la mouche, surtout l’été et en surface, au milieu des herbiers,  grâce à de gros streamers multicolores, des poppers ou des imitations de souris ou de grenouilles réalisées avec des poils de cervidés.

Les attaques des brochets en surface procurent une montée d’adrénaline (il faut avoir le cœur bien accroché) car on voit les carnassiers suivre le leurre sur une certaine distance avant de se jeter voracement dessus… ou pas… si ils ont flairé la supercherie et rebroussent chemin.

Pour pêcher les brochets à la mouche, les bas de ligne sont constitués d’un seul brin de 40 ou 50/100ème d’une longueur de 2 mètres prolongé d’une crinelle en acier car les dents de ce carnassier sont tranchantes. Un prochain post sera consacré à la pêche du brochet à la mouche.

 

Les bars (également appelés loups dan le sud de la France) se prennent également à la mouche (mais pas avec la technique du  Tenkara comme expliqué pour les saumons, les brochets et, ci-après, pour les black bass).

La technique de la pêche à la mouche en milieu marin est bien spécifique: elle fera également l’objet d’un exposé bien particulier dans le cadre d’une rubrique attitrée.

Idem pour la pêche à la mouche dans les mers chaudes qui repose sur une technique dont je vous parlerai ultérieurement. Les poissons recherchés sont spécifiques et très combatifs (tarpon, bonites, barracudas, …)

 

Bien entendu et de façon moins exotique, cette liste de nos partenaires ne seraient pas exhaustive, pour la pêche en eau douce, sans citer les rotengles (sur des imitations de chironomes), les gardons, les ablettes (très amusantes à pêcher car elles nécessitent des ferrages ultra rapides), les chevesnes (pas franchement aimés des moucheurs car ils pullulent dans certaines rivières et détruisent les frayères des truites. Toutefois, ils constituent des sparring-patners à ne pas totalement négliger), les perches et les black bass (qui nécessitent une pêche à la mouche spécifique via des streamers ou des poppers et qui sont des poissons qui livrent des luttes intenses très intéressantes).

Eric Le Rest

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Pêcher au streamer

La pêche au streamer (en anglais le mot signifie « oriflammme ») n’est qu’une variante de la pêche à la mouche noyée.

Les artificielles qui sont montées avec toute sorte de matériaux ne cherchent pas à imiter un insecte mais plutôt un petit poisson ou encore un batracien. Nous sommes clairement ici dans le domaine des mouches incitatives (qui excitent l’agressivité des poissons) et non des mouches imitatives.

Il est hyper important de maîtriser correctement la manière dont évoluent les streamers et ceci à la bonne profondeur.

Il convient de les animer par des tremblements de la canne et de les entraîner à une profondeur plus ou moins importante avec un bas de ligne plongeant.

 

 

Les pêcheurs qui utilisent des streamers sont relativement peu nombreux sur les les rivières sauvages et les truites qui ne croisent donc pas souvent ce genre de leurre peuvent se jeter goulûment sur cette artificielle qui peut s’avérer redoutable, surtout en début de saison quand les eaux sont encore fortes. Les poissons trophées pris grâce à des streamers ne sont pas rares… également en été, de très bonne heure, quand les grosses truites se prélassent et furètent sur les radiers dans très peu d’eau.

En pratique, à la différence de la pêche en noyée, on n’emploie qu’un seul leurre et un bas de de ligne plus court d’environ 2,50 m et plus épais avec une pointe en 18/100.

 

 

Au Tenkara, j’utilise des mini streamers confectionnés avec du poil de lapin coloré et dont le corps est plus ou moins lesté. Je vous expliquerai le montage dans la rubrique éponyme. Je peux vous assurer qu’il m’est arrivé de « faire de véritables cartons » sur les truites du Scorff. Évidemment, lorsque vous touchez un saumon avec une canne au Tenkara, la sensation est particulièrement forte et l’issue du combat est plus qu’aléatoire.

 

 

En action de pêche, il convient de laisser dériver le streamer comme pour un train de noyées, d’animer par des tremblements de la canne en bout de dérive et de procéder à une remontée progressive de votre canne jusqu’au moment où le leurre retrouve la surface. Il n’est pas rare que les truites viennent prendre le streamer alors qu’il nage en surface, pensant sans doute qu’il s’agit d’un poissonnet qui essaye de s’enfuire.

Tout le secret de cette technique réside dans l’animation. Les touches peuvent être foudroyantes et les sensations sont garanties surtout qu’avec la technique du Tenkara, vous ramenez le poisson en tirant sur votre ligne grâce à votre main !

Eric Le Rest

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Pêcher en nymphe

Comme pour la pêche en noyée, la pêche en nymphe se pratique sous la surface de l’eau (les poissons se nourrissant beaucoup plus souvent sous l’eau qu’en surface) mais, contrairement à la technique de la noyée, en lançant en amont.

Elle est à la portée de n’importe quel pêcheur et allie finesse et délicatesse.

Il existe deux types de nymphes: celles qui sont lestées (elles pêchent en profondeur) et celles qui ne le sont pas (elles pêchent à quelques centimètres sous la surface de l’eau).

Avec la technique du Tenkara, lorsque vous pêchez en nymphe c’est surtout « au fil » et pas franchement  « à vue ».

La technique dite « au fil » est liée à l’utilisation de portions de fils de nylon de couleurs  différentes pour confectionner votre bas de ligne (différents morceaux de fluorocarbone alternant le fluo et le translucide sont tout à fait appropriés; bien entendu votre pointe doit être en nylon translucide).

Je préfère largement utiliser cette technique plutôt que de positionner sur votre bas de ligne un indicateur de touche qui s’apparente trop à la pêche au toc.

Ainsi, lorsque vous voyez une section de couleur marquer un arrêt ou plonger ou lorsque vous apercevez le moindre éclair argenté dans l’eau, vous pouvez(devez) ferrer: vous êtes quasiment certain qu’un poisson a été intéressé par votre nymphe et que la lutte va pouvoir commencer.

Grâce au Tenkara, les dérives des nymphes artificielles sont d’une grande précision, elles sont plus longues et beaucoup plus naturelles. Le Tenkara permet à votre nymphe de couler plus facilement au bon niveau car l’alignement de la canne, du bas de ligne et de la nymphe est généralement parfait.

Il convient, en l’espèce, de véritablement piloter votre nymphe dans chaque veine d’eau en gardant votre  fil le plus tendu possible pour pouvoir ferrer très rapidement  et de prospecter chacune d’elles sans oublier de faire passer au même endroit votre artificielle à plusieurs reprises car il n’est pas rare qu’une truite se laisse tenter après un certain nombre de présentations infructueuses. Il arrive même assez régulièrement qu’une truite fasse demi tour, se mette dans le sens du courant, pour poursuivre votre nymphe comme si elle regrettait de l’avoir laissée passer sans l’avoir saisie préalablement.

 

 

D’une manière générale, il convient de tenir compte de la profondeur à laquelle la nymphe doit évoluer en faisant attention à son poids et à la vitesse du courant. Si votre nymphe n’évolue pas à la bonne hauteur elle aura tendance à ne pas intéresser un poisson en activité. Généralement, il faut faire passer la nymphe lestée au raz du fond. Il faut donc poser sa nymphe suffisamment en amont pour qu’elle ait le temps de couler à la bonne hauteur à l’endroit que vous souhaitez prospecter.

Pour celles qui ne sont pas lestées, il est fréquent que les poissons s’en emparent et fassent un remous aussi significatif qu’un godage.

Lorsque l’on pêche en nymphe, votre choix doit s’orienter vers une canne Tenkara ayant une action de pointe pour soutenir le lancer de l’artificielle qui est plombée. Idéalement, une 7#3 longue de 3,60 m avec 3 m de ligne et 60 cm de bas de ligne.

Eric Le Rest

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Pêcher en noyée

La pêche à la mouche noyée représente la forme la plus traditionnelle de la pêche à la mouche. Aujourd’hui, elle est malheureusement un peu passée de mode alors qu’il s’agit d’une technique de pêche pleine de subtilités et très efficace.

A titre personnel, j’adore la pêche à la mouche noyée et j’en ai fait ma grande spécialité : j’ai en projet d’écrire plusieurs posts spécifiquement dédiés à la pêche à la mouche noyée afin de la remettre sous les feux de projecteurs en la modernisant et d’aider à passer le flambeau aux jeunes générations pour que cette technique  ne sombre pas dans l’oubli sous prétexte de « ringardise ».

 

 

Je pratique la pêche à la mouche noyée avec bonheur et gourmandise tout au long de la saison, que les eaux soient hautes ou basses. Bien entendu, il s’agit d’une technique plus particulièrement destinées au début de saison quand les courants sont soutenus, les eaux légèrement teintées et lorsque les poissons ne montent pas encore en surface mais sont néanmoins en activité.

La pêche en noyée permet de prendre plus régulièrement du poisson tout au long de la saison qu’en sèche. L’idée que je recherche en pêchant en noyée est de «varier les plaisirs » : pêcher en sèche quand on voit des gobages, pêcher en noyée le reste du temps. Il est très facile, avec un peu d’expérience, de passer d’une technique à l’autre car il suffit de changer son bas de ligne en fonction de l’activité des poissons.

A la différence de la pêche à la nymphe qui se pratique en amont, la pêche à la mouche noyée se caractérise par des lancers en travers de la rivière et une dérive des mouches vers l’aval. Il s’agit d’une méthode très tactile qui se pratique ligne tendue: on utilise le courant pour maintenir le bon niveau de tension sur la ligne. Les touches sont ressenties via de véritables secousses au niveau du poignet.

 

 

C’est là que la technique du Tenkara et le matériel utilisé sont particulièrement intéressants :

– les cannes sont légères (pas plus de 80 grammes), longues (généralement entre 3,60 m et 4 m) et souples (du style parabolique) ce qui permet de moins fatiguer le poignet, de bien mieux contrôler les dérives, de mieux ressentir les touches et de perdre beaucoup moins de poissons via des décrochages

– les tresses lorsqu’elles n’ont pas été graissées coulent aisément et permettent au bas de ligne de plonger sous la surface de l’eau, à la bonne profondeur, pour faire travailler son train de trois mouches. Si vous trouvez que vos mouches restent trop en surface, il est toujours possible de monter une portion de bas de ligne plongeant achetée dans le commerce ou d’employer un liquide « miracle » qui permet, après en avoir imbibé vos mouches, de les faire plonger à la bonne profondeur (à noter que la salive permet également de faire couler vos mouches).

 

– les mouches utilisées au Tenkara conviennent parfaitement à la technique de la noyée: les hackles sont souples et montés vers l’avant ce qui donne vie à vos artificielles lorsqu’elles vibrionnent dans le courant.

– le piquant des hameçons étant particulièrement important sur les les Kébaris, les décrochés des poissons sont beaucoup moins importants qu’avec des mouches montées sur des hameçons classiques. Leur forme particulière contribue également à optimiser le nombre de prises.

 

 

Par ailleurs, les bas de ligne à noeuds utilisés dans la cadre de la pêche à la mouche noyée sont beaucoup plus courts et sont réalisés avec des diamètres de fils beaucoup plus forts qu’en sèche. Les pointes sont en 18/100 (voire 20/100) en début de saison et descendent en 16/100 à la fin du printemps et durant l’été.

«A la fin de la tresse d’une longueur de 3 mètres et grâce à des noeuds dits du « chirurgiens » (je vous expliquerai dans une autre rubrique les différentes sortes de noeuds qui sont utilisés par les pêcheurs à la mouche). En ce qui me concerne, j’employe des bas de ligne dégressifs d’une longueur de 40 cm à 50 cm avec des nylons d’un diamètre successif de 24/100, 22/100 et trois bouts de 20/100. Sur les deux derniers bouts, on laisse une « potence » d’une dizaine de centimètres.

 

 

Grâce à ce montage, on pêche avec un train de trois mouches artificielles:

une mouche dite de pointe fixée au dernier brin de nylon et en règle générale lestée pour évoluer près du fond de la rivière. J’utilise très souvent des artificielles intégrant des billes placées près de l’oeillet de l’hameçon et des corps composés entièrement de cuivre ou cerclés de ce métal.

une mouche intermédiaire moyennement lestée montée sur la première potence à partir de la pointe de votre bas de ligne. Pour les intermédiaires, je mise beaucoup sur des artificielles montées avec des matériaux modernes un peu flashy qui excitent la curiosité, l’intérêt et/ou l’agressivité des poissons.

une sauteuse fixée à la deuxième potence et qui évolue légèrement sous la surface voire qui vient « taper » régulièrement sur l’eau,  comme le font les éphémères, ce qui a tendance à exciter l’apétit de nos partenaires.

 

 

Ces trois mouches représentent des insectes aquatiques à des stades différents de leur cycle de vie. Les mouches de pointe imitent des insectes au stade larvaire, les intermédiaires des insectes au stade nymphal ou des imagos agonisants après leur ponte et les sauteuses des insectes émergeants ou des imagos.

Il m’est arrivé, à plusieurs reprises, lorsque les truites sont vraiment en activité, sur la Saine qui est une rivière mythique du Jura et qui vient rejoindre l’Ain (précisément sur la commune de Syam) de prendre, en même temps et sur le même lancer,  deux beaux poissons sur mon train de trois mouches. Je peux vous assurer que lorsque les deux poissons décident de fuire dans un sens opposé (le temps que vous compreniez ce qui vous arrive) cela vous procure des sensations incroyables que vous garderez longtemps en mémoire !

 

 

La technique de la pêche en noyée consiste à lancer bien droit son train de mouches en plein travers de la rivière plus ou moins en amont des postes présumés. Puis après avoir abaissé sa canne, je vous conseille de suivre la dérive en gardant la canne dans l’alignement de la tresse et du bas de ligne. Il faut éviter que l’ensemble de la tresse et de la ligne ne prennent trop d’avance sous l’action du courant: si tel était le cas, il convient de pratiquer des mendings (rattrapage de la tresse pour la replacer dans l’axe de la canne en la rejetant vers l’amont grâce à une rotation du poignet) dont je vous expliquerai plus précisément la technique dans le cadre d’un autre post.

 

 

Le train de mouches doit être animé en action de pêche (pour donner une apparence de vie à vos artificielles) par des légers tremblements de la canne durant une partie de la dérive et par une remontée très progressive de la canne en fin de dérive (surtout ne pas la remonter trop rapidement). C’est très souvent à ce moment là que se produisent les touches.

Cette technique de la pêche noyée permet de véritablement «peigner » la rivière grâce à son train de mouches. Elle est très productive car on peut la pratiquer de façon extensive en descendant la rivère grâce à un ou deux pas de coté après chaque coup de ligne. Lors d’une journée de pêche, il est ainsi possible de longer la rivière sur plusieurs kilomètres en passant d’un poste à l’autre.

Eric Le Rest

Cet article peut également vous intéresser : http://tenkaraworld.com/pecher-en-nymphe/

 

Pêcher en sêche

Pêcher en sèche est, à juste raison, pour beaucoup de pêcheurs la technique reine et le nec plus ultra de la pêche à la mouche.

Or, le Tenkara est le moyen le plus simple et le plus efficace pour progresser rapidement  en sèche.

La pêche en sèche est aussi la manière la plus amusante pour attraper un poisson gobeur (grâce aux gobages, les moucheurs qui sont toujours en éveil peuvent repérer l’endroit où se situent les poissons en activité).

Il convient alors d’observer les insectes qui dérivent sur l’eau ou qui volent aux alentours pour se faire une idée plus précise de la nourriture qui intéresse ces poissons en activité.

 

 

Dans la foulée, le moucheur choisit dans sa boite à mouches l’artificielle dont la couleur, la taille et le stade du cycle de vie des insectes aquatiques correspond le mieux aux proies désirées par nos partenaires.

Parfois, plusieurs types d’insectes dérivent en même temps et c’est là que le choix se complique. Toutefois, si votre artificielle est refusée et que vos posés sont discrets avec une dérive qui n’entraine pas de dragage à la surface de l’eau, il est toujours possible de changer de mouche et d’en proposer une autre qui obtiendra un effet plus positif.

Pour autant et le plus souvent, les poissons en appétit et non éduqés sont plutôt réceptifs et pas trop regardants sur ce que vous leur présentez sous réserve de n’avoir pas éveillé leur méfiance (ce qui aurait pour effet de «caler» le poisson) et de pêcher avec des mouches d’ensemble cohérente: je veux dire par là qu’il ne faut pas pêcher au mois de mars avec une mouche de mai !

 

 

Pas de besoin de connaissances entomologiques très approfondies pour choisir la bonne artificielle mais il convient de connaître quelques principes de base: la taille de votre mouche, son niveau de flottaison et sa teinte générale (la règle est la suivante: temps clair, mouche claire / temps sombre, mouche sombre).

Lorsque les poissons gobent en nombre (on peut parfois voir la rivière se mettre à « bouillonner» tellement les éclosions sont nombreuses et tellement il y a de poissons en activité), le nombre de prises peut être impressionnant et restent dans la mémoire du pêcheur comme un moment féérique.

Au risque de, peut être, vous décevoir ces moments bénis des dieux sont éphémères comme les insectes aquatiques objet de toute notre attention et sont suivis de périodes de calme plat. C’est là aussi que réside toute l’étrangeté et la beauté de la nature.

 

 

Il faut savoir que les truites se nourrissent à 80% de larves et de nymphes chassées sous la surface de l’eau. Il ne reste donc que 20% du temps pour espérer voir des poissons gober en surface. Durant ces périodes de calme en surface, il est possible et même souhaitable de passer en noyée ou en nymphe pour continuer à prendre des poissons. Je vous conseille donc vivement, sans changer de matériel mais en jouant sur la longueur et le diamètre des  bas de ligne et la spécificité des mouches utilsées, d’alterner avec bonheur les techniques de pêche: sèche, noyée, nymphe. Vous n’en serez que plus efficace et n’en prendrez que plus de plaisir.

 

 

Lorsque le godage est localisé en prenant des repères en fonction des rochers, des berges, le fond de la rivière il convient éventuellement de changer de place pour trouver le meilleur angle d’attaque, de lancer et de poser son artificielle à une distance équivalente à la profondeur estimée de la rivière à l’endroit où se trouve le poisson en activité. Puis il faut laisser dériver son artificielle dans la même veine d’eau où se trouve le poisson et à la même vitesse que le courant pour bénéficier d’une longue dérive et ne pas générer de dragages anormaux à la surface à de l’eau. L’instinct de suivie du poisson ne doit pas l’emporter sur l’instinct de nutrition… Généralement le premier passage est le bon lorsqu’il n’y a pas beaucoup d’insectes à la surface de l’eau.

 

 

En présence d’importantes éclosions et lorsque la nourriture est très abondante, les truites montent à la surface à la façon d’un métronome: il faut donc trouver le bon timing pour présenter sa mouche au moment où votre partenaire monte pour se gaver.

Si un poisson qui montait régulièrement ne le fait plus après le passage de votre artificielle, il faut immédiatement interrompre vos tentatives et attendre le temps que votre partenaire se rassure et recommence à revenir à la surface. Pendant ce délai, il convient de changer de mouche et mettre au bout de son bas de ligne un modèle plus petit ou plus grand.

 

 

Dans un prochain article je vous parlerai des zones de prise de nos artificielles en fonction des cônes de vision des différents poissons (par exemple, la zone de prise d’un ombre est beaucoup plus large mais plus étroite que celle d’une truite).

Il faut également trouver le bon compromis entre la longueur du bas de ligne (plus le bas de ligne est long et moins vous aurez de dragage de votre artificielle à la surface de l’eau) et la précision (plus votre bas de ligne est court et plus vous gagnerez en  précision pour poser votre mouche facilement à l’endroit où vous le souhaitez mais dans ce cas vous aurez plus de dragage…). La réussite se trouve souvent, comme pour beaucoup de choses, dans le bon compromis.

En sèche, la façon dont on présente sa mouche artificielle conditionne tout le reste: il faut veiller à ne pas poser brutalement sa soie et son bas de ligne sur l’eau, éviter le sillage/dragage de la mouche pour éviter les refus des poissons pourtant bien disposés voire la fuite de nos partenaires qui en profitent pour caler tous les autres poissons sur un portion de rivière. Dans ce cas, vous n’avez plus qu’à changer de poste.

 

 

Le Tenkara permet une excellente qualité des lancers, des présentations très discrètes, une précision sans nulle autre pareille et une meilleure maitrise de la dérive dans un rayon de quelques mètres autour du moucheur: c’est pour cette raison que les résultats obtenus sont bien plus satisfaisants qu’avec la technique classique de pêche à la mouche.

Eric Le Rest

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Entomologie

L’entomologie peut s’avérer être un domaine rapidement complexe.

Je vais essayer de vous le présenter de la façon la plus simple et la plus efficace possible en classifiant les insectes.

Il existe deux grandes catégories d’insectes qui intéressent nos partenaires privilégiés:

1) Les insectes aquatiques: Ils passent leur stade larvaire dans l’eau durant plusieurs mois, voire plusieurs années, selon les espèces puis ils se muent en insectes volants qu’on appelle imagos. Ils représentent des mets de choix pour les poissons.

1a) Les éphémères:

Ces insectes représentent un intérêt majeur pour les pêcheurs car ils constituent une part importante de l’alimentation des poissons quels que soient les stades de leur cycle de vie.

Au stade adulte l’éphémère présente un corps fin se terminant par deux ou trois cerques selon les espèces. Lorsque l’éphémère est immobile ses ailes sont dressées à la verticale.

On trouve les larves des très nombreuses espèces dans les rivières aux eaux courantes et bien oxygénées. Elles se nourrissent en fouillant le sable dans le fond des rivières. Les éclusions qui apparaissent dès la mi-février sont souvent spectaculaires mettent les truites en folie.

Les plus connues des éphémères sont les mouches de mai qui sont fréquentes dans les rivières de plaine. Elles éclosent fin mai-début juin. La plus grande est l’Ephemera danica qui mesure 25 millimètres et présentent de belles couleurs jaune virant sur le brun.

Durant la période estivale, les éclosions se poursuivent: ce sont des Ephemera vulgata, des Ignita ou des Caenidés. Leur taille est plus petite (entre 8 et 20 millimètres) et leurs couleurs varient : noir, rougeâtre, vert olive, toutes les variations de jaune…

En fin de saison, apparaissent les Ignita Muticus ou Cleon.

Ci-dessous, la fameuse « Mouche de mai » naturelle et son imitation quasi parfaite réalisée à partir de matériaux synthétiques. On pourrait s’y méprendre et c’est d’ailleurs l’effet que nous recherchons auprès des truites :

 

1b) Les plécoptères ou perles:

On les appelle également les mouches de pierre qui ne se trouvent que dans les eaux fraîches, courantes et caractérisent un biotope de grande qualité.

Les nymphes (larves) restent aplaties dans le fond des rivières sous les pierres (d’où leur nom) pour résister à la force de l’eau. Les ailes des adultes sont grises et recouvrent le corps de l’insecte.

Les plécoptères sont relativement rares et ne constituent qu’environ 10% de l’alimentation des truites mais elles en raffolent.

1c) Les tricoptères (ou phryganes ou « porte bois » ou sedges):

Ils constituent un des mets préférés des truites quel que soit le stade de leur vie, du mois de mars au mois d’octobre. On les retrouve donc tout au long de la saison de pêche et tout au long de la journée mais surtout au moment du fameux coup de soir, juste au moment où il commence à faire nuit, entre « chien et loup ».

Au stade larvaire, les tricoptères s’abritent dans des étuis constitués de tout ce qu’on trouve dans le fond de la rivière: des petits morceaux de bois (d’où leur nom, dans le langage populaire, de « porte bois »), de minuscules graviers, de plantes conglomérés sous forme d’un petit tuyau dans lequel vit une larve. A la fin du stade larvaire, l’imago gagne la berge pour réaliser sa dernière métamorphose sur un obstacle partielle hors de l’eau.

Lorsque vous soulevez les pierres des rivières vous en trouvez quasiment systématiquement, du moins dans les rivières dignes d’intérêt pour les moucheurs.

Dans certains cours d’eau du Jura que j’ai ardemment pratiqués à une certaine époque, il suffisait de se baisser pour ramasser des centaines d’étuis abonnés par leur larve. Vous pouvez ainsi imaginer la qualité du milieu aquatique dans lequel certains pêcheurs ont la chance d’évoluer et la manne nourricière que cela représente pour les truites et les ombres.

Pour s’en convaincre, il suffit lorsque vous ne graciez pas un poisson (à éviter) et lorsque vous videz leur intestin de constater à quel point vous retrouvez à l’intérieur d’étuis de porte bois !

Les sedges se caractérisent, au stade adulte, par de longues antennes orientées vers l’avant, des ailes de couleur brune, velues qui sont positionnées en forme de toit sur le corps.

La vie des tricoptères est très souvent nocturne. Durant la journée, on les retrouve souvent sur les feuilles des arbres qui bordent la rivière. Il suffit de les secouer pour voir quelques sedges tomber et de regarder la couleur et la taille de l’artificielle que vous devez choisir dans votre(vos) boite(s).

Ci-dessous, une imitation d’un sedge. L’artificielle que tout moucheur doit impérativement posséder dans sa boite à mouches:

2) Les insectes terrestres:

Leur développement ne dépend pas de l’élément aquatique.

Nous pouvons les trouver en grande quantité sur les berges à proximité de la rivière dans laquelle ils tombent régulièrement pour le plus grand bonheur des truites. Selon les saisons, nous pouvons recenser pêle-mêle les sauterelles, les grillons, les fourmis, les abeilles, les guêpes, les coléoptères, les hannetons, les mouches, les chenilles, …

Vous noterez ici que je n’ai pas vraiment voulu parler des moustiques que l’on retrouve le plus souvent dans les eaux stagnantes chargées de matières organiques et qui rentrent essentiellement dans l’alimentation des poissons blancs ou des truites de réservoir ou de lac. Ces larves de chironomes (vers de vase) montent en surface tout au long de la saison de pêche et intéressent particulièrement les poissons précités.

Bien entendu, il existe des montages spécifiques imitant tous ces insectes dont nous verrons ensemble, ultérieurement, toutes les réalisations dans le cadre de la rubrique vidéos de Tenkara World.

Ces artificielles sont souvent utilisées au cœur de l’été, en pêchant les bordures. Elles réservent régulièrement de très belles surprises !

Eric Le Rest

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La pêche en France: un sport superstar!

Je vous propose que nous découvrions ensemble un certain nombre de chiffres clés qui caractérisent l’activité pêche en eau douce en France:

  • 1,4 million de français pratiquent régulièrement la pêche. La Fédération Nationale de la Pêche (FNPF) qui bénéficie du dévouement de 3.900 associations extrêmement actives (40.000 bénévoles) est la 2ème après celle du football ! Notre pays compterait près de 50.000 « mordus » de pêche à la mouche.

 

  • 5% des français vont à la pêche régulièrement. 10% de la population française se déclare être pêcheur. 41% ont déjà essayé une fois de pêcher dans leur vie. 11% ont pratiqué la pêche assez régulièrement à une époque puis ont abandonné. La moyenne du nombre de pêcheurs par département s’élève à 13.459 pêcheurs. La France est le pays, au sein de l’UE, qui compte le plus de pêcheurs (nous sommes 30 millions à l’échelle européenne).

 

  • Pour autant et malheureusement, le nombre de pêcheurs est en baisse constante chaque année (-3,06% en 2018 / 2017). Il y avait 2,2 millions dans les années 80…

 

  • La pêche est une passion qui touche toutes les générations avec un engouement croissant des jeunes (23% des pêcheurs ont moins de 18 ans, environ 1/4 moins de 25 ans, 70% ont moins de 50 ans). Contrairement aux idées reçues, les plus de 65 ans ne représentent que 16% des pêcheurs.

 

  • Le marché de la pêche représente 2 milliards d’euros de chiffre d’affaire pour l’économie française (presque autant que le tennis). Les adeptes de la pêche dépensent, en moyenne, 680 € par an pour assouvir leur passion (hors coût de la carte de pêche mais frais de déplacement compris). La pêche représente 7% de la production d’articles de sport dans notre pays et 10.000 emplois en France.

 

  • La pêche est une activité essentiellement masculine (97% d’hommes). Quel dommage qu’il n’y ait pas plus de femmes au bord de l’eau comme c’est déjà le cas aux USA ! (mais, comme inévitablement la plupart des choses qui se passent aux Etats Unis se produisent en France avec un décalage de quelques années, tous les espoirs nous sont permis).La France propose 275.000 kms de cours d’eau et 110.000 ha de plans d’eau (sans parler des 4.000 kms de côte sur lesquelles nous pouvons également pratiquer la pêche à la mouche notamment à la recherche des bars…)

Eric Le Rest

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